Commission Publifin: suivez les auditions de la journée en direct

  • C'est reparti avec l'audition de Bénédicte Bayer, la directrice générale de Publifin.
  • Madame Bayer a prévu un Powerpoint d'une centaine de slides... mais il y a un problème technique sur les écrans du Parlement. Un écran se serait détaché du plafond hier, sans heurter personne (heureusement). Bref, il n'est pas possible de diffuser les slides sur grand écran. Une copie a donc été fournie aux députés (pas à la presse). Et il va falloir se débrouiller comme cela pour suivre...
  • Combien de slides pour Madame Bayer ?

    -Gil
  • @Gil : Madame Bayer a prévu une centaine de slides
  • Bénédicte Bayer commence par... un historique de la société. "En 1923, l'intercommunale...". Le député Jean-Luc Crucke (MR) bondit, et interrompt la patronne de Publifin. "L'historique, on nous l'a déjà fait. Les slides, on nous l'a déjà fait", s'agace le libéral. Le ton monte. "OK, je ne présente pas mes slides. Mais pour les questions relatives à ce qu'il y a dans mes slides, je n'y répondrai pas", rétorque Madame Bayer, qui semble avoir du caractère. Résultat : Dimitri Fourny vole dans les plumes de Jean-Luc Crucke. Ca s'énerve un peu. Dix minutes plus tard : Bénédicte Bayer reprend son exposé, comme elle est en droit de le faire. Mais elle propose de sauter les 35 premiers slides. Après un premier faux départ, l'audition semble bel et bien lancée.
  • Correctif : la presse a reçu les slides. Une première. Et il y en a 125, pour votre bonne information.
  • La présentation de Mme Bayer est en voie de reproduction en vue d'une distribution à la presse et au public. Le Greffe du Parlement fait le maximum pour résoudre un problème technique totalement indépendant de sa volonté.

    -Frédéric Janssens -...
  • Bénédicte Bayer réfute : "Non, l'intercommunale n'est pas une coquille vide. Publifin, c'est près de 1.000 personnes. C'est 9 régimes de pension différents. Cette complexité, elle résulte des acquisitions historiques". Mais elle précise : "Aujourd'hui, l'intercommunale est en cadre d'extinction. C'est à dire que nous ne nous séparons de personne, mais que nous n'engageons plus. Et le besoin ne s'en fait pas ressentir. Les agents s'adressent parfois à moi en me disant qu'ils n'ont pas assez de travail".
  • @XavierCounasse(LeSoir) Pour aller dans le sens de Henryk, ci plus bas : Dans l'artiicle : ena.sudinfo.be ; l'ex chef de cabinet de Benoît Lutgen; le sonégien François Desquesnes ment en affirmant qu'il a démissionné de la vice-présidente d’Ores Assets AVANT que n'éclate le scandale des rénumérations abusives chez Publifin.En réalité le scandale publifin a été dénoncé pour la première fois le 14 décembre 2016 au journal télévisé de télévesdre www.televesdre.eu

    -Provot Francis
  • Bénédicte Bayer parle des procédures de recrutement, des négociations syndicales (rectifiant au passage certains propos tenus par Christine Planus sur les pertes d'emplois au sein du groupe). Et en ce moment, elle livre le détail des affectations de l'ensemble du personnel de Nethys et Publifin. Dans les slides, c'est clair. Par écrit, c'est plus complexe à retranscrire. Mais, soyons francs, ce point n'est pas au centre des interrogations des députés, dans ce qui est devenu "l'affaire Publifin".
  • Notons que Bénédicte Bayer confirme qu'il n'y a "pas de conseil d'entreprise en Nethys". Et "je vous assure que ce n'est pas suite à des menaces ou intimidations". Lors des dernières élections sociales, il n'y a eu "qu'une seule liste et un seul candidat". D'où l'absence d'organisme de concertation au sein de Nethys.
  • La présentation accélérée de Madame Bayer est déjà terminée. Notons que la directrice générale de Publifin n'a même pas abordé la question des comités de secteur dans son exposé introductif.
  • Publifin:fantastique desormais holding de 1000 personnes avec comme directrice generale (mme bayer) est engagée à mi temps et ...payée à 20%...une histoire belge...

    -denis
  • Le député Dimitri Fourny (CDH) résume. "On a eu un cours, heureusement abrégé, sur la gestion des ressources humaines dans le groupe. Merci pour le cours. Mais je voudrais avoir des précisions quant à vos fonction exactes. J’aimerais que vous vous présentiez". Bénédicte Bayer répond directement. Elle est salariée de Publifin, contractuelle. "Je devais avoir un contrat au sein de l'intercommunale", explique l'intéressée. "Le contrat prévoit un mi-temps, mais je suis payée à cinquième temps", ajoute Madame Bayer. Sans qu'on comprenne vraiment cette logique. Dans Publifin, 'il ne reste que 1.000 personnes". Le rôle de Madame Bayer consiste donc principalement à de la gestion des ressources humaines. Et ces travailleurs, payés par Publifin, travaillent en réalité pour d'autres filiales du groupe, comme Resa et Nethys (vu que Publifin n'a pas d'activités). "Tout est imbriqué", explique la directrice. 

    A côté de cela, Bénédicte Bayer est également membre du comité de Nethys. "J’ai une convention et je suis indépendante en personne physique". Et c'est là qu'elle touche la plus grande partie de sa rémunération.

  • Sur les comités de secteur, Bénédicte Bayer botte clairement en touche. "Il y a un comité de direction ou chacun a des taches spécifiques. Gil Simon vous a expliqué qu’il était l’actuel secrétaire général du groupe. C’est lui qui gère les instances". Autrement dit, posez vos questions à Gil Simon, pas à moi. La directrice générale de Publifin précisera simplement que "c'est le conseil d'administration qui a voté la création et la rémunération des comités. Nous, nous ne sommes jamais que des membres du management".

    Elle reconnait simplement qu'elle aurait pu émettre des recommandations au conseil. Mais, sur les comités de secteur, "je n’en ai pas émises", admet Madame Bayer. On n'en saura pas plus pour l'instant sur cette question...

  • "Je suis atterré. Ca ne m’étonne pas que vous travailliez à mi-temps. Vous allez très très vite. Mais on va y revenir", mouche Dimitri Fourny (CDH). Ca s'annonce animé...

  • Au passage, Jean-Luc Crucke (MR) vient de proposer un changement de méthode, qui a été accepté par l'ensemble des députés. Désormais, on ne fera plus un tour de questions. Mais un député posera quatre questions, et l'intéressé y répondra. Puis on passera aux quatre questions d'un député suivant...
  • Retour sur la question des comités de secteur. La stratégie de Bénédicte Bayer est claire : elle cible le conseil d'administration de Publifin. "C’est le CA qui a voté les règlements d'ordre intérieur". Et d'insister : "Le conseil d'administration, soit les représentants des communes". Bref, pas elle. Circulez...

    La directrice générale de Publifin explique qu'elle ne savait rien du tout. "Si j’avais été au courant (des dysfonctionnements de ces comités, NDLR), j’en aurais fait rapport à qui de droit, à savoir André Gilles. Je ne pouvais pas imaginer que des mandataires choisis par les partis pouvaient ne pas aller aux réunions". Dans les instances de Publifin, "nous n’avions pas l’habitude de telles absences". Bénédicte Bayer est ferme, tenace, un brin irritée par les interrogations de certains députés. Ca s'anime...

  • Bénédicte Bayer revient sur la petite phrase lâchée dans une interview du Soir. "Par minute, je gagne moins qu'un ouvrier". Après la polémique, elle s'explique. "C’était de l’humour. Pendant 12 heures, je suis restée avec la police fédérale (suite aux perquisitions, NDLR). J'ai peu dormi (l'interview a eu lieu le lendemain matin, NDLR). C'était une boutade, certes maladroite, certes mal placée. Mais on ne va pas non plus faire une thèse de doctorat sur ce que dit la presse". Pas sûr que cela permettre d'éteindre l'incendie...

  • On comprend un peu mieux comment cela se passe au sein du groupe Nethys/Publifin. Il y a 1.000 personnes chez Publifin, mais pas d'activité. Près de 500 personnes chez Nethys. Et aucun employé chez Resa, qui gère le réseau gaz/élec. Le management est payé, via des conventions, par Nethys. Et les employés de Publifin viennent "prêter main forte" à Nethys et Resa, via des conventions établies. Reste une question fondamentale, non abordée pour l'instant : pourquoi ne pas loger le personnel dans la filiale où il travaille réellement ?

  • « On n’est pas obsédé par l’argent, on est plutôt obsédé par le travail à réaliser au quotidien ».  Bénédicte Bayer. 16/03/2017. Namur.
  • Pour oser une metaphore les pratiques publifin-(nethys-resa) s'assimilent à un citoyen qui se ferait payer le fonctionnement de son usine personnel ,de son salaire(important) de sa pension par de l'argent public et il n'aurait de comptes à rendre à personne!!!!!....L'arme absolue de l'investissement...

    -denis
  • salariée et indépendante... a t elle une voiture de société et une carte de crédit de la société? N'est pas une façon d' avoir les avantages des 2 systèmes?

    -christian
  • Gros débat entre Stéphane Hazée (Ecolo) et Bénédicte Bayer à propos de la partie variable des salaires du management. Comme il l’a déjà fait précédemment, l’Ecolo explique que les conventions qui fixent le package salarial des directeurs prévoient que, chaque année, une annexe soit ajoutée à la convention pour fixer la partie variable du salaire, en fonction des objectifs réellement réalisés par les dirigeants. Sauf que ces annexes annuelles sont introuvables… alors qu’une part variable est bien payée chaque année.
    Bénédicte Bayer reconnaît que ces annexes n’existent pas. « Mais le comité de rémunération a fixé ces parties variables ». Sur base de quels critères ? On n’en sait rien. A moins que l’on fixe les objectifs a posteriori, car la part variable est toujours versée à 100%. « Vous avez vu les résultats de la société », répond simplement Bayer. Elle admet tout de même que « la gouvernance doit évoluer ». Mais que l’absence d’annexes ne signifie pas qu’ils aient voulu « tricher ou fauter ».
    Mais Hazée ne s’arrête pas là. Il se demande également pourquoi les bonus à long terme n’ont jamais été versés. « Nous n’avons pas trouvé sous quelle forme nous donnerons ces bonus », répond Bayer. Autrement dit, il reste une partie de salaire à définir pour Stéphane Moreau et les autres directeurs… Dont les modalités et les objectifs restent à définir. « C’est la cour des miracles à tous les niveaux. A ces montants astronomiques, va encore s’ajouter une partie variable long terme », conclut Hazée. Bénédicte Bayer ne dément pas. Et rappelle une nouvelle fois les excellents résultats de Nethys…
  • "McKinsey, si je l’attrapais je lui fouterais bien une gifle", dixit Frédéric Gillot (PTB). McKinsey est le consultant qui a mis sur pied le plan de restructuration de l'intercommunale en 2009. "Les travailleurs ils encaissent. Par contre, le management et la direction ne trinquent jamais".
  • Bénédicte Bayer est membre de la Commission de vigilance de la fédération liégeoise du PS, directrice générale de Publifin, membre du comité de direction de Nethys, administratrice déléguée ou administratrice de (très) nombreuses filiales du groupe

    -Bruni
  • Quels contrôles nos régulateurs la Cwape et la CREG, exercent ils dans les rémunérations ? Pourquoi approuvent ils les tarifs du GRD en fermant les yeux ?

    -Rachilde
  • @Rachilde : La Cwape ne contrôle pas les rémunérations, car les gestionnaires de réseau (GRD) wallons ont trouvé une astuce pour y échapper. Dans les décrets gaz et électricité, il est prévu -en théorie- que le gouvernement wallon fixe un plafond pour les rémunérations des GRD. Ce texte existe depuis 2014... mais le gouvernement wallon n'a toujours rien fait. Donc il n'existe pas encore de plafond. Mais, même s'il en existait un, Ores et Resa pourraient contourner ce plafond. Car les patrons de Resa ne sont pas logés chez Resa... mais chez Nethys. Et chez Ores, c'est pareil, le patron siège dans une filiale opérationnelle. Bref, pour l'instant, il n'existe aucun plafond... Et le régulateur ne peut rien y faire....
  • Petite remarque à MM. Gillot et Counasse : McKinsey est une entreprise, pas une personne...

    -Guillaume
  • @Guillaume : Evidemment. Mais M. Gillot utilisait une image, à mon sens. On sait qu'il ne va pas gifler une société. Et quand j'écris le "consultant", il faut entendre le "bureau de consultance". Désolé si ce point n'était pas clair.
  • Bénédicte Bayer livre une vision de son groupe en tout point similaire à celle de Stéphane Moreau. "Nous ne rendons pas des services", dit-elle. La distribution de gaz et d'électricité à l'ensemble de la population est pourtant considérée comme une mission de service public, mais soit. Et la libéralisation n'a rien changé à cela. "Nous devons être rentables, ajoute Bayer. Et si nous n’avions pas fait ça (une diversification du groupe et une rationalisation, NDLR), il n’y aurait plus de dividendes pour nos actionnaires", ajoute Bayer.
    C'est gonflé, comme argument. D'abord parce que Publifin ne distribue plus de dividendes sur son activité "réseau électrique", le service public, alors qu'elle génère beaucoup de bénéfices. Mais l'ensemble des bénéfices est réinjecté dans Nethys, pour éponger les pertes de VOO notamment ou réinvestir dans des activités concurrentielles. Secundo, on constate que la société Ores, qui gère le réseau d'électricité wallon hors Liège, verse plus de dividendes à ses actionnaires (même s'il est vrai que les bénéfices ont baissé en même temps que les taux OLO ces dernières années). Et que, sans avoir diversifié ses activités, Ores continue à faire du chiffre et à verser des dividendes, quoiqu'en dise Bénédicte Bayer.
  • Séance interrompue. Le bureau va décider de la suite des travaux (car il y a 4 administrateurs de Publifin qui doivent être auditionnés aujourd'hui, après Madame Bayer, ce qui semble juste surréaliste).
  • Est-il prévu de vérifier l'état de santé financière du groupe? On parle souvent des EXCELLENTS résultats pour justifier toutes ces rémunérations outrancières.Mais ce ne serait pas le premier cas où des dirigeants "améliorent" les chiffres afin de favoriser des rémunérations plus importantes.Et le fait que toutes les entités dirigeantes et/ou de contrôle soient absentes ou surpayées rajoute encore plus de suspicion.

    -Julien
  • @Julien : C'est une excellente question. Pour l'instant, on a surtout entendu la vision de Stéphane Moreau et des dirigeants du groupe, qui affirment que tout va très bien. Le réviseur PwC a été auditionné à huis clos. Au Soir, on essaye d'objectiver ce constat et ces résultats en se plongeant dans les comptes des nombreuses filiales. Mais l'exercice est loin d'être simple :-)
  • Il y a 40 ans la fonction publique était peu rémunératrice...Aujourd'hui il y a une organisation qui place et octroie des revenus plantureux à ces très nombreux cadres de la fonction publique ou associés. On sent que chaque personne auditionnée est volontairement bridée dans ses déclarations... beaucoup trop de questions sont sans réponses...

    -Henryk
  • Les quatre auditions des administrateurs de Publifin sont reportées au 13 avril. La commission d'enquête se concentrera donc uniquement sur Bénédicte Bayer cette après-midi. Sage décision.
  • On reprend, au finish, avec Madame Bayer.
  • Drôle de scène. On est sur la question (centrale) de la décision prise par le conseil d'administration du 21 juin 2013 de créer les comités de secteur, et les rémunérations qui vont avec. Les députés wallons essayent de comprendre ce qu'il s'est passé ce jour-là. Car le PV du conseil d'administration est loin d'être clair. Et personne ne comprend comment un comptable a été en mesure de payer les émoluments des membres des comités de secteur sans qu'ils soient clairement identifiés. Bénédicte Bayer ne sait pas. "Ce n’est pas une question de fuir mes responsabilités. Sur ce point-là, je n’en ai pas". Elle ajoute qu'elle n'est pas en charge de la gestion journalière. "C'est le bureau exécutif". Gilles Mouyard (MR) hausse le ton: "Ce sont eux qui font les paiements, qui prennent le téléphone, ...?".
    Suit une scène très curieuse, où l'on discute sur une phrase précise du PV. Jusqu'au moment où l'on se rend compte que Madame Bayer "n'a pas la même version" du PV que les députés. Elle ne dispose que d'un extrait. On lui donne alors le bon texte. Mais les questions restent pendantes...
  • Info coulisses : Marie-Dominique Simonet, députée wallonne et présidente de Liège Airport, vient de s'installer dans la salle.
  • Il est quand même remarquable de noter dans le bilan 2015 de Nethys que les activités réellement rentables (en gros, ceux qui permettent le paiement de dividendes et accessoirement de rémunérations particulièrement élevées au managemen) sont uniquement des activités non-concurrentielles:- Ecetia Finances: services financiers à des entités publiques ou semi-publiques- NeWin qui a pour secteur d'activité principal les écoles, soins de santé et secteur public- Publielec- ResaFacile e remonter des dividendes quand on est pas sur un marché concurrentielC'est totalement artificiel.Et ça a l'arrogance de se faire passer pour de bons gestionnaires...

    -Gilles
  • "Aujourd'hui, Publifin est un holding financier. C’est le conseil d’administration qui a décidé du changement de structure", dixit Bénédicte Bayer. Il a bon dos, le CA... Certes, c'est lui qui prend la décision, in fine. Mais Est-ce bien lui qui prépare les projets de restructuration ?
  • Selon Bénédicte Bayer, le gestionnaire de réseau gaz/électricité est rentable grâce à l'étude McKinsey de 2009, et au plan de restructuration qui va avec. L'activité de gestionnaire de réseau, un monopole régulé avec un rendement garanti sur les capitaux investis, ne peut être "que" rentable s'il est bien géré. Si, en 2009 et 2010, les bénéfices n'étaient pas là chez Tecteo, c'est parce que les tarifs de l'intercommunale n'avaient pas été validés par le régulateur. Il y avait bagarre. L'affaire a été portée devant les tribunaux. Et c'est la décision de la Cour d'appel de Bruxelles de septembre 2010, donnant raison à Tecteo, qui a permis de faire repartir à la hausse les bénéfices en 2011. Le plan McKinsey a certainement permis d'améliorer le bénéfice de l'intercommunale, mais l'arrêt de le Cour  est un élément clé dans ce dossier.
  • "Ou voyez-vous que l'on a spolié de l'argent public?', s'interroge Bénédicte Bayer. Je ne sais pas moi. Dans les comités de secteur bidons (2,5 millions de rémunérations en trois ans). Dans le salaire d'André Gilles. Dans une prise de participation dans M... Belgique.
  • Après les différentes auditions des dirigeants du groupe Nethys/Publifin, il est assez clair que les décisions stratégiques du groupe se prennent aujourd'hui au sein de Nethys, et plus au sein de l'intercommunale Publifin. Ce qui met en pétard Jean-Luc Crucke (MR). Il accuse les dirigeants de Nethys d'avoir tout fait pour prendre le pouvoir des mains de l'intercommunale. "Vous n'êtes pas payé pour prendre les décisions à la place des actionnaires", gronde Crucke. "Quand Dexia s'est cassé la figure, qui a payé la facture? L'actionnaire public". Mais c'est "le conseil d'administration de Publifin qui a accepté cette évolution de la structure", se défend Bénédicte Bayer.
  • Excusez-moi, le surréalisme du surréalisme c'est bien par ici?

    -Q.
  • "Le bénéfice de Resa remonte dans Nethys, puis dans l’intercommunale", déclare Madame Bayer. Elle finit par renvoyer les questions fiscales vers le directeur financier, Pol Heyse. C'est peut-être mieux comme ça. Car il est évident que l'ensemble des bénéfices de Resa ne remonte pas vers l'intercommunale, mais une grande partie de ces bénéfices sont réutilisés par Nethys pour d'autres investissements, comme l'a d'ailleurs expliqué Stéphane Moreau.
  • Petit raccourci du député Fourny : quand il constate que les sociétés de Nethys qui investissent dans l'éolien offshore sont déficitaires, ceci n'a rien d'anormal. C'est même logique. Les parcs éoliens ne sont pas encore construits. Mais les subsides octroyés par le fédéral pour l'offshore en mer du Nord semblent extrêmement généreux. Et cet investissement en mer de Nethys devrait s'avérer ultra rentable, dans les prochaines années.
  • Ca y est : Bénédicte Bayer remet les points sur les "i" avec la syndicaliste Christine Planus. "L'audition de madame Planus, c’est mensonge sur mensonge", envoie la directrice de Publifin. "Stéphane Moreau n’est jamais intervenu au niveau des négociations syndicales. J’ai même dû convaincre le bureau exécutif, qui ne voulait pas rendre les acquis sociaux au personnel. Et à mon avis, si Stéphane Moreau avait eu un quelconque contrôle, on n’aurait rien rendu au personnel". Ca, c'est dit.
  • les subsides octroyés par le fédéral ok... avec quel retour?

    -chacha
  • @chacha : Pour les deux derniers parcs qui viennent de boucler leur financement (Norther et Rentel), on parle d'un taux garanti de 10,5% sur les fonds propres investis, si ma mémoire ne me fait pas défaut. Pas mal, vu la faiblesse des taux d'intérêt actuels.
  • Finalement, Madame Bayer est une directrice générale aussi pathétique - voire aussi "plouc" - que les Présidents de Comité de Secteur.

    -Luc Baufay
  • Correctif : une erreur s'est glissée dans un post précédent. J'ai évoqué une décision du Conseil d'Etat de 2010. Or il s'agit d'une décision de la Cour d'appel de Bruxelles. Désolé. Cela a été rectifié.
  • Il y une constance chez les personnes mises sur la sellette : aucune ne comprend ce qu'on lui reproche. Il y a bien eu quelques regrets (du bout des lèvres) de Claude Emonts, mais pour le reste, ces gens sont hors normes. La justice a du pain sur la planche...

    -rroland
  • Deux petites phrases, comme ça, lâchées par Bénédicte Bayer. "Personne n’a envie de s’entourer de clampins". Et "le PS est en minorité au sein du comté de direction de Nethys. Vraiment." Il n'y a que trois socialistes affichés, selon Madame Bayer : Stéphane Moreau, Gil Simon, et elle-même.
  • Opposition des points de vue, sur la question des comités de secteur. Bénédicte Bayer accuse systématiquement son conseil d'administration et les représentants communaux qui le composent. Les politiques, en somme. A l'inverse, certains députés wallons veulent prouver que c'est l'absence de proactivité du management qui a mené aux dysfonctionnements desdits comités. Bref, ils épargnent les politiques, et attaquent plutôt la gestion de l'intercommunale.
    Pour l'instant, on regarde passer les coups. Mais, à ce stade, il est toujours complexe d'identifier les responsables réels.
  • Cette affaire c'est la faute à personne ! Publifin-Nethys c'est un paquebot fou avec un capitaine et des officiers sans pouvoir de commandement... difficile à croire ... N'est-on pas en train d'assister à un bouclier qui s'organise pour protéger la tête décisionnelle ? Ne serait ce pas les président de certains partis que l'on protège ? Aucune audition ne donne l'impression d'aboutir à du concret ... on va finir par croire au système mafieux évoqué il y a quelques semaines ...

    -Henryk
  • Le bureau de la commission d’enquête Publifin du parlement wallon a décidé de reporter les auditions de quatre administrateurs PS, MR, CDH et Ecolo du groupe, initialement programmées ce jeudi après-midi à la suite de l’audition de la directrice Bénédicte Bayer. Les travaux de ce jour duraient en effet plus longtemps que prévu.

    Ces auditions sont reportées au 13 avril à 10h00. Une semaine plus tôt, le 6 avril, les députés travailleront avec les experts à huis clos.

  • Bref, la directrice-générale de Publifin n'était au courant de rien.
  • Le micro du député Olivier Maroy est en panne. "Ce n'est pas ma journée", plaisante le libéral, épinglé ce matin par Le Vif pour avoir fait un "ménage" à 1.000 euros chez Ogeo, le fonds de pension de Publifin, en 2012.
  • Incroyable. Bénédicte Bayer affirme ne pas avoir démissionné de la commission de vigilance du PS liégeois. "Il ne faut pas croire tout ce que dit la presse", répond la directrice de Publifin, pour la troisième fois. Donald Trump fait des émules. Sauf que la démission a été annoncée par Willy Demeyer, l'ex président du PS liégeois, dans Le Soir. Soit M. Demeyer nous a raconté des sottises, soit Madame Bayer se trompe. Mais les deux déclarations ne coïncident pas.
  • Pause de 45 minutes, avant de repartir pour une dernière séquence de l'audition de Madame Bayer. Malheureusement, nous ne serons plus en mesure d'assurer ce live. Mais vous retrouverez les résumés de la commission dans notre journal demain matin et sur notre site.
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