Commission Publifin: suivez les auditions de la journée en direct

  • L'histoire, toujours l'histoire. On passe au volet "rachat de l'ALG". Sauf erreur, après 1h30 de présentation, Stéphane Moreau n'a toujours pas prononcé le mot "comité de secteur".
  • Ca y est. Il l'a dit. Le comité de secteur gaz a été créé car il existait une "paranoïa autour de cette fusion avec l’ALG". Exemple : "les germanophones craignaient la fermeture du centre d’exploitation d’Eupen". D’où la création de ce comité.
  • Les députés interrompent la présentation. Stéphane Hazée (Ecolo). "Nous sommes des gens polis. Mais les détails, lorsqu'ils sont périphériques, peuvent être laissés à l'écrit. J'ai eu quelques échanges avec certains collègues, ils sont du même avis. Je ne voudrais pas qu'on se retrouve à 15 ou 17h avec la fin de la présentation, et le sentiment de s'être fait enfumer". Un autre député : "Il y a combien de slides, madame la présidente?". On est au n°83, pour info. "300 je crois", répond Stéphane Moreau. Après deux heures d'audition, on n'est toujours pas au tiers. "Ce n'est pas grave, je peux rester tout le week-end", relance Jean-Luc Crucke (MR).
  • Seul le PS ne semble pas du même avis. Le député Patrick Prévot (PS) intervient. "Le minimum, c'est de laisser M. Moreau aller au bout de son exposé". Et la stratégie du PS est toujours la même : taper aussi sur le MR et le CDH. "En terme d'enfumage, on a déjà eu M. Pire, M. Drion", dixit le député Prévot. Leur exposé n'a pourtant pas duré plus d'une heure (grand maximum). Depuis hier, il faut constater que le PS prend surtout la parole pour défendre André Gilles et aujourd'hui Stéphane Moreau.
  • Pause technique de 15 minutes. Pour aérer les esprits. On revient à 12h30.
  • Oui Monsieur Moreau, vous êtes le meilleur PDG que la Belgique n'ait jamais connu. Vous êtes le phénix des hôtes de ce parlement. Mais malgré vos immenses talents et vos innombrables réussites, nous, parlement wallon, peuple de Wallonie, nous vous demandons de quitter la place que vous vous êtes attribué sans notre consentement. Nous vous faisons grâce du salaire que vous vous êtes aussi attribué en détournant les lois de bonne gouvernance wallonne en remerciement de tout le travail que vous dites avoir effectué. Mais maintenant il est l'heure de passer la main. Adieu, Monsieur !

    -Jeanne Nihoul
  • On en est arrivé au point fondamental qui a été souligné par un des intervenants. La matière est complexe et des mandataires communaux ne sont pas capables de la maitriser. Dans ce cas, même de bonne volonté, à quoi servent-ils? Ne faudrait-il pas les remplacer par d'autres personnes plus compétentes? Un CA n'est pas un organe de "vulgarisation" comme le terme a été employé. C'est la vraie question, car au delà des jetons faramineux, chaque cent est de trop. Un CA n'est pas un ifapme.

    -Chris
  • La séance n'a toujours pas repris.
  • Pendant la pause, on a appris qu'il y avait 398 slides au total. On est au slide 90. Si on compte une minute par slide, il reste donc plus de 5 heures d'exposé. Mais certains députés ont demandé à la présidente de faire accélérer les débats, dont le PS Patrick Prévot. On devrait donc accélérer. Notons que contrairement à André Gilles, qui parlait surtout pour ne rien dire, Stéphane Moreau livre lui une présentation intéressante, pleine de contenu. Mais ce contenu contient de très nombreux détails non directement liés à l'affaire Publifin qui occupe la commission.
  • mr Moreau, on l'entend bien lors de son intervention, est un dirigeant d'entreprise très pointu et maîtrise son sujet, il faut bien admettre que toutes les tractations qui ont eu lieu dans les montages financiers de toutes les sociétés de gaz et d'électricité, un appui politique est le bienvenu et il est je pense que Mr Moreau étant dans le parti socialiste a pu avoir des leviers pour obtenir les résultats de fusion, il ne faut pas oublié que de nombreux emplois sont encore concernés dans toutes les sociétés dont on parle aujourd'hui.

    -Michel Bayot
  • On en vient aux transferts entre Resa et Nethys. Stéphane Moreau confirme l'existence de prêts intra-groupe. Une réduction de capital de 250 millions qui remonte de Resa vers Nethys. Pour être honnête, on ne comprend pas encore le détail de ces flux. Mais nul doute que l'on y reviendra, par la suite...
  • Ca y est. Stéphane Moreau accélère. Méchamment. Il zappe tout. Nethys Energy, on passe. Elicio aussi. Andenne aussi. Voilà voilà.
  • Comparer les coûts moyens de distribution d'énergie pour un GRD principalement actif dans des zones densément peuplées comme Liège et sa banlieue avec ceux des autres GRD actifs dans des zones moins peuplées de la Wallonie, c'est comparer des pommes et des poires.

    -Roland
  • On passe à l'historique de VOO. Le volet "énergie" est bouclé.
  • Petite remarque plus personnelle sur la présentation de Stéphane Moreau : quand on l'entend, comme aujourd'hui, décrire la stratégie de son groupe, on se dit que c'est dommage qu'il ait toujours refusé de s'expliquer dans la presse plus tôt, avant l'affaire Publifin
  • La presse fait partie du pôle télécoms. "C'est un produit d'appel", selon Stéphane Moreau. Et au passage, le patron de Nethys fait la pub pour une nouvelle application qu'il vient de lancer. Drôle.
  • 398 slides? C'est une plaisanterie?1. Jamais de toute ma carrière un seul de mes collaborateurs n'ira faire une présentation contenant 398 slides. C'est se moquer de son auditoire.2. Ca dénote un manque évident d'esprit de synthèse. Cet homme est incapable de distinguer l'essentiel de l'accessoire. Il n'est donc pas à la hauteur du poste.3. Si des doctorants sont capables d'exposer "ma thèse en 180 secondes" après des années de travail scientifique, un peu d'esprit de synthèse doit permettre de boucler la présentation de ces sociétés en une demi-heure, montre en main.

    -louis
  • 3 questions ; 1) Les ménages wallons participent-ils sans le savoir au financement des partis politiques? 2) Le prix de l'électricité et surtout de son transport participe au taux élevé de l'inflation, Resa va t-il adapter ses tarifs? 3) Le particulier sera t-il remboursé des excès de facturation d'électricité?

    -Yves Lespagnard
  • Stéphane Moreau présente désormais les résultats financiers du pôle "télécoms". Il va tellement vite qu'on peut difficilement résumer l'affaire ici, en quelques lignes. Puis le pôle assurances. Et on passe tout. Résultat : on vient d'avaler 200 slides en moins d'une heure !
  • Le modèle économique "n'est pas nébuleux, il est compliqué". Stéphane Moreau est sur la même ligne que Gil Simon, évidemment.
  • Stéphane Moreau livre des chiffres intéressants sur la santé financière du groupe. Et sur son évolution au cours des dix dernières années. Il veut démontrer que son groupe ne s'est pas construit uniquement via "une croissance par acquisitions", mais qu'il y a également une part de "croissance organique". Il sera plus simple d'y revenir en s'appuyant sur les graphiques fournis par S. Moreau.
  • Stéphane Moreau illustre très clairement que, depuis 2010, le réseau électrique est une vache à lait pour le groupe (entre les secteurs 1-2-3, à savoir électricité, VOO et le pôle financier). Car on ne redistribue pas les dividendes électriques (les 8-9 millions distribués sont l'équivalent de la redevance voirie). Il n'y a donc pas de dividendes réels sur le secteur 1. "C’est clair que le même pole d’actionnaires a renoncé à un dividende immédiat pour générer un actif", assume Stéphane Moreau.
  • "Indisponibilité pour raisons médicales prolongée jusqu'au 28 février". Pour préparer 398 slides ?

    -Jane
  • "Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai le sentiment qu'on commence à arriver à l'essentiel", lance la présidente Zrihen (PS). On nous a promis un volet "gouvernance". Il est vrai qu'on l'attend toujours. Et il reste 56 slides.
  • Quelques chiffres sur l'emploi. Parmi les 2.946 personnes du groupe Publifin/Nethys, il y a 162 consultants indépendants et 209 intérimaires. Depuis l'ALE, Stéphane Moreau affirme avoir créé 969 emplois, principalement dans Nethys et au call center de Seraing et avoir sauvegardé 2.144 emplois via les acquisitions. Il ne compte que 167 départs de l'intercommunale initiale.
  • "Il y a une volonté d'élargir le spectre de l'actionnariat à d'autres et nombreuses régions de la Wallonie", dixit Stéphane Moreau. D'où l'existence de Finanpart SA, susceptible d'accueillir des partenaires publics. Mais aujourd'hui, cette société intermédiaire n'a aucune utilité.
  • finanpart est alors une 'coquille vide'

    -denis
  • @Denis : Finanpart est en effet une couche inutile de la lasagne actuelle. Mais Stéphane Moreau rêve de partenaires publics nouveaux, pour rendre utile cette société.
  • Stéphane Moreau n'a "rien à cacher". Si Philippe Buelen, actuel chef de cabinet de Maxime Prévot (CDH), a été choisi pour rentrer dans le conseil d'administration de NeWin, c'est "pour pouvoir avoir accès à la Région wallonne".
  • "Le monde politique n'a jamais interféré" sur les choix stratégiques du groupe. Dixit Stéphane Moreau.
  • Plus on entend les arguments, moins on comprend, et moins on voit clair 
  • Stéphane Moreau revient sur la création du groupe actuel Publifin/Nethys. Autrement dit une intercommunale vidée de sa substance, et une société anonyme de droit privé Nethys qui a les actifs et le pouvoir. "J'ai été présenter ce projet au ministre Marcourt, en 2013, qui a trouvé que cela avait du sens. J’ai été voir le ministre des Pouvoirs locaux, Paul Furlan, qui a trouvé que cela avait du sens. Nous sommes revenus à Liège, avec l’accord des deux ministres en charge. C’est vrai qu’Ecolo n’a pas été consulté. On a discuté avec Gilles, Demeyer, Jeholet, Bacquelaine, Drion. Ce dernier a demandé l'accord de Lutgen. Alors on a été voir Lutgen. Et quand tout le monde a trouvé que c’était un bon modèle, on l’a mis en place", conclut Stéphane Moreau. "Certes, le modèle est perfectible. Mais en terme opérationnel, c’est un bon modèle". Et de conclure : "Il y avait un accord global sur cette structuration"
  • Ah bon ??? Aucune interférence politique dans le recrutement ???? Et son très proche collaborateur (et vu lors du reportage de la RTBF) P. Lempereur ? Et les autres ? (un conseiller communal PS à Ans par exemple)

    -Marc D
  • "Je ne suis pas là pour dire que tout va bien", lâche Stéphane Moreau. Quand même un peu, hein ;-)
  • Le comité de secteur gaz, résultat de la fusion de l'ALG? "Je n'y suis jamais allé", affirme Stéphane Moreau. Mais "il a très bien fonctionné", ce que personne ne conteste. Ce sont les comités de secteur suivants, depuis juin 2013, qui posent question. Stéphane Moreau va-t-il enfin aborder ce point, après 4 heures d'audition ?
  • Stéphane Moreau n'aura pas le temps de livrer sa conclusion. On arrête là pour ce "matin". Et on passera aux questions des députés dès 15h30. Le patron de Nethys a livré une prestation riche, précise. Il a présenté la stratégie de son groupe d'une manière convaincante. Le hic? C'est qu'il a très peu abordé les sujets qui fâchent, à l'origine de sa présence ce vendredi face à une commission d'enquête. La prestation ressemblait plus à une conférence sur la stratégie du groupe, dans un grand amphithéâtre, qu'à une audition dans une affaire dont la justice s'est saisie. Les choses sérieuses démarreront sans doute à la reprise, aux alentours de 15h30. A tout à l'heure.
  • La séance devrait reprendre dans quelques minutes.
  • Pour Moreau, "la structure Publifin/Nethys a été approuvée par les ministres et trois partis"
     

    Selon Belga, l’administrateur délégué de Nethys Stéphane Moreau a exposé pendant près de quatre heures, devant la commission , ce matin, la structure et la stratégie du groupe liégeois, évitant toutefois la question des rémunérations des mandataires publics et du management. Il a longuement défendu la bonne santé du groupe, dont la structure actuelle, dit-il, a été approuvée en 2013 par les ministres wallons compétents ainsi que par les responsables du PS, du MR et du cdH, Ecolo ayant été tenu à l’écart.

    A la recherche d’un modèle qui garantisse toujours un contrôle de l’actionnaire public sur la structure, il dit avoir pensé au schéma d’Elia et de Fluxys. Soit le holding Publifin actionnaire public, la s.a. Finanpart destinée à accueillir d’autres partenaires publics tels que Brutélé - "et j’espérais d’autres régions de Wallonie" - et enfin Nethys, société industrielle.

    "Je n’ai pas fait ça sur un carton de bière. Je suis allé présenter ce schéma aux ministres (wallons de l’Économie et de l’Energie) Jean-Claude Marcourt et Paul Furlan, qui ont trouvé que ça avait du sens, parce que personne n’avait de meilleure idée. Puis je suis revenu à Liège, et il a fallu l’accord - Ecolo n’a pas été consulté - des trois partis traditionnels", explique Stéphane Moreau avant d’énumérer les noms de responsables provinciaux ou de fédérations provinciales de partis, André Gilles (PS), Willy Demeyer (PS), Daniel Bacquelaine (MR), Pierre-Yves Jeholet (MR), Dominique Drion (cdH, ce dernier ayant demandé l’accord de son président Benoît Lutgen).

    "Quand tout le monde a trouvé que c’était le bon modèle, on l’a mis en œuvre. Il est certes perfectible, mais en termes opérationnels, c’est un bon modèle."

  • C'est reparti. Dimitri Fourny (CDH) entame les débats : il veut entendre Stéphane Moreau sur la question des rémunérations du management au sein du groupe Nethys.
  • Stéphane Moreau est d'accord de parler des rémunérations... "mais dans une séance de huis clos". Seuls les "principes généraux" pourront être discutés en plénière.
  • Pourtant, en interview dans L'Echo, Stéphane Moreau ne semblait pas gêné de donner la partie fixe de son salaire (593.000 euros brut).
  • "Est-ce que vous avez un problème à dévoiler publiquement vos rémunérations ?", questionne Olivier Maroy (MR). Stéphane Moreau rigole.
  • On commencera donc par toutes les autres questions, en séance publique. Et la journée pourrait se terminer à huis clos, sans journalistes, public et caméras...
  • Pour Monsieur feu Didier Bellens on connnaissait ces rémunérations mais ce n'était pas un Ps il travaillait pour proximus entreprise public et tout était transparent.

    -detrait bernard
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