Commission Publifin: suivez les auditions de la journée en direct

  • M. Bougnouch s'enfonce. "Dans des intercommunales, ailleurs, il y en a qui touchaient beaucoup plus que nous". Certainement. Mais le travail y était peut-être un peu plus rude. "Faire des réunions pour faire des réunions, ce n'était pas nécessaire". C'est dit. Mohammed Bougnouch prétend également n'avoir eu aucun contact avec l'exécutif de Publifin ou le conseil d'administration. Bref, il ne savait rien. Il n'avait rien à dire. C'est ça être président d'un comité de sous-secteur...
  • C'est fini pour M. Bougnouch. Au tour de la dernière présidente, du comité de secteur Télécoms cette fois. Catherine Megali.
  • Au moins, Catherine Megali sait comment elle a été nommée à la tête du comité Télécoms. "La fédération liégeoise du parti a proposé une représentation de Flémalle dans diverses intercommunales, dont Publifin. La bourgmestre (Isabelle Simonis, NDLR) m'a confié la mission de représenter Flémalle au comité de secteur chez Tecteo". Madame Megali a accepté. Elle l'admet : "Je ne connais pas du tout le secteur". Mais elle s'est informée. En lisant ce qu'elle trouvait. Et en demandant un cours particulier au député provincial André Gilles (correction, Madame Megali parlait apparemment de Gil Simon, mais elle confond les deux "Gilles").
  • Premier tour de questions des députés. On attend évidemment les explications de Madame Megali.
  • En fait, ces personnes ont accepté une fonction "bidon" et la rémunération exorbitante qui l'accompagnait, apparemment sans se poser de question. Difficile de résister, probablement ! Qui avait le pouvoir de contrôler cela ?

    -Petitjean
  • Catherine Megali a beaucoup de mal à juger sa rémunération indécente. "Au départ, quand on me donne cette mission, je ne sais pas quel est mon rôle. Mais je prends cette mission comme quelque chose d’important. J’estime qu’il y va de ma responsabilité. Je pensais qu’il pouvait y avoir plus de 4 réunions par an". Et après ? "Avec le recul, il est vrai qu'on aurait peut-être pu un peu mieux répartir". Mais la présidente voit un réel intérêt à son comité de secteur. "On est venu avec des exposés d’une qualité incroyable. Ce que je regrette, c’est qu’on aurait dû nommer un secrétaire, qui aurait sans doute mieux refléter le dynamisme de ces commissions. Parce qu’il y avait un dynamisme. C’était riche, intéressant". Dont acte.
  • Aujourd'hui ça recommence!!!Rien ne les choquent ,ils ou elle ne savaient pas sauf une chose ...une belle surprise financiere en fin de mois!!!Pour mme Megali elle echangait apres la reunion mais avec qui puisqu'à une reunion il n'y avait que ....2 personnes .Du mano à mano .....

    -denis
  • Comme les deux interlocuteurs précédents, Madame Megali affirme avoir découvert la hauteur des émoluments au moment où elle les a touchés pour la première fois. Personne ne lui avait rien dit auparavant.
  • Propos hallucinants de Madame Megali (qui ne reconnait pas les députés Stéphane Hazée et Olivier Maroy). Son salaire chez Publifin la choque-t-elle ? "C’est parce que les choses se passent bien qu’il n’y a pas plus de réunions". Et ce sera sa seule réponse. Madame Megali ajoute que cette présidence lui aurait permis d'être une bonne administratrice de Publifin. "Si j'avais eu la casquette au conseil d’administration, j’aurais pu anticiper et mieux comprendre les décisions". Sauf qu'elle n'est pas administratrice de Publifin. Il faut tout de même reconnaître à cette dame un air de sincérité. "C'est impressionnant d'être ici, vous ne vous imaginez pas".
  • Cette pauvre dame transpire l'inefficacité. Quelle masquarade.

    -Cedric
  • De telles rémunérations donnent l'impression de la volonté d'"acheter" une certaine forme de docilité de la part de leurs bénéficiaires qui, comme Mme Megali ont besoin de se persuader de l'importance de leur mission.

    -Petitjean
  • Donc en gros les comités de secteur ce sont des cours et des formations rémunérées sur la technologie et la gouvernance d'entreprise destinées à des novices totaux. Tout va bien.

    -Cedric
  • @Cédric : Parfaitement résumé. Quatre fois l'an, voire moins. Et avec un salaire supérieur à ce que gagnent certains Belges en travaillant 38 heures semaine...
  • Sans même parler des rémunérations, on se demande selon quels critères les partis choisissent leurs représentants dans les différentes instances quand on voit ici que les présidents de ces comités de secteur, selon leurs propres dires, ne connaissent rien dans les domaines concernés.

    -Petitjean
  • Pascal Baurain (CDH) démontre la pauvreté de l'ordre du jour d'une réunion du comité de secteur Télécoms. A laquelle seuls deux membres étaient présents... "J'estime qu'il y a eu du travail, franchement. Le contenu était riche, les échanges importants. Les membres du comité n'ont pas vu de signal rouge. Ne me faites pas dire ce que vous avez envie d'entendre, je ne le pense pas", répond Madame Megali. Claude Emonts a fait son mea culpa, pas elle. C'est net.
  • En 2014, Madame Megali explique que son comité de secteur ne s'est réuni qu'une seule fois car elle souffrait d'un cancer du sein. Notons que, dans des organes utiles et/ou nécessaires, l'absence de la présidente n'empêche pas la réunion des instances.
  • Finalement, tous ces postes octroyés à des mandataires qui ne maîtrisent ni les sujets, ni la connaissances des rémunération, cela ressemble à une promotion ou une récompense pour les meilleurs attrapes-voix des partis spécifiques.

    -Eric
  • PV qui ne reflètent pas "la richesse" des 4 réunions : comment Madame avez-vous pu, retranscrire et expliquer cette richesse aux membres de votre commune ! Au vu et su de ce que je viens d'entendre c'est d'une pauvreté ! N'importe quelle article de revue "Geek" ou scientifique peut vous informer .....

    -Nancy
  • Stéphane Hazée (Ecolo) voit "une certaine forme de déni" dans le témoignage de Catherine Megali.
  • Pascal Baurain (CDH) remet le couvert... en faisant la lecture d'un autre procès-verbal d'une réunion du comité de secteur Télécoms. "Aucun échange ne transparait", lance le député wallon. "Où est la richesse des interactions?". De fait, selon le PV, il n'y a pas la moindre interaction... Juste la présentation du porte-parole du groupe Nethys...
  • Vif incident suite à l'intervention de la députée wallonne Christiane Vienne (PS), qui encourage Madame Megali (auditionnée) à ne pas répondre aux questions du député MR Olivier Maroy. "Vous n’avez pas à répondre à ce genre de questions. Vous êtes devant une commission d’enquête sur Publifin, pas sur vous", conseille Christiane Vienne à la témoin. Remarque qui passe mal : "Madame Vienne tente d'influencer un témoin", s'indigne Jean-Luc Crucke. "Un commissaire n'a pas à se faire l'avocat d'un témoin". Olivier Maroy acquiesce. Ca s'apaise. Christiane Vienne encaisse, et se tait. C'est sage.
  • Voilà Mme Vienne qui se réveille, et donne des conseils à Mme Mégali de ne pas répondre. Inconcevable ! M. Cruck a raison de protester

    -Nancy
  • Pour sa défense, Catherine Megali prétend que les PV des réunions ne correspondent pas à la réalité. "Il est regrettable que les PV ne reflètent pas les échanges", lâche-t-elle. Des PV qu'elle a pourtant validés. Mais c'est la ligne de défense de la Flémalloise.
  • "Je n'ai pas l'autorité pour faire le gros doigt (en cas d'absentéisme aux réunions)", dixit la présidente du comité de secteur Télécoms. Alors qui ?
  • Maintenant, Catherine Megali affirme que son comité de secteur aurait dû s'arrêter plus tôt... alors qu'elle disait quelques minutes plus tôt que tout s'y passait très bien et que les séances étaient très riches. Allez comprendre.
  • Magique. A la question : "Qu'avez-vous fait lors de ces réunions des comités de secteur?". Réponse de Madame Megali : "J'ai été attentive lors des présentations". Tout est dit. Vraiment tout...
  • C'est un peu pathétique,... ces personnes qui sembles si démunies face à la commission,...

    -Sylvain Finamore
  • Le calvaire s'arrête là pour Catherine Megali. Séance suspendue pendant 45 minutes. On clôturera les auditions du jour avec M. Duria, secrétaire des comités de secteur.
  • Si les présidents des comités de secteur étaient là ce lundi pour convaincre de l'utilité de leur comité (plus contemplatif que consultatif), c'est raté. Et s'ils étaient là pour prouver que leur rôle de président méritait la rémunération perçue, c'est franchement raté.

  • On se retrouve sur ce live vers 21h30.
  • Hallucinant ! Cette dame, se nommant Catherine Megali, sortie de nul part, désignée là-bas pour loyaux services rendus au parti (PS), ne connaissant pas la différence entre "analogique" et "numérique" et qui pendant des années a présidé le comité de secteur Télécom "à l'insu de son plein gré", si si si..., touchant 111.997,47€ (càd 209,34 €/min de réunion !), et bien, cette dame là, je me demande si elle n'est pas responsable de la mauvaise qualité numérique de l'image de ma TV et du débit, loin en-dessous de ce que mon contrat VOO prévoit !Puis-je rouspéter ?

    -Herbert Meyer
  • C'est reparti avec l'audition de René Duria, agent contractuel de Nethys, qui est également le secrétaire des comités de secteur. "Je n'occupe aucune fonction politique", précise l'homme en introduction. "Je suis la plume : j'assure les convocations, les projets de procès-verbaux des comités de secteur". Il délivre spontanément sa fiche de paie à la présidente, en ajoutant qu'il ne fait pas partie "du top 30 des rémunérations du groupe".
  • Monsieur Duria commence par préciser en quoi consiste son job de secrétaire. Et surtout en quoi il ne consiste pas. "Je ne suis pas en mesure d’imposer les réunions, je n'ai pas de compétence décisionnelle, et je n’ai pas de visibilité sur les paiements qui sont effectués". Il précise que les PV ont été approuvés par les membres. "Et il appartenait aux membres de les amender s’ils estimaient qu'ils n'étaient pas fidèles". Spéciale dédicace à Catherine Megali, auditionnée précédemment, qui remettait en cause le contenu de certains procès-verbaux.
  • Ainsi donc,des mandats - grassement rémunérés - n'ont jamais fait l'objet de la moindre question de la part des intéressé-e-s censé-e-s représenter les "braves citoyens" . .. Des lots de consolations??? Pas mal, comme "lot de consolation"... Mais quid des PV de ces fameux comités de secteurs ???

    -Pascale
  • René Duria charge très clairement les présidents des comités de secteur. "Le président du comité, c'est le pilote du véhicule. Si le président appuie sur la pédale de gaz, le véhicule avance. Si le président ne pousse pas, il ne se passe pas grand-chose. Et s'il avance à 50 au lieu de 100, avec le moteur qu’il avait sous le capot, ni le secréatire ni le management ne sont responsables". Gilles Mouyard (MR) conteste. Selon le député wallon, les auditions des présidents ont montré à quel point tout était préparé en amont par le management. Pour rappel, le règlement d'ordre intérieur des comités prévoyait que la fixation des réunions et leur ordre du jour devaient être établis par le président du comité "en concertation avec le comité de direction" de Nethys.
  • Victimes... trois individus "parachutés" ... entendus ce jour lors de la commission Publifin...En tant que citoyens, on en prend bonne note...

    -Pascale
  • La stratégie de SM c'était donc bien de disposer de l'ensemble des parts communales pour en faire une entité régie par le privé en maintenant la finalité publique. Pour ce faire, il a du "convaincre" les dites communes en compensant par des postes aussi inutiles que possible (mais bien rémunéré). Et ce levier a été utilisé pour récompenser les mandataires communaux de tout type (surtout si ils sont..pardon...inutiles et dociles).....c'est d'une simplicité!!!! et madame Megali et Mr Bougnouch illustrent parfaitement ce fait.!!!!!!

    -Fred
  • Le premier tour de questions a démarré. Le position de M. Duria est complexe : il ne fait pas partie du management du groupe, ses missions ne dépassent pas celles du "secrétariat", il prétend ne rien savoir des rémunérations. Si ce n'est quelques détails sur la rédaction des PV, pas sûr qu'il faille s'attendre à des révélations fracassantes de la part de ce salarié du groupe.
  • "Je ne suis que la plume", entame René Duria. Il n'est pas exclu que l'on tourne rapidement en rond...
  • Pour fixer le programme des comités de secteur, l'ordre du jour était choisi en fonction des thématiques récemment abordées au comité de direction de Nethys, explique René Duria. "L'interaction devait permettre de nous apporter des recommandations utiles, des retours d'expérience client". Et ça a marché ? "Ca aurait peut-être pu fonctionner mieux", répond M. Duria, prudent.
  • René Duria est mis sous pression par les députés Fourny et Mouyard. Il finit par avouer qu'il a fait une démarche vers Dominique Drion pour signaler que Raphael Amieva Acebo avait un pourcentage important d'absentéisme. "Et ca a permis de rectifier le tir", pointe M. Duria. Sauf que selon les documents publiés par Le Vif, M. Amieva ne s'est plus présenté aux réunions depuis 2014. Il a juste eu la délicatesse de s'excuser, lors des trois dernières réunions, au lieu de s'absenter sans rien dire. Monsieur Duria, un brin mal à l'aise, donne l'impression qu'il était bien conscient de dysfonctionnements au sein des comités, et du manque d'assiduité. "C’est un peu décevant de voir que l’organe ne fonctionne pas de manière optimale", dit-il sobrement. Les députés wallons veulent savoir à qui il a signalé les dysfonctionnements observés. Il répond que "son N+1" était toujours en copie des mails et PV envoyés, à savoir le secrétaire général Gil Simon.
  • Je plains sa position "délicate". Il doit en savoir plus qu'il ne veut/peut sans doute en dire, et cela transpire via certaines de ses expressions faciales...

    -Q
  • Ca discute ferme autour du PV de la réunion du conseil d'administration du 21 juin 2013. Le jour où les comités de secteur litigieux ont été créés, avec les rémunérations qui vont avec. Ce jour-là, une assemblée générale de Publifin a eu lieu, suivie d'un conseil d'administration. C'est là que le conseil d'administration de Publifin a été renouvelé. Et, dans la foulée, que le CA a installé les comités de secteur. Ce qui surprend, c'est que le thème des comités de secteur n'a pas été abordé en assemblée générale, mais n'est apparu qu'au conseil d'administration. Les députés wallons veulent savoir qui a amené ce point sur la table. René Duria confirme qu'il n'y avait exceptionnellement pas d'annexe ou de projet de délibération à cette séance de conseil. Et il affirme que, selon son souvenir, c'est André Gilles, président de séance, qui a dû amener ce point sur la table. "Si demande de clarification il y avait eu, nul doute que cela apparaitrait au PV", ajoute René Duria.
  • René Duria affirme qu'il n'a pas reçu le moindre document à l'avance lors de ce fameux conseil d'administration du 21 juin 2013. Ce témoignage est important. Il permet de conclure que c'est André Gilles, président de Publifin, qui a amené sur la table du CA la proposition de créer des comités de secteur, et de fixer les rémunérations. C'est en tout cas lui qui a fait la lecture de la proposition le 21 juin. Reste à André Gilles à expliquer d'où il a sorti cette proposition. Ce qu'il n'a pas fait durant ses longues heures d'audition...
  • Malheureusement pour lui, c'est le moins "Toûrsiveux" , qui n'a rien touché qui me parait "sincère" qui est mis sous pression...

    -Nancy
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