Conseil d'entreprise extraordinaire chez Caterpillar

    Un travailleur de Caterpillar: «J'ai deux enfants à nourrir et on se demande comment on va faire»

    Le cdH s’est dit scandalisé de l’annonce, par la direction de Caterpillar, de la fermeture de son site de Gosselies et le transfert de sa production vers d’autres implantations du groupe. «C’est un véritable choc social, un séisme humain qui nous touche tous ce matin. A Charleroi, chacun connait un ami, une maman, un père de famille, un fils qui travaille à Caterpillar», a commenté la députée wallonne et cheffe de file cdH de la Ville de Charleroi, Véronique Salvi.

    Le parti en appelle à la collaboration des gouvernements fédéral et wallon pour «sauver le maximum d’emplois» et attend l’envoi d’un conciliateur social. Le cdH demande également que le ministre (fédéral de l’Économie, Kris) Peeters envoie un conciliateur social. «Il est tout aussi urgent d’analyser tous les avantages fiscaux dont aurait pu bénéficier Caterpillar et qui n’ont pu empêcher cette catastrophe sociale», selon la cheffe de groupe à la Chambre Catherine Fonck.

    La réunion a commencé peu après 12h30
     

    Le gouvernement wallon était représenté par le ministre-président Paul Magnette, ainsi que la ministre wallonne de l’Emploi Eliane Tillieux (PS) et le ministre de l’Aménagement du territoire Carlo Di Antonio, représentant le vice-président cdH Maxime Prévot empêché. Le ministre wallon de l’Économie Jean-Claude Marcourt (PS) était aussi empêché, en déplacement à l’étranger.

    «On a tous le droit d’être profondément en colère, les travailleurs ont fait énormément d’efforts pour la productivité», a relevé Mme Tillieux. «Il ne faut pas être résigné, mais se mettre autour de la table tous ensemble pour trouver des solutions».

    «C’est une entreprise bénéficiaire, qui a aussi bénéficié d’aides publiques très larges, notamment de la Région wallonne, des intérêts notionnels, donc ses taux d’imposition sont ridicules», a relevé M. Di Antonio. «Et malgré cela, on joue au Monopoly, c’est affligeant. Il n’est pas question que toutes les aides mises en place ces dernières années puissent ainsi s’évaporer».

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