Fillon va-t-il rester candidat ?

  •  François Fillon, empêtré dans le Penelope Gate, refuse encore et toujours de renoncer à sa candidature.
  • Ce lundi, il se présentera donc devant le bureau politique convoqué en urgence par son parti.
  • Une réunion qui s’annonce déjà houleuse mais à laquelle Alain Juppé ne devrait pas participer. Le Bordelais a convoqué la presse ce lundi matin, à 10h30.
  • Nicolas Sarkozy appelle à se réunir avec Fillon et Juppé pour "préserver l'unité" de la droite
  • Valérie Pécresse et Christian Estrosi saluent l'appel de Sarkozy
     
  • Pour Brice Hortefeux, il est urgent de trouver une solution
    "Il y a urgence à décider, urgence à trancher, urgence à rassembler, urgence à rebondir", estime le fidèle de Nicolas Sarkozy, sur France Inter.
  • Alain Juppé est arrivé et commence sa conférence
  • Alain Juppé: "Macron tente d'incarner le renouveau mais la faiblesse de son projet et son immaturité politique ne feront pas toujours illusion"
  • Alain Juppé: "Quant à nous, la droite et le centre, quel gâchis"
  • Alain Juppé: "J'ai reçu de très nombreux appels, demandant de prendre la relève. Ils m'ont fait hésiter. J'ai réfléchis. [...] Fillon n'a cessé d'affirmer son obstination. S'il venait à renoncer, le passage de témoin se ferait dans la douleur. [...] Je ne suis pas en mesure de réaliser le nécessaire rassemblement autour d'un projet fédérateur. je confirme que je ne serai PAS candidat à la présidence de la République."
  • Alain Juppé: "Je mesure la déception et les reproches que cela va provoquer"
  • Alain Juppé: "Les Français veulent un profond renouvellement de leur dirigeant politique et, à mes yeux, je n'incarne pas ce renouvellement."
  • Alain Juppé: "Pour moi, il est trop tard. Mais pas pour la France. Il n'est jamais trop tard pour la France, même si notre pays est malade"
  • Alain Juppé s'exprime sur la défense de François Fillon et estime que "Fondée sur un complot et un soi disant assassinat politique l’ont conduit dans une impasse".
     
  • Fin du discours d'Alain Juppé.
  • Sur France info, Dominique Bussereau, député LR de Charente-Maritime estime que "maintenant que la porte d'entrée ou de sortie Alain Juppé est fermée, la situation est plus que compliquée". Il ne prévoit pas pour autant une "implosion de la droite".
    par Le Soir édité par Gil Durand (Le Soir) 3/6/2017 9:49:16 AM
  • Yves Jégo, vice-président de l'UDI, pense qu'il faut "changer de candidat" même si le temps pour le faire est court. Il appelle "François Fillon à regarder et analyser la situation".
  • Yves Jégo soulève le fait qu'aujourd'hui "une réunion entre François Fillon, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy ne sert plus à rien". "Il faut voir plus large" et convoquer l'ensemble des responsables politiques.
  • Alain Juppé: le verbatim de son allocution

     
    Alain Juppé, dont le nom était cité comme possible recours en cas de désistement de François Fillon à l'élection présidentielle, a déclaré lundi "une bonne fois pour toutes" qu'il ne serait pas candidat à la place de l'ancien Premier ministre, menacé de mise en examen dans une affaire d'emplois fictifs présumés.

    Voici le verbatim de la déclaration du maire de Bordeaux à la presse lundi matin :
     
     
    "À travers vous, c'est aux Françaises et aux Français que je veux m'adresser ce matin, à toutes les Françaises et à tous les Français.
    Jamais sous la Ve République, une élection présidentielle ne n'est présentée dans des conditions aussi confuses.
    La gauche, déboussolée par l'échec du quinquennat de François Hollande, s'est fracturée en plusieurs sensibilités irréconciliables. Elle court le risque d'être éliminée dès le premier tour de scrutin.
    Le Front national, empêtré dans les démêlés judiciaires de Mme Le Pen, en rajoute dans le fanatisme anti-européen qui conduirait notre pays au désastre.
    Profitant du discrédit de l'établissement politique, M. Macron, pourtant inspirateur et acteur de la politique économique de François Hollande, tente d'incarner le renouveau, mais son immaturité politique et la faiblesse de son projet ne feront pas toujours illusion.

    Quant à nous, la droite et le centre, quel gâchis.
     
    Au lendemain de notre primaire dont le résultat a été incontestable et incontesté, François Fillon, à qui j'avais immédiatement et loyalement apporté mon soutien, avait un boulevard devant lui. Je lui ai renouvelé ce soutien à plusieurs reprises.
    Le déclenchement des investigations de la justice à son encontre et son système de défense fondé sur la dénonciation d'un prétendu complot et d'une volonté d'assassinat politique l'ont conduit dans une impasse.
    Tout au long de la semaine dernière, aujourd'hui encore, j'ai reçu de très nombreux appels me demandant de prendre la relève. Ils m'ont fait hésiter, j'y ai réfléchi.
    À mes yeux, la condition sine qua non de succès, c'est évidemment le rassemblement le plus large possible de la droite et du centre, tel était mon objectif en me présentant à la primaire. Je n'ai pas réussi.
    Aujourd'hui, ce rassemblement est devenu plus difficile encore. Une partie du centre que certains d'entre nous ont rudement stigmatisé nous a quitté.

    Comme l'a montré la manifestation d'hier au Trocadéro, le noyau des militants et sympathisants LR s'est radicalisé.
     
    François Fillon n'a cessé d'affirmer sa détermination, et hier soir encore, son obstination.
    Si les pressions qu'exercent sur lui certains responsables le contraignaient à renoncer, le passage de témoin se ferait dans la douleur, et ne manquerait pas de laisser des cicatrices.
    Je n'ai pas l'intention de m'engager dans des tractations partisanes ou des marchandages de poste, pour un gaulliste, ce n'est pas l'esprit de l'élection présidentielle.
    Je ne suis donc pas en mesure aujourd'hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d'un projet fédérateur et c'est pourquoi je confirme une bonne fois pour toutes que je ne serai pas candidat à la présidence de la République. C'est ce que je dirai à Nicolas Sarkozy et à François Fillon s'ils souhaitent me rencontrer.
     

    "Il est trop tard"


    Je mesure la déception que provoquera cette décision chez beaucoup et les reproches que paradoxalement elle me vaudra sans doute. Je redis ma reconnaissance, mon amitié, à tous ceux qui depuis des mois, des années m'ont accompagné, soutenu, encouragé.
    Je remercie ceux qui après avoir vivement critiqué ma ligne et mon projet trouvent aujourd'hui en moi le recours qu'ils recherchent mais il est trop tard.
    J'ajoute deux arguments qui me tiennent à coeur, les Français veulent un profond renouvellement de leurs dirigeants politiques et à l'évidence je n'incarne pas ce renouvellement
    Cette aspiration de l'opinion me semble plus forte que le besoin de solidité et d'expérience
    Et deuxièmement, les récentes péripéties ont encore accru l'exigence d'exemplarité des Français vis-à-vis de leurs femmes et de leurs hommes politiques et ici encore je ne peux répondre pleinement à cette exigence même si la justice qui m'a condamné m'a exonéré de tout enrichissement personnel
    Je ne vais pas livrer mon honneur et la paix de ma famille en pâture aux démolisseurs de réputation
    Je le répète pour moi il est trop tard, il n'est évidemment pas trop tard pour la France, il n'est jamais trop tard pour la France.

    Notre pays est malade, rétif aux réformes qu'il sait nécessaire, en colère contre ses élites politiques mais sensible aux promesses démagogiques, il vit aujourd'hui une terrible crise de confiance mais il a aussi de fortes capacités de rebond.
     

    Ses jeunes dont une partie hélas est en grande souffrance seront le ferment d'une renaissance française.
    Pour ma part, je continuerai à servir mes concitoyens en travaillant avec eux, ici, dans notre belle ville de Bordeaux et dans sa métropole.
    Je ne me priverai pas d'exprimer mon point de vue sur les grandes questions d'avenir, le relèvement de la France, de son économie, de ses finances publiques, de sa protection sociale, le combat pour une nouvelle Europe capable de défendre nos intérêts communs mais aussi de jouer son rôle de messager de paix dans un monde où les nationalismes et les protectionnismes font ressurgir des bruits de guerre. Et aussi la sauvegarde de la planète, la transformation numérique de nos économies, de nos sociétés, peut-être de notre humanité.
    Voilà quelques-uns des défis que devra relever celui qui portera les couleurs de la droite et du centre dans quelques semaines et je l'espère durant le prochain quinquennat. Vive la République et vive la France."
  • La droite est "fracturée" pour Philippe Gosselin
     
    Le député de la Manche, proche d'Alain Juppé déclare sur BFMTV que "maintenant se pose la question du général en chef. Les derniers rebondissements ne sont pas encore connus. On est dans une situation proche de l'impasse, la droite française est durablement fracturée, il faudra des années pour s'en remettre." 
  • L'idée de désigner François Baroin pour remplacer François Fillon ressort
     
     
  • Jean-François Copé soutient François Fillon, "le seul candidat".
  • Fabienne Keller, ancienne porte-parole d'Alain Juppé a annoncé: "Nous sommes dans un feuilleton terrifiant". Selon elle, "avec Fillon, on [la droite] ne passe pas au second tour. Il faut trouver une autre solution".
  • Pour Alexis Bachelay, porte-parole de Benoît Hamon, l'affaire Fillon est un frein à la campagne du candidat de gauche. 
     
  • Pour Jean-Christophe Lagarde, il faut changer de candidat

    Le président de l'UDI, a affirmé à l'AFP qu'il fallait que le parti Les Républicains "change de candidat pour avoir une chance de gagner". Selon lui, François Fillon ne "rassemble plus personne".  "Nous sommes une majorité à continuer à vouloir un accord avec LR. Il faut que LR change de candidat pour avoir une chance de gagner", a déclaré le député-maire de Drancy. 

    • François Fillon déclare "ne pas être autiste", une association saisit le CSA

      Invité au JT de France 2 dimanche soir, le candidat de la droite défend le fait de vouloir rester candidat à la présidentielle et dit à plusieurs reprises, "je ne suis pas autiste". À la suite de cette déclaration, François Fillon s'attire les foudres des internautes et associations. 
      Lire l'article sur Le Soir+ et Le Soir.be
       
      ©Reuters
    • Alain Juppé propose aux journalistes de décrypter son discours pour savoir s’il soutient François Fillon

    • Une rencontre entre Christian Jacob et François Fillon

      Selon Le Figaro, le président du groupe LR à l'Assemblée, mandaté par les sarkozystes, aurait rencontré le candidat de la droit ce matin afin de faire le point sur la situation, et envisager une sortie de l'impasse. Le candidat se serait montré "ouvert" au dialogue. 

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