Doit-on toujours craindre Donald Trump?

  • Remarque de Gérard Manchot dans l'espace des commentaires: 
     
    Laissons le temps à ses troupes de lui cirer les bottes et à lui de les chausser !
    Il faudra sans doute plusieurs semaines pour confirmer qu'il y a de bonnes raisons de craindre la bestialité brute des simplismes de ce mégalomane égocentrique, raciste et macho !
  • A la question, doit-on encore avoir peur de Trump, Guy Brosteau répond "oui".
     
    A voir ce que Trump a fait de l'immense héritage de son père mais qui lui a quand même permis d'accéder à la présidence, je doute que son clin d’œil à Poutine arrangera le sort de notre monde
  • Bonjour à tous, je vais (tenter de) répondre aux questions innombrables que suscite la victoire de Donald Trump. Au plaisir de vous lire à partir de 12h.
  • Cette peur que l'on perçoit depuis l'élection de Trump n'est-elle pas la conséquence du flou artistique qui entoure son programme en matière de politique étrangère, environnementale ainsi que les échanges commerciaux futurs OU, tout simplement, l'effet de surprise de voir une président plutôt favorable à appliquer une politique isolationniste quitte à remettre en cause des traités, voire abandonner l'OTAN?
  • A M. Manchot: il faudra attendre en effet quelques jours, en particulier le choix de son cabinet et de ses principaux conseillers pour apprécier plus finement ce que sa présidence nous réserve. Entre Reince Priebus, un conservateur républicain plus classique et Steve Bannon,très "droite dure", il y a déjà quelques contradictions possibles. De même, j'imagine, entre le beau fils de Trump, Jared Kushner, un Juif orthodoxe, et ce même Bannon, ex-patron de Breitbart News, proche de l'Alt-Right, décrite par l'agence Reuters comme constituée de suprémacistes blancs, et d'antisémites, etc.
  • A M. Lustier, je pense que les deux explications que vous suggérez se recoupent. La plupart des Etats en Europe notamment n'avaient pas vraiment prévu la victoire de Trump. Ils en craignent aussi l'effet politique "en interne", cad le fait qu'il a bénéficié d'une vague anti-Establishment qui secoue aussi pas mal de pays européens
  • Pensez-vous que Donald Trump pourra réaliser ses idées(par exemple révoquer l'Obamacare, les déportations et interdire les marriages gay)?
  • A M. Brosteau: la relation avec Poutine sera sans doute plus compliquée que la sympathie qu'il suscite chez Donald Trump. Les intérêts permanents des Etats-Unos pourraient très vite rattraper Mr. Trump et à l'inciter à davantage de prudence à l"égard de son "ami". Cela dit, il y a une porte qui s'entrouve notamment à propos de la Syrie, où Trump semble vouloir infléchir la politique américaine
  • Trump envisage t'il toujours de se retirer du Traité de Paris? Quels en seraient les conséquences?
  • A Joan: je pense qu'il va nuancer certaines de ses propositions de campagne. Il a déjà "mis de l'eau dans son vin" à propos de l'Obamacare. Il est par ailleurs plus ouvert que le reste du parti républicain sur le mariage gay. Mais les groupes les plus radicaux qui ont porté sa campagne ont déjà rappelé qu'il devra payer si jamais il s'écarte de ses promesses de campagne. Les prochaines élections (législatives) ont lieu dans deux ans et à cette occasion, les "mécontents" de Trump pourront s'exprimer, au risque de faire perdre aux Républicains le contrôle du Congrès, ce qui blloquerait certaines des initiatives de Trump
  • A LaurentD: oui, jusqu'ic Trump veut s'en retirer. Il est très proche de l'industrie énergétique américaine et des travailleurs miniers qui s'y opposent fermement. Il lui sera difficile toutefois de "désigner" cet accord car il a de lourdes implications juridiques et pourrait avoir de sérieuses conséquences imprévues sur les relations des USA avec la Chine ou l'Europe. Mais il peut aussi prendre des mesures administratives ou budgétaires qui freineraient la mise en oeuvre des accords sur l'environnement
  • Pensez-vous que la campagne de Donald Trump était un pur coup de bluff ? Pensez-vous qu’il mettra réellement ses promesses en application concernant le fameux « mur » ?
  • Les Etats-Unis d'Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence, sans jamais avoir connu la civilisation." Einstein.et c'est exactement ce qui se passe avec l'election de Mr Trump
  • Il suffisait d'observer à l'avance le logo du parti républicain des USA pour savoir qu' "un éléphant, ça Trump énormément!..." ;-)
  • Mr Brosteau, quand Bush a été élu, pouvait-on s'attendre à ce que ce président conduise le monde entier à une guerre sans fin avec l'irak et les pays annexes (Syrie, Afghan, Libye etc....,) Personne n'a fait autant d'histoire lorsqu'il a été élu alors qu'il devrait se trouver sur les bancs de la justice pour avoir menti sciemment afin de déchencher une guerre pour -soi-disant- délivrer le Koweit.....Essayer la différence de style n'est pas à priori dangeureux, surtout qu'ici le nouveau président est un homme d'affaire fortuné et qui ne devrait pas être teté de s'enrichir davantage....à pméditer
  • A Clémence: je pense qu'il va faire quelque chose, le long de la frontière mexicaine, qui est déjà largement barrée par un mur ou des grillages. Mais l'érection du vrai mur me paraît au delà des possibilités budgétaires (le Mexique ne paiera pas) mais aussi politiques des Etats-Unis. Les fameux "illégaux mexicains" remplissent des tâches essentielles à l'économie américaine. C'est en ce sens qu'il fait l'entendre parler aujourd'"hui d'expulser 2 millions de "criminels" et non plus 11 millions d'"illégaux"
  • L'élection de Trump marque en tout cas un moment désolant de l'histoire américaine. Sa campagne a été contraire à toutes les normes et s'est fondée sur la stigmatisation, l'humiliation et l'incitation. Le système américain mais il n'est pas le seul est largement en panne, et l'un des signes en est aussi qu'une noucelle fois un président est élu alors qu'il n'a pas reçu une majorité de voix.
  • Bonjour,
    serait-il moins valable qu'un autre président qui comme Me Clinton n'a rien fait (ou à peine) durant ses activités politiques mais qui promet de tout faire une fois élue? Pensez-vous qu'il soit anormal d'élire ENFIN quelqu'un qui n"est pas issu du monde politique? Il s'entourera de conseillers qui devraient EUX être particulièrement compétant et au service des USA.
  • Concernant G. Bush, le paradoxe c'est qu'il était arrivé au pouvoir sur un programme de désengagement relatif au niveau international. Le 11 septembre a tout changé. Obama n'a pas jugé bon de juger l'équipe précédente, qui pourtant s'était rendue coupables de violer des principes fondamentaux ou les lois de la guerre.
  • N'y-a-t-il pas également la crainte de repartir pour 4 ans (voire 8) avec des républicains qui ont changé la face du monde à l'époque de Bush. jr. et subir des effets qui se font encore sentir actuellement? Les "faucons" n'ont pas perdu leurs ailes... Personnellement, je ne crois pas à un rapprochement avec Poutine car il y a trop de divergences sur le plan géostratégique.
  • Il ne faut pas avoir peur. rien ne changera aux USA. Il y aura une (ou des) guerres. Les alliés devront suivre. Les terroristes seront toujours là pour venger leurs frères de l'impérialisme américains. Seuls les noms changeront. Trump ou Clinton, aucune différence.
  • A Christou. Trump n'est pas vraiment un outsider. Il a durant toute sa vie d'homme d'affaires fréquente et influencé le monde politique, qu'il a en partie financé (démocrates comme républicains). Ses nominations seront déterminantes en effet mais il pourrait même en place des hommes (et quelques femmes!) compétents mais décidés à mener des politiques très idéologiques, risquant de cliver encore plus le pays et de conduire le monde au bord d'aventures périlleuses. Trump est à la fois pragmatique et idéologue (ses vues sur le commerce par exemple sont publique depuis au moins 30 ans)
  • La victoire de Trump est-elle le résultat de la révolte des "sans-dents" américains? Que ce soit en Amérique ou ici, n'y-t-il pas un risque énorme que les électeurs désavouent les politiciens traditionnels, trop méprisants vis à vis d'eux?
  • Il y a une révolte de certains milieux populaires, en effet, mais cette révolte est autant identitaire que mue par des motifs économiques. Elle se présente sous d'autres couleurs dans des pays européens, mais elle est présente également. Le défi est de savoir comment y répondre: comme les populistes actuellement, ou comme Roosevelt dans les années 1930, par l'affaiblissement ou au contraire par le renforcement de la démocratie?
  • Par ailleurs, Hillary Clinton était une "mauvause candidate" dans la mesure où son expérience incontestable était vue, dans beaucoup de milieux, comme un problème (de connivence, de privilège etc) et non comme la condition pour mener une présidence sérieuse
  • l'accord de Paris est une utopie puisqu'il n'y a aucune sanction envers un pays qui ne "respecterait" pas sa parole...l'exemple de FHollande lorsqu'il a mangé sa parole (contractuelle) envers la Russie au sujet des navires de guerre est un exemple d'un chef d'état qui n'a pas de leçon à donner. Vrai?
    Merci
  • A no fear Je pense qu'on n'était pas devant Blanc Bonnet et Bonnet Blanc. Hillary Clinton était prévisible, dans le cadre (que l'on aime ou on n'aime pas) du projet classique américain. Donald Trump peut tout exacerber, ce qui, dans le contexte tourmente du monde actuel, n'est guère souhaitable. On a besoin de la "force tranquille". Mauriac disait: "comment une nation libre peut-elle devenir forte et comment une nation forte peut-elle rester juste". A méditer
  • A Christian: en effet, mais cet Accord est un référent en particulier pour des grandes enteprises qui prennent cette menace du changement climatique sérieusement et orientent leurs recheches et stratégies en en tenant compte. Je crois autant à cette démarche qu'à celle des gouvernements
  • Merci à vous tous. Je dois m'éclipser. C'était un échange stimulant. Je vous souhaite une très belle journée (malgré la pluie). Très cordialement
  • Monsieur, le fait est que le nouveau président a été élu selon les lois américaines. même s'il a obtenu moins de voix que sa rivale. On n'y changera rien. PAR CONTRE, CE QUI EST INQUIETANT c'est l'Europe. Car ces dirigeants n'ont pas fait leurs preuves dans beaucoup de domaines et subissent - a juste titre- une méfiance accrue des citoyens. Un gros bazar qui ne sert qu'à des ex-policitiens retraités ou hors course. Quant aux chefs d'états européens, laissez-moi rire, comme si la France verait le poids, ou l'Italie, ou l'Espagne...., oiu le Valican!.etc, c'est là le grand danger, l'Europe est faible, désarmée, n'a pas vu venir le changement et est ficelée par des contraintes administratives qui la paralyse..... C'est cela qui fait peur, les Anglais s'en tireront très bien ainsi que les Suisses.....Pauvres de nous avec tant de faiblesses et de contradictions.
    Dommage pour les générations suivantes.
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