Commission Publifin: suivez les auditions de la journée en direct

  • MERCI de poursuivre cette séance très tardive et nous informer ....

    -Nancy
  • En 2006, un comité de secteur 4 a été mis sur pied, pour permettre l'absorption de la Socolie. Cédric Halin a demandé les procès-verbaux des réunions de ce premier comité de secteur. Et le 23 février 2017, il reçoit une réponse de Publifin, via M. Duria. "Vous évoquez un comité de secteur 4, il n'y en a pas eu à l'époque". Bizarre.
     
  • Cédric Halin en termine avec son exposé, très détaillé. C'est parti pour les questions.
  • Cédric Halin a rencontré Claude Eerdekens, bourgmestre d'Andenne, pour écouter ses arguments pour attaquer Publifin en justice. Mais le conseil communal d'Olne n'a pour l'instant pas pris de décision allant dans le même sens que la commune d'Andenne.
  • Cédric Halin persiste et signe : depuis 2014, il dénonce des rémunérations fixes et trop généreuses au sein de comités de secteur consultatifs de Publifin. Notamment auprès de Dominique Drion, patron du CDH liégeois. Mais rien n'a jamais bougé avant que la presse ne s'empare du dossier.
  • "Ca fait du bien de vous entendre M. Halin", entame Stéphane Hazée (Ecolo). Après huit heures d'André Gilles, il est vrai que l'ambiance a changé.
  • Cédric Halin se lance dans un plaidoyer personnel, défendant l'idée d'un contrôle externe des intercommunales.
  • C'est bien dommage qu'on n'ait pas pu voir M. Halin, en vidéo , à cause du décalage horaire de ce matin..., il est minuit 13.... On résiste encore un peu

    -Nancy
  • Cédric Halin développe : "les réviseurs d'entreprise ne vont pas voir la légalité des procédures sous-jacentes, comme la légalité d’un marché public. Pour ces opérations-là, il faudrait à mon sens nommer quelqu'un d'autre pour vérifier que ces normes sont bien appliquées, et que les deniers publics sont protégés"
  • Après avoir évoqué les rémunérations au sein des comités de secteur lors de l'assemblée générale de 2015 de Publifin, Cédric Halin affirme avoir "été félicité par un certain nombre" de personnes. Si certains élus locaux se sont tus, c'est parce qu'il y a "une vraie crainte" chez d'entre eux, ajoute Halin. "Vous avez entendu M. Gemenne évoquer les parkings de Cointe (référence à l'assassinat d'André Cools, NDLR) ?", conclut l'échevin d'Olne.
  • J'espère que M. Cruck ne va pas encore prendre 10 min pour poser sa question. Je pense à chaque fois au sketche des Inconnus avec leur phrase culte "Vous pouvez répéter la question ?"

    -Nancy
  • @Nancy : Jean-Luc Crucke a été très bref, cette fois. Cédric Halin lui répond.
  • Cédric Halin : "En tant qu'actionnaire communal, je ne souhaite pas que ma commune soit exposée avec des participations dans des domaines concurrentiels. Mais c'est ma vision strictement personnelle". L'échevin d'Olne rappelle le mauvais souvenir du holding communal...
  • "Le changement du groupe coïncide avec l'arrivée d'une personne", résume Halin. "S'il y a un vrai boss, c'est celui là". Il parle évidemment de Stéphane Moreau, sans jamais le nommer.
  • En fait, la proposition de Cedric Halin existe déjà. Le GW doit nommer un commissaire, chargé notamment de contrôler les marchés publics etc. Mais il ne l'a pas fait.

    -Olivier
  • A propos de la peur de mourir comme André Cools, M Halin évoque-t-il des menaces pour lui-même et /ou sa famille ? "Sa commune" (politique et citoyens) le soutient-elle ?

    -Nancy
  • @Nancy : Il a affirmé ne pas avoir subi de pression personnelle. Et sa commune l'avait mandaté pour la représenter au sein de Publifin.
  • "Ca fait du bien quelqu'un qui répond aux questions", glisse un confrère. "Une question, une réponse, c'est facile", embraie un autre voisin. Il est vrai que cela est beaucoup plus simple comme ça... D'ailleurs, c'est déjà fini. Rendez-vous demain matin, 10h, pour la très attendue audition de Stéphane Moreau. Belle soirée/nuit.
  • Ce vendredi, que dira Stéphane Moreau ? Entamée à 14 heures, l’audition marathon d’André Gilles s’est achevée vers 22 heures. Le début de polémique sur le témoignage obtenu par la justice liégeoise pourrait rebondir dès vendredi matin puisque les députés wallons entendront Stéphane Moreau, le grand patron de Nethys, lui aussi visé par les soupçons révélés ce jeudi.
  • L'audition devait débuter vers 10h.
  • C'est parti. La salle d'audience est absolument bondée. Les journalistes sont assis par terre. "Je sais que les conditions de travail pour la presse ne sont pas toujours optimales, mais à ce stade, il ne nous est pas possible d'en faire plus", constate la présidente Olga Zrihen (PS).
  • C'est devenu une habitude, la prestation de Stéphane Moreau commence par sa prestation de serment.
  • Stéphane Moreau revient, pour commencer, sur les faits de la journée d'hier (perquisitions & co). "On a tenté de manipuler la commission d'enquête". Il ajoute : "M'imaginer en train de fabriquer des fausses pièces, c'est ridicule. Je ne vois pas quelles fausses pièces il y a à fabriquer d'ailleurs". Le patron de Nethys tire la sonnette d'alarme. "On commence à avoir des conséquences économiques très très lourdes (pour Nethys, NDLR), pour l'image commerciale, la confiance auprès des banques, de la clientèle professionnelle. On ressent ça de manière assez claire. Ma première ambition aujourd'hui, c'est de tenter de vous convaincre de la qualité de ce projet"
  • Il entame par une présentation Powerpoint. On l'annonce très longue (minimum deux heures). Il parlera stratégie de l'entreprise, performance, gouvernance, puis, en conclusion, une vision prospective. Et commence évidemment par un historique de la société.
  • Stéphane Moreau semble calme. Dans son entourage, on raconte qu'il est particulièrement bien préparé pour cette audition. Il faut dire qu'il a eu le temps, depuis la mi-décembre.
  • On vous épargne l'historique de Stéphane Moreau, déjà entendu/lu/vu à maintes reprises depuis le début de l'affaire. Mais il tape volontiers sur Ores, le plus grand gestionnaire de réseau wallon, dont il pointe à deux reprises "les 2 milliards d'endettement".
  • Stéphane Moreau confirme ce qui irrite certains concurrents. "Resa (le gestionnaire de réseau gaz/élec, monopole régulé) permet l’accès, pour tout le groupe, à des conditions d’accès au capital bien plus favorables". C'est grâce à Resa que le groupe a pu lever 500 millions récemment. Ce que certains concurrents (médias, télécoms) assimilent à une aide d'Etat.
  • Stéphane Moreau explique pourquoi Publifin/Nethys a opté pour la stratégie d'un groupe diversifié, "comme 71% des groupes", selon un graphique dont nous n'avons pas pu identifier la source.
  • Moreau cherche à noyer le poisson, mais il va l’assommer avec ce power point sans intérêt. L'enjeu c'est sa responsabilité dans les jetons de présence, dans la manière de gérer en // ses différents postes, son salaire de maharadja...

    -Jean
  • Stéphane Moreau revient sur le rachat du câble wallon, sa vieille marotte, en 2007. "C'est l'acte fondateur du modèle que nous connaissons aujourd'hui", explique l'administrateur délégué. Voté à plus de 99%. "Un consensus absolu". Personne ne conteste le rachat du câble. Ni le consensus. Mais ce rachat n'est pas du tout au cœur de "l'affaire Publifin". Il n'explique ni les dysfonctionnements au sein des comités de secteur, ni les rémunérations très généreuses, ni les flux financiers, ni les rachats en Provence et au Congo. Patience, donc...
  • Bonjour, j'ai l'impression d'être à un cours de HEC

    -Nancy
  • Stéphane Moreau est en train de nous présenter les objectifs renouvelables européens. N'est-on pas un chouïa hors sujet ?
  • Selon Stéphane Moreau, l'activité monopolistique régulée de gestionnaire de réseau gaz/électricité "n’est pas naturellement rentable. Quand j’arrive en 2005 à l'ALE, ça ne l'est pas (rentable, NDLR)". Mais le patron de Nethys a réglé tous les problèmes, apparemment. "Aujourd'hui, Resa est le seul GRD (gestionnaire de réseau de distribution) classé A2 par Moody's. Nous sommes les seuls en Wallonie". Et il confirme que c'est bien cette activité régulée de réseau, très stable financièrement, qui lui a permis de lever des fonds pour "financer le modèle diversifié".
  • Stéphane Moreau critique les perquisitions et le climat médiatique

    L’administrateur délégué de Nethys Stéphane Moreau, s’est d’emblée montré offensif face aux députés, critiquant vivement les perquisitions ordonnées la veille par la commission ainsi que des chocs médiatiques néfastes pour la santé économique de son entreprise.

    Le pro justitia envoyé par le parquet général de Liège à la commission mercredi faisant état, sur base d’un témoignage anonyme, de tentatives de fabriquer des faux et d’escamoter des documents réclamés par la commission, le 22 février dernier, "relève de la plus haute fantaisie", a asséné M. Moreau (PS).

    "On a tenté de manipuler la commission", alors que les protagonistes présents préparaient les envois en vue de l’assemblée générale de Publifin du 30 mars prochain, ainsi que différents dossiers pour la commission. Selon lui, les policiers venus perquisitionner se sont rendu compte que des documents qu’ils recherchaient avaient été envoyés à la commission le matin même. Ce serait en outre "ridicule" à ses yeux de vouloir fabriquer de fausses pièces alors que cette manœuvre laisserait des traces informatiques indélébiles. "Je ne vois d’ailleurs pas quelles fausses pièces nous devrions fabriquer."

    Stéphane Moreau, considéré comme l’un des principaux protagonistes du scandale des rémunérations de mandataires publics, mais invisible ces dernières semaines par le biais d’un certificat médical, a mis en garde la commission contre un risque de "dérives permanentes". Dans le "climat délétère actuel, chaque agent déçu peut se voir investi d’un pouvoir de nuisance colossal."

    A ses yeux, "les chocs médiatiques successifs" des dernières semaines commencent à avoir des conséquences économiques très lourdes pour le groupe Publifin. L’image commerciale est atteinte - ce qui est d’autant plus grave dans un secteur très concurrentiel -, de même que la confiance des partenaires professionnels et des banques devant financer des projets nouveaux. Actuellement, Stéphane Moreau s’est lancé dans un historique et une défense du projet économique de Nethys.

  • Sinon, Stéphane Moreau raconte qu'il croit aux voitures électriques. Et que Nethys "veut présenter au gouvernement walon un projet de développement de bornes électriques". Il dit également tout le bien qu'il pense des micro-réseaux électriques, un projet sur lequel Nethys travaille en collaboration avec l'ULg et le très médiatique professeur Damien Ernst. Un modèle qui sera "exportable dans des entités africaines". Et Stéphane Moreau y croit dur comme fer : "ce sera commercialisé l'an prochain".
  • Incroyable. Stéphane Moreau se permet carrément une petite parenthèse de lobbying auprès des parlementaires. Il plaide pour un tarif capacitaire (au lieu d'un tarif proportionnel) pour les frais de distribution sur la facture électrique. Un tarif que l'ex-ministre Paul Furlan a refusé. Or ceci faciliterait le développement des projets de micro-réseaux de Nethys, selon Moreau. Ce débat n'est en soi pas idiot. Mais en quoi est-ce lié à cette commission d'enquête ??
  • Conseiller communal de 2002 à 2010 à Grez-Doiceau (Brabant-wallon), j'ai le souvenir des votes au Conseil communal concernant les intercommunales (IBW, ISBW, Sedilec etc.). Un vote majoritaire au conseil était traduit à l'AG de l'intercommunale par un vote unanime pour ce qui concernait les parts de la commune. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant de retrouver des chiffres 'staliniens' dans les votes des décisions à Publifin.

    -Roland
  • incroyable, j'ai l'impression que ce Monsieur ne se sent coupable de rien et justifie ses actes par les profits de son entreprise. JACQUELINE

    -incroyable
  • Il faut reconnaître que Stéphane Moreau maîtrise le sujet "énergie". Il est précis. Clair. Il détaille le fonctionnement de la méthodologie tarifaire fixée par le régulateur wallon. Explique qu'il devra se séparer de 120 personnes pour obtenir un "stimulus", permettant de gonfler son rendement. "Comme dirait un de mes amis ministres, parfois le consommateur tue le travailleur".
  • à Jacqueline: ce n'est pas SON entreprise madame... c'est bien la tout le problème...et je pense qu'il y a la même confusion dans l'esprit de ces mandataires quant à leur rôle au sein d'une structure publique qui ne leur appartient absolument pas.

    -Cedric
  • Quand on écoute ce qu'il raconte, il veut montrer qu'il dirige bien la société. Mais quelque part, de cela on se moque. On n'accepte pas la façon dont il s'est approprié Nethys, son montage, son salaire.Donc merci pour votre bon travail (si c'est le cas), mais on va continuer avec qqun d'autre.

    -Jeanne Nihoul
  • Les internautes réagissent
    Je ne vois pas de lien entre l'exposé de M. Moreau et l'objet de la commission d'enquête.Je crains qu'après la prestation de M. Gilles hier, M. Moreau nous donne une nouvelle brillante démonstration de langue de bois, d'enfumage et de noyade de poisson...

    -Roland
  • Lu sur Twitter : "Stéphane Moreau, il donne une conférence ou il répond aux questions de la commission?". Pour l'instant, il donne une conférence. Dans un second temps, il répondra aux questions. On ne peut pas lui reprocher de présenter certains faits, ou de les recadrer. Même si son exposé brasse très très large, et sans doute un peu trop large à certains moments.
  • Encore une (très) longue parenthèse sur l'historique de l'ALE, qui était dans de sales draps financiers quand Stéphane Moreau est arrivé, selon l'intéressé. Il raconte comment il a redressé le navire, et réalisé de solides économies, via le plan Zenith. "Chaque million qui permet une amélioration de l'efficience est dur à atteindre". Stéphane Moreau adore le volet historique. Mais aujourd'hui, force est de constater que Resa est bien la vache-à-lait du groupe. Les comptes sont formels. C'est donc bien l'activité gaz/élec qui permet au groupe de trouver les financements pour ses autres activités (ce qu'assume Stéphane Moreau).
  • J'ai du mal à comprendre la pertinence de la présentation de Stéphane Moreau. Quel est le rapport avec les questions que se posent la Commission.Comment se fait-il qu'aucun membre de la Commission ne l'interrompe pour qu'il aille droit au but?Son objectif est clairement de noyer le poisson et de déplcer le débat. J'espère que les parlementaires garderons le bon cap et ne se laisserons pas emmener sur un autre terrain...

    -Gilles
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