Fillon convoque la presse pour une déclaration

  • Dans vos réactions:
     
    Fillon assassine le peu de chance de la droite Française...

    -hizel
     

    Incroyable entêtement. C'est absurde. Il ne réalise pas le fosse qu'il creuse dans l'opinion. Il n'a aucune crédibilité. Tous en appellent à l'état de droit lorsque le pouvoir judiciaire les met devant leurs responsabilités. Inquiétant vision de la démocratie.

    -Luc
  • Roger Karoutchi, député européen et membre du parti Les Républicains réagit à la prise de parole de François Fillon
  • Des réactions dans l'opposition 
  • Au tour d'Emmanuel Macron de s'exprimer
     
  • La déclaration de François Fillon, in extenso:
    "Mon avocat a été informé que je serai convoqué le 15 mars par les juges d'instruction afin d'être mis en examen.

    Il est sans exemple, dans une affaire de cette importance, qu'une convocation aux fins de mise en examen soit lancée quelques jours à peine après la désignation des juges, sans qu'ils aient pris connaissance du dossier ni procédé à des investigations supplémentaires, sur la simple base d'un rapport de police manifestement à charge, c’est-à-dire pour condamner.

    Les seuls cas que l'on connaisse sont ceux où les personnes reconnaissaient les faits et demandaient leur mise en examen pour avoir accès au dossier.

    Mais je ne reconnais pas les faits. Je n'ai pas détourné d'argent public. J’ai confié, comme près du tiers des parlementaires, des travaux à mes proches parce que je savais pouvoir compter sur leur confiance et leurs compétences.

    Ils m'ont effectivement assisté et je le démontrerai. Cette convocation s'inscrit dans la ligne d'une enquête menée dès le début exclusivement à charge.

    Depuis l'origine, et contrairement à ce qui a été dit, je n'ai pas été traité comme un justiciable comme les autres.

    L'enquête préliminaire a été ouverte en quelques heures. Les procès-verbaux, contrairement à la Loi, ont été immédiatement communiqués à la presse sans qu’à aucun moment le Garde des Sceaux ne s’en émeuve.

    L’Etat de droit a été systématiquement violé. La presse s'est fait l'écho des convictions des enquêteurs et d'elles seules. Les arguments de fait que j'ai présentés n'ont pas été entendus, ni relayés.

    Les arguments de droit, partagés par des grands professeurs de droit et par un ancien secrétaire général du conseil constitutionnel, ont été écartés d'un revers de la main. La présomption d'innocence a complètement et entièrement disparu.

    Que je ne sois pas un justiciable comme les autres, on le voit au simple choix de cette date du 15 mars, deux jours avant la clôture des parrainages, entièrement calculée pour m'empêcher d'être candidat à la présidentielle, et, au-delà, pour empêcher que la droite et le centre disposent d'un tel candidat.

    Les avocats ont demandé que la chambre de l'instruction de la cour d'appel statue immédiatement sur les irrégularités nombreuses et graves de la procédure. Cela leur a été refusé.

    Nombre de mes amis politiques, et de ceux qui m'ont soutenu à la primaire et ses quatre millions de voix, parlent d'un assassinat politique.

    C’est un assassinat en effet, mais par ce déchaînement disproportionné, sans précédent connu, par le choix de ce calendrier, ce n'est pas moi seulement qu'on assassine.

    C'est l'élection présidentielle. C'est le vote des électeurs de la droite et du centre qui est fauché. C'est la voix des millions de Français qui désirent une vraie alternance qui est muselée. C'est le projet du redressement national que je porte qui est expulsé du débat. C'est la liberté du suffrage et c'est la démocratie politique elle-même qui sont violemment percutées.

    Je veux qu'il ne subsiste aucun doute à cet égard : je me rendrai à la convocation des juges. Je suis respectueux de nos institutions, je ne désespère pas de la justice, même si ce que nous venons d’en voir n’est pas de nature à nous rassurer. Je leur dirai ma vérité, qui est la vérité.

    Mais aujourd’hui, c’est à vous mes compatriotes que je m’adresse d’abord. Au-delà de la procédure judiciaire, c'est au peuple français et à lui seul que j'en appelle désormais. À ceux qui me suivent comme à ceux qui me combattent.

    C'est au peuple français que je m'en remets, parce que seul le suffrage, et non une procédure menée à charge, peut décider qui sera le prochain président de la république française.

    Je ne céderai pas. Je ne me rendrai pas. Je ne me retirerai pas. J'irai jusqu'au bout parce qu’au-delà de ma personne, c’est la démocratie qui est défiée.

    Je vous demande de me suivre. Ce n'est pas de moi qu'il s'agit, de mes droits, ou de la présomption d'innocence. C'est de vous, dont la volonté souveraine ne peut être annulée, annihilée, détruite.

    Je serai au rendez-vous que la démocratie, et elle seule, nous donne, pour choisir notre avenir collectif. J'y serai avec une détermination redoublée.

    Je ne permettrai pas que le seul choix qui nous soit collectivement donné soit celui de la folle aventure de l'extrême droite ou de la continuation du hollandisme. Je n'accepte pas que tout s'organise pour nous amener, un pas après l'autre, dans la voie du renoncement, du déclin, de l'oubli de ce qui fait notre grandeur nationale.

    La France est plus grande que nous. Elle est plus grande que mes erreurs. Elle est plus grande que les partis pris d'une large part de la presse. Elle est plus grande que les emballements de l'opinion elle-même.

    Et c'est parce que je suis totalement décidé à servir cette France là que je m'opposerai, de toutes mes forces, à ce que le hasard ou le calcul décident de son sort et de l'avenir des Français au moment d'une consultation décisive.

    Je vous le dis avec gravité, ne vous laissez pas abuser. Ne laissez personne vous priver de votre choix. Parce que votre voix seule doit décider de notre avenir commun, et parce que ma volonté de servir est plus grande que les accusations qui sont portées contre moi, je vous demande de résister.

    Je le fais. Ma famille le fait malgré tous les tourments. Ma famille politique le fera, et au-delà d’elle, tous ceux qui croient qu’à la fin, seul le peuple peut décider.

    Oui, je serai candidat à la présidence de la république, et nous tirerons de ces épreuves, avec tout ce qu'elles comportent de juste et d'injuste, le surcroît de force qu'il nous faut pour l'emporter et redresser notre pays".

  • Alors que François Fillon sort de son QG de campagne, il reste silencieux face aux sollicitations des journalistes.
  • Vos réactions sont toujours mitigées :

    Incroyable entêtement. C'est absurde. Il ne réalise pas le fosse qu'il creuse dans l'opinion. Il n'a aucune crédibilité. Tous en appellent à l'état de droit lorsque le pouvoir judiciaire les met devant leurs responsabilités. Inquiétant vision de la démocratie.

    -Luc
    Rien ne filtrait avant sa candidature. Depuis cette dernière... Sus à Fillon.. Attaques en règles pour préserver un autre candidat à l'élection....

    -Hubert
  • Macron se dit opposé à une trêve judiciaire pour Fillon

     


    Macron sur la trêve judiciaire: "Je suis pour... par BFMTV

     

    Le vote des Français, auquel François Fillon s'en est remis mardi après l'annonce de sa convocation par des juges d'instruction, ne vaut pas "absolution", a déclaré Emmanuel Macron qui s'est dit opposé à une "trêve judiciaire" pendant la campagne de l'élection présidentielle.

    "Pour ce qui est du domaine public et de la vie politique, les Français seront juges", a déclaré le candidat d'"En Marche!" en marge d'une visite au Salon de l'Agriculture. "Mais ne donnons pas au vote démocratique le rôle de l'absolution."

    Il s'est également dit opposé à la trêve judiciaire implicitement souhaitée par la droite pour son candidat mais également par la présidente du Front national, Marine Le Pen, visée comme François Fillon par des affaires judiciaires.

    "Je ne suis pas favorable à une trêve parce que je suis pour la tolérance zéro, mais pour tout le monde", a dit Emmanuel Macron. "On ne peut pas être favorable à la tolérance zéro simplement quand elle concerne les autres."

    L'ex-ministre de l'Economie a accusé François Fillon, qui a dénoncé un "assassinat politique", après avoir parlé ce week-end de "quasi guerre civile", de perdre "ses nerfs".

    "Ça fait plusieurs fois cette semaine que M. Fillon choisit d'utiliser des grands mots. C'est plutôt le signe d'une perte de nerfs, ou alors d'une perte de sens des réalités", a-t-il dit. "Il y a des assassinats, ça ne correspond pas à cela. Il y a des états de guerre civile. Ça ne correspond pas à ce que nous vivons dans le pays."

  • Pour Jean-Luc Mélenchon, "le mieux serait peut-être que la droite se trouve un autre candidat".
     
  • Le feuilleton Fillon rend "médiocre" la campagne, dit Hamon
     
    Le candidat socialiste à l'élection présidentielle, Benoît Hamon, a fustigé mercredi le "feuilleton des affaires" concernant son adversaire à droite François Fillon qui rend selon lui "médiocre" la campagne.
    L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy avait annoncé quelques minutes avant qu'il ne renoncerait pas à sa candidature à l'élection présidentielle malgré une convocation des juges le 15 mars en vue de sa mise en examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse.
    "La réalité, c'est que le feuilleton des affaires qui concernent François Fillon qui aujourd'hui rend médiocre cette campagne présidentielle", a dit l'ancien ministre de l'Education à la presse lors d'un déplacement en Bretagne.
    "Il emprunte au même registre que tous les politique mis en examen qui expliquent qu'ils sont victimes d'un complot médiatique, politique, judiciaire, tout cela n'est pas sérieux".
    François Fillon "ne peut pas être celui qui dans les tracts dénonce le laxisme de la justice (...) et reprocher ensuite aux juges de faire leur travail dans un contexte où il est légitime qu'il soit entendu par la justice", a conclu Benoît Hamon.
    De son côté, le candidat de "La France insoumise" Jean-Luc Mélenchon a estimé que "le mieux serait peut être que la droite se trouve un autre candidat."
    "La situation est malsaine, ce n'est pas bon pour la démocratie une situation pareille", a-t-il dit à la presse. 
  • François Fillon doit se rendre au Salon International de l'Agriculture après son déjeuner avec ses soutiens.
  • Bruno Le Maire démissionne de ses fonctions
     
  • L'UDI, parti centriste allié à François Fillon pour l'élection présidentielle, doit se réunir mercredi après-midi pour décider des suites à donner à la convocation par les juges du candidat de la droite et du centre, a-t-on appris de source parlementaire.

    Selon plusieurs sources au sein de l'UDI, les élus désapprouvent vertement la décision de François Fillon de se maintenir malgré la menace d'une mise en examen dans l'enquête sur les emplois présumés fictifs de son épouse

  • Jérôme Guedj, porte-parole de Benoît Hamon insiste sur le fait que, "la parole de François Fillon ne vaut plus rien aujourd'hui". 
     
  • François Fillon est au Salon international de l'Agriculture. Son équipe redoute une visite mouvementée.
  • François Fillon, candidat "jusqu'au bout" - en une image
    Fin janvier, le candidat à la présidentielle avait dit: "La seule chose qui m'empêcherait d'être candidat, c'est si mon honneur était atteint, si j'étais mis en examen".
    Ce premier mars, François Fillon annonce qu'il se rendra le 15 mars à une convocation des juges en vue d'une mise en examen. Mais maintient sa candidature: "Je ne céderai pas, je ne me rendrai pas, je ne me retirerai pas".
     
  • Jean-Christophe Cambadélis parle d'une "situation grave".
     
  • Dans la foulée de Le Maire, les lemairistes Arnaud Robinet, Laure de la Raudière, Franck Riester quittent l'équipe Fillon.
  • Derrière cette forêt de micros, un candidat a la rencontre des Français #Fillon #Sia2017 http://pbs.twimg.com/media/C51pApoWYAAlcGE.jpg

  • La direction de l'UDI doit se réunir pour statuer du soutien ou non à François Fillon pour la présidentielle.
  • François Bayrou, président du MoDem et nouvel allié d’Emmanuel Macron demande à François Fillon, "des garanties nouvelles sur les pratiques politiques et la moralisation nécessaire de la vie politique en France". "Chaque jour qui passe, on voit davantage à quel point les Français sont troublés et à quel point il faut une proposition politique qui change tout ça".
    par Le Soir édité par Louis Colart (Le Soir) 3/1/2017 2:55:57 PM
  • François Hollande s'exprime dans un communiqué et défend les magistrats
     
    AFP
     
    "En tant que garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire, je tiens à m’élever solennellement contre toute mise en cause des magistrats dans les enquêtes et les instructions".
     
    Le communiqué de François Hollande:
     

    En tant que garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire, je tiens à m’élever solennellement contre toute mise en cause des magistrats dans les enquêtes et les instructions qu’ils mènent dans le respect de l’Etat de droit.
     
    Une candidature à l’élection présidentielle n’autorise pas à jeter la suspicion sur le travail des policiers et des juges, à créer un climat de défiance incompatible avec l’esprit de responsabilité et, pire encore, à lancer des accusations extrêmement graves contre la Justice et plus largement nos institutions.
     
    Le peuple français est souverain.  Il aura à se prononcer lors de la prochaine élection présidentielle. Mais je rappelle que la Justice est également rendue en son nom et que nul ne peut s’y soustraire.
    par Le Soir édité par Louis Colart (Le Soir) 3/1/2017 2:57:48 PM
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    Christiane Taubira, l'ancien garde des sceaux de François Hollande que, "la loi est la même pour tous".
     
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    Un nouveau député Les Républicains abandonne François Fillon
    Jean-Luc Warsmann, député LR des Ardennes a annoncé, lors d'un communiqué publié sur Twitter, qu'il ne participera pas à la campagne du candidat de droite.

    "Ce candidat vient aujourd'hui de réagir par des arguments et des mots que je ne partage pas" a affirmé le député. 

    Ce midi, en annonçant sa convocation devant les juges le 15 mars prochain, le candidat LR à la présidentielle avait notamment dénoncé un "assassinat politique", explique-t-il. 
     

     

      • Selon l'AFP, Penelope Fillon a également été convoquée chez les juges d'instruction en vue d'une mise en examen.
         
        ©AFP
         
      • INFO RTL - l'UDI suspend son soutien à @FrancoisFillon
      • Pierre Lellouche demande le retrait de François #Fillon et le report de l'élection présidentielle. #PenelopeGate
      • Pierre Lellouche demande le retrait de François Fillon et le report de la présidentielle.

        Le député LR juge le candidat de droite "inaudible" depuis plusieurs semaines et qu'un "un point de non-retour" a été atteint. Il propose également d’envisager de saisir le Conseil constitutionnel afin de demander le report de l’élection présidentielle. 

      • L'UDI «suspend» sa participation à la campagne de Fillon

        Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, a annoncé cette décision à l'AFP. Lors de leur réunion, l’UDI a décidé que des débats seraient organisés dans toutes les fédérations départementales et que les instances politiques du parti se réuniraient la semaine prochaine pour trancher définitivement. 

      • François Fillon est le premier candidat à obtenir ses 500 parrainages pour l'élection présidentielle. Le candidat de la droite a déjà recueilli 738 signatures, selon le décompte validé par le Conseil constitutionnel.

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