Frappes en Syrie

    Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont mené samedi des frappes ciblées contre la Syrie pour punir le régime de Bachar al-Assad accusé par Donald Trump d’avoir mené des attaques chimiques «monstrueuses».

     

    Suite à ces frappes, la Russie a convoqué une réunion d'urgence au Conseil de sécurité de l'ONU pour condamner "cette agression armée".  Les Russes n’ont cependant pas réussi à faire adopter leur résolution, ne recueillant pas les neuf voix nécessaires à son approbation.

     

    Le régime à Damas a dénoncé samedi l’opération militaire menée contre des cibles en Syrie par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, estimant qu’elle était «vouée à l’échec» et y voyant une «violation flagrante» du droit international.

    «L’agression tripartite contre la Syrie est une violation flagrante du droit international (...) et elle sera vouée à l’échec», a rapporté l’agence officielle Sana.

    Les frappes militaires occidentales en Syrie reviennent à «insulter le président russe», un acte qui sera suivi de conséquences, a averti vendredi l’ambassadeur de Russie à Washington, Anatoli Antonov.

    «Nous avions averti que de tels actions appelleraient des conséquences», a écrit le diplomate dans un communiqué. «Nos mises en garde ont été ignorées», a-t-il déploré

    Frappes ciblées contre la Syrie, un «message clair à Assad»

    Les frappes menées pendant une heure contre le programme d’armement chimique de la Syrie par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont envoyé un «message clair» au président syrien Bachar al-Assad, a estimé le ministre américain de la Défense Jim Mattis.

     

    «Il est clair que le régime Assad n’avait pas reçu le message l’an dernier», a déclaré M. Mattis, rappelant la frappe américaine d’avril 2017 sur la base militaire d’Al-Chaayrate, près de Homs, après une attaque à l’arme chimique imputée à Damas.

     

    «Cette fois-ci, nos alliés et nous avons frappé plus fort. Nous avons lancé un message clair à Assad et à ses lieutenants: ils ne doivent pas perpétrer une autre attaque à l’arme chimique car ils devront rendre des comptes», a ajouté le ministre de la Défense au cours d’une rare conférence de presse.

     

    «Il est temps pour toutes les nations civilisées de s’unir de façon urgente et de mettre fin à la guerre civile en Syrie en appuyant le processus de paix des Nations Unies à Genève», a-t-il conclu.

     

    Le chef d’état-major, le général Joe Dunford, a indiqué que les forces occidentales avaient frappé vendredi à 21H00 (01H00 GMT samedi) trois cibles liées au programme d’armement chimique syrien, l’une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs, dans le centre de la Syrie.

     

    A 22h, ces frappes étaient «terminées», a ajouté le général Dunford, précisant qu’aucune perte américaine n’était à déplorer.

    La Syrie, qui a résisté pendant des années à «une agression terroriste», a été frappée par l’opération militaire occidentale alors qu’elle avait «une chance d’avoir un avenir pacifique», a déclaré samedi le ministère russe des Affaires étrangères.

    «Un coup a été porté contre la capitale d’un Etat souverain qui a tenté pendant de nombreuses années de survivre au milieu d’une agression terroriste», a écrit sur Facebook la porte-parole du ministère, Maria Zakharova. Les frappes occidentales contre la Syrie interviennent «au moment où elle avait une chance d’avoir un avenir pacifique», a-t-elle déclaré, se référant au fait que les forces gouvernementales syriennes soutenues par la Russie ont repris une grande partie des territoires qui étaient tenus par les groupes rebelles.

    L’OTAN apporte son «soutien» aux frappes menées par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni contre la Syrie, selon un communiqué publié tôt samedi matin à Bruxelles.

    «Elles vont réduire la capacité du régime à mener d’autres attaques contre le peuple de Syrie avec des armes chimiques», a affirmé le secrétaire général de l’Alliance atlantique Jens Stoltenberg dans ce communiqué.

    L’organisation Amnesty International a demandé samedi de «minimiser le tort» causé aux civils dans les frappes aériennes menées en Syrie par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni contre le régime de Bachar al-Assad.

    «Le peuple syrien a déjà enduré six années d’un conflit dévastateur, et des attaques chimiques dont beaucoup sont des crimes de guerre», déplore l’ONG. «Toute les précautions doivent être prises pour minimiser le tort causé aux civils dans les actions militaires» menées en représailles à l’usage présumé d’armes chimiques par Damas contre sa population, a-t-elle exigé.

    L’opposition démocrate au Congrès des Etats-Unis a réagi samedi à l’annonce des frappes contre la Syrie en soulignant que toute action militaire ultérieure d’envergure nécessiterait une vision stratégique précise — et un vote du Congrès.

    Le président Donald Trump a précisé que les «frappes de précision» pourraient se poursuivre «jusqu’à ce que le régime syrien arrête d’utiliser des agents chimiques interdits».

    Mais la cheffe de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a appelé le président à présenter un plan détaillé devant le Congrès s’il veut étendre son action militaire.

    «Une nuit de frappes aériennes ne peut se substituer à une stratégie cohérente», a commenté Mme Pelosi dans un communiqué.

    Syrie: aucune des frappes n’a eu lieu près des bases russes

    Le ministère russe de la Défense a annoncé samedi qu’aucune des frappes occidentales en Syrie n’avait atteint les abords des bases aérienne et navale russes sur le territoire syrien.

    «Aucun des missiles de croisière tirés par les Etats-Unis et par leurs alliés n’est entré dans la zone de responsabilité des défenses aériennes russes qui protègent les installations à Tartous et à Hmeimim», a indiqué le ministère dans un communiqué cité par l’agence de presse d’Etat RIA Novosti. Les forces russes disposent d’une base navale à Tartous et d’une base aérienne à Hmeimim.

    L’Iran, principal allié régionale de Damas, a mis en garde samedi contre les «conséquences régionales» des frappes ciblées menées par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni contre la Syrie tout en les condamnant «fermement».

    «Les Etats-Unis et leurs alliés, sans aucune preuve et avant même une prise de position de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ont menée cette action militaire (...) contre la Syrie et sont responsables des conséquences régionales de cette action aventuriste», a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires, selon son canal Telegram.

    Six soldats syriens blessés par les frappes en Syrie

    Au moins six soldats syriens ont été blessés lors des frappes menées tôt samedi par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, en représailles à une attaque chimique supposée du régime syrien, a indiqué une source militaire syrienne à DPA, l’agence de presse allemande.

    Selon cette source, un dépôt militaire près de Sheen, à l’ouest d’Homs, a été détruit lors de l’attaque. Six soldats ont été blessés. Selon l’agence de presse syrienne Sana, contrôlée par le régime, trois civils ont également été blessés lors de ces frappes. Les attaques menées près de Barzeh, au nord-est de Damas, n’ont elles causé que des dégâts matériels selon Sana.

    Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé samedi tous les Etats membres à faire preuve de retenue et à s’abstenir de tout acte qui pourrait conduire à une escalade après les frappes occidentales contre la Syrie.

    «J’appelle tous les Etats membres à faire preuve de retenue dans ces circonstances dangereuses et à éviter tous les actes qui pourraient entraîner une escalade de la situation et aggraver les souffrances du peuple syrien», a déclaré dans un communiqué M. Guterres, qui a reporté un voyage prévu en Arabie saoudite pour gérer les suites de l’action militaire lancée par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France.

    L’opération militaire menée par les Etats-Unis, le Royaume Uni et la France est «légitime», «proportionnée et ciblée», a déclaré samedi le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

    «L’escalade chimique en Syrie n’est pas acceptable», a ajouté M. Le Drian au cours d’une déclaration à l’Elysée avec la ministre de la Défense Florence Parly.

    Syrie: les frappes ont visé le principal centre de recherche chimique et deux sites de production 

    Les frappes menées dans la nuit par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France ont visé «le principal centre de recherche» et «deux centres de production» du «programme clandestin chimique» du régime syrien, a annoncé samedi la ministre des Armées Florence Parly.

    «C’est la capacité de développer, de mettre au point et de produire des armes chimiques qui est atteinte», a-t-elle ajouté au cours d’une déclaration à l’Elysée. «Le but est simple: empêcher le régime de faire à nouveau usage d’armes chimiques», a-t-elle ajouté.

    La France veut «travailler dès maintenant à la reprise» du processus politique dans la crise syrienne, a déclaré samedi son chef de la diplomatie quelques heures après des frappes occidentales sur la Syrie en représailles à une attaque chimique présumée.

    «Un plan de sortie de crise doit être trouvé, avec une solution politique. Nous sommes prêts à y travailler dès maintenant avec tous les pays qui peuvent y contribuer», a déclaré Jean-Yves Le Drian lors d’une déclaration conjointe avec la ministre des Armées Florence Parly.

    La France a mobilisé à la fois des frégates multimission en Méditerranée et des avions de chasse pour frapper en Syrie, a déclaré samedi la ministre française des Armées Florence Parly lors d’une allocution à l’Elysée.

    «Des frégates multimissions, accompagnées de bâtiment de protection et de soutien, ont été déployées en mer Méditerranée. Dans le même temps un raid aérien est parti en début de nuit de plusieurs bases aériennes en France afin de rejoindre les côtes de la Syrie», a détaillé Mme Parly, ajoutant: «ces différents moyens ont tiré de manière parfaitement coordonnée des missiles de croisière (...) en étroite synchronisation avec nos alliés américains et britanniques».

    Les Etats-Unis et leurs alliés ont tiré plus de 100 missiles sur la Syrie, et «un nombre significatif» d’entre eux ont été interceptés par les forces syriennes, a affirmé samedi le ministère russe de la Défense.

    «Plus de 100 missiles de croisière et missiles air-surface ont été tirés par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France depuis la mer et l’air sur des objectifs syriens militaires et civils», a indiqué le ministère dans un communiqué cité par l’agence de presse officielle RIA Novosti. «Un nombre significatif» de ces missiles ont été abattus par la défense aérienne syrienne, a ajouté le ministère russe.

    Le régime syrien a dénoncé samedi une «agression barbare et brutale» des Occidentaux, après les frappes menées peu avant l’aube par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne contre des bases militaires, a rapporté l’agence officielle Sana.

    Ces frappes visent à «entraver» une mission de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui devait entamer samedi son enquête à Douma sur une attaque chimique présumée, selon Sana. L’agence cite une source au ministère des Affaires étrangères qui accuse les Occidentaux de chercher ainsi à dissimuler «leurs mensonges».

    Israël a justifié samedi les frappes américaines, françaises et britanniques en Syrie en affirmant que le régime de ce pays continue ses «actions meurtrières».

    «L’an dernier, le président américain Donald Trump a fait savoir que l’utilisation d’armes chimiques reviendrait à violer une ligne rouge. Cette nuit sous la direction américaine, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont agi en conséquence. La Syrie continue ses actions meurtrières», a ajouté un responsable israéien, qui a requis l’anonymat.

    La Russie n’a pas utilisé ses systèmes de défense antiaérienne en Syrie pour contrer les frappes occidentales contre des installations du régime de Damas, a indiqué samedi le ministère russe de la Défense.

    «Les systèmes de défense antiaérienne russes se trouvant sur le territoire syrien n’ont pas été utilisées pour contrer les frappes de missiles» des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne, a affirmé le ministère, cité par les agences russes.

    La Turquie a jugé samedi que les frappes occidentales visant le régime syrien constituaient une «réaction appropriée» à l’attaque chimique présumée menée il y a une semaine à Douma qui a fait des dizaines de morts.

    Le Canada a également apporté son soutien, son Premier ministre, Justin Trudeau, déclarant que le pays condamnait «fermement l’utilisation d’armes chimiques dans l’est de la Ghouta, en Syrie».

    «Nous saluons cette opération qui exprime la conscience de l’humanité tout entière face à l’attaque de Douma que tout porte à attribuer au régime» syrien, a affirmé un communiqué du ministère turc des Affaires étrangères.

    Depuis Lima, où il assiste au sommet des Amériques, Justin Trudeau a aussi soutenu «la décision des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France de prendre des mesures pour diminuer la capacité du régime de lancer des attaques par armes chimiques contre ses propres citoyens». «Nous continuerons à travailler avec nos partenaires internationaux pour enquêter sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie», a-t-il ajouté.

    Le guide iranien Khamenei qualifie de «criminels» Trump, Macron et May. 

    Le ministre britannique de la Défense, Gavin Williamson, a déclaré samedi que la mission menée par l’armée de l’air britannique contre un complexe militaire en Syrie semblait «particulièrement réussie».

    «Tous nos équipages sont rentrés sains et saufs, et les premières indications montrent que la mission semble très réussie», a déclaré le ministre au micro de la radio BBC 4. L’armée britannique a «joué un rôle important dans la détérioration de la capacité du régime syrien à utiliser des armes chimiques à l’avenir», a-t-il ajouté.

    La Russie a annoncé samedi convoquer une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU après les frappes menées par les Etats-Unis et leurs alliés contre le régime de Damas en Syrie.

    «La Russie convoque une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU pour évoquer les actions agressives des Etats-Unis et de leurs alliés», a indiqué le Kremlin dans un communiqué.

    Le président du Conseil européen Donald Tusk a affirmé samedi que l’UE «se tiendra aux côtés de ses alliés du c��té de la justice» après les frappes occidentales contre la Syrie.

    «Les frappes des USA, de la France et du Royaume uni montrent clairement que le régime syrien, avec la Russie et l’Iran, ne peut continuer cette tragédie humaine, du moins non sans coût», a estimé le Polonais Donald Tusk dans un tweet.

     
    L’armée russe a affirmé samedi que les frappes menées par les Etats-Unis et leurs alliés contre le régime de Bachar al-Assad en Syrie n’avaient fait «aucune victime» civile ou militaire.

    «Selon des informations préliminaires, il n’y a aucune victime au sein de la population civile ou de l’armée syrienne», a déclaré le général Sergueï Roudskoï lors d’une conférence de presse.

    Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France Insoumise, a dénoncé samedi les frappes menées contre la Syrie «sans preuve» d’attaque chimique ni mandat de l’ONU par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne.

    «Les frappes contre la Syrie se font sans preuve, sans mandat de l’ONU et contre elle, sans accord européen et sans vote du Parlement français», s’est emporté sur Twitter le député des Bouches-du-Rhône. 

     

    «C’est une aventure de revanche nord-américaine, une escalade irresponsable», a-t-il dénoncé, jugeant que «la France mérite mieux que ce rôle». «Elle doit être la force de l’ordre international et de la paix», a estimé M. Mélenchon.

     

    La France souhaite «travailler sérieusement» avec la Russie pour parvenir à «une solution politique» en Syrie, a indiqué l’Elysée après les frappes menées dans la nuit contre le régime de Damas.

    Le président Emmanuel Macron «souhaite maintenir le dialogue sur la Syrie avec le président (Vladimir) Poutine», la Russie étant «un acteur majeur pour une solution politique» dans ce pays, selon la présidence. La France souhaite «travailler sérieusement» vers cet objectif, a-t-elle ajouté.

    Le groupe rebelle syrien Jaich al-Islam a estimé samedi que les raids occidentaux contre les positions militaires du régime représenteraient «une farce» tant que le président Bachar al-Assad resterait au pouvoir.

    «Punir l’instrument du crime alors que le criminel est maintenu. Une farce», a estimé sur son compte twitter Mohammed Allouche, un haut responsable du groupe rebelle Jaich al-Islam, qui contrôlait Douma, la ville où s’est déroulée l’attaque chimique présumée ayant entraîné les frappes de représailles occidentales.

    Les frappes occidentales de samedi en Syrie ont détruit une «bonne partie de l’arsenal chimique» du régime syrien, a affirmé le chef de la diplomatie française.

    «Une bonne partie de son arsenal chimique a été détruite», a déclaré Jean-Yves Le Drian sur la chaîne BFMTV. «Beaucoup a été détruit par les frappes de cette nuit», a-t-il insisté.

    Nouvelle «intervention» militaire en cas de nouvelle attaque chimique

    Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a prévenu samedi qu’«il y aurait une autre intervention» militaire en cas de nouvelle attaque chimique en Syrie, après les frappes occidentales de la nuit de vendredi à samedi dans ce pays.

    «Sur la question de l’arme chimique, il y a une ligne rouge qu’il ne faut pas franchir et si d’aventure elle était refranchie, il y aurait une autre intervention», a déclaré le ministre sur la chaîne BFMTV, ajoutant: «mais je pense que la leçon sera comprise». Il a précisé par ailleurs que la visite fin mai du président Emmanuel Macron en Russie, alliée de Damas, n’était «pas remise en cause».

    La Chine «opposée à l’usage de la force», appelle à revenir «au cadre du droit international»

    La Chine a rappelé samedi être «opposée à l’usage de la force dans les relations internationales» après les frappes menées en Syrie par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Unis, appelant à un retour «dans le cadre du droit international» et à une «solution politique».

    «Nous nous opposons constamment à l’usage de la force dans les relations internationales (...) Nous appelons les parties concernées à revenir dans le cadre du droit international», a déclaré Mme Hua Chunying, porte-parole de la diplomatie chinoise, dans un communiqué. «La Chine croit qu’une solution politique est la seule issue possible pour la crise syrienne».

    Le président Bachar al-Assad s’est dit samedi plus déterminé que jamais à «lutter contre le terrorisme» en Syrie, après des frappes occidentales menées contre des installations militaires de son régime en représailles à une attaque chimique présumée.

    «Cette agression ne fait que renforcer la détermination de la Syrie à continuer de lutter et d’écraser le terrorisme, sur chaque parcelle de territoire», a assuré M. Assad lors d’un entretien téléphonique avec son homologue iranien Hassan Rohani, selon la présidence syrienne.

    Selon les ONG, les objectifs ciblés étaient «complètement vides» de combattants
     
    Les cibles visées samedi par les frappes américaines, françaises et britanniques étaient «complètement vides», leurs personnels ayant été évacués «il y a plus de trois jours», a affirmé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
     

    La France et les Etats-Unis ont rappelé en milieu de semaine leur avion ravitailleur KC-135 engagé dans un exercice aérien européen se déroulant au départ des Pays-Bas dans la perspective d’attaques contre le régime du président syrien Bachar al-Assad, a appris Belga samedi de sources militaires.

    Ll’OIAC va poursuivre sa mission d’enquête sur l’attaque chimique présumée

    Les experts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques vont poursuivre leur mission d’enquête sur l’attaque chimique présumée de Douma malgré les frappes aériennes occidentales ciblées lancées samedi en Syrie, a annoncé l’OIAC.

    «L’équipe d’enquêteurs de l’OIAC va continuer son déploiement» en Syrie «afin d’établir les faits relatifs aux allégations d’utilisation d’armes chimiques à Douma», a déclaré l’organisation dans un communiqué. Une équipe de l’OIAC devait entamer samedi à Douma, près de Damas, son enquête sur l’attaque chimique présumée menée le 7 avril.

    Pour le PTB, l’attaque menée samedi par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France en Syrie «constitue non seulement un grave danger d’escalade internationale mais aussi une violation flagrante et inacceptable du droit international», réagit-il dans un communiqué.
     
    Georges Dallemagne (CDH) est lui d’un tout autre avis: l’utilisation supposée d’armes chimiques par la Syrie rendait la réaction «des alliés de l’Otan indispensable».

    Le Conseil de sécurité de l’ONU va se réunir ce samedi à 15h GMT, donc à 17h, heure belge. 

    Donald Trump après les frappes en Syrie: «Merci à la France et au Royaume-Uni, mission accomplie!»

    Le «résultat» des frappes menées dans la nuit par les Etats-Unis avec la France et le Royaume-Uni contre le régime syrien «n’aurait pu être meilleur», s’est félicité samedi matin Donald Trump.

     

    Les Etats-Unis ont affirmé samedi avoir «frappé avec succès» toutes les cibles syriennes prévues par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni.

    «Nous ne cherchons pas à intervenir dans le conflit en Syrie mais nous ne pouvons permettre de telles violations des lois internationales», a déclaré une porte-parole du Pentagone, Dana White, au cours d’une conférence de presse. «Nous avons frappé avec succès chaque cible», a-t-elle ajouté.

    L’Open Vld et le CD&V ont indiqué samedi soutenir la réaction du Premier ministre concernant les frappes occidentales en Syrie. Charles Michel a expliqué «comprendre» l’action militaire tout en prônant des négociations politiques afin d’éviter toute escalade. 

    «Nous soutenons et comprenons l’action commune en Syrie», a écrit la présidente des libéraux flamands Gwendolyn Rutten. «L’usage d’armes chimiques est une ’ligne rouge’ et le restera. Le Premier ministre Charles Michel peut compter sur l’Open VLD

    La Russie a fait circuler samedi, peu avant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité réclamée par Moscou, un projet de résolution demandant à l’ONU de condamner «l’agression» armée occidentale contre la Syrie.
     
    Ce projet de cinq paragraphes fait part d’une «grande inquiétude» face à «l’agression» contre un Etat souverain, qui viole, selon Moscou, «le droit international et la Charte des Nations unies».

    La réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la Syrie, à la demande de la Russie, a débuté. 

    A l’ouverture des débats, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé de son côté les membres du Conseil de sécurité à «agir en accord avec la Charte des Nations unies et dans le cadre du droit international» lorsqu’il est question de «paix et sécurité».

    Les frappes occidentales en Syrie «offrent au terrorisme une opportunité de se développer après avoir été détruit en Irak et largement repoussé en Syrie», a accusé samedi le ministère irakien des Affaires étrangères.

    Les pays de l’Otan apportent leur «plein soutien» aux frappes menées par l’Occident en Syrie


    Emmanuel Macron estime que le Conseil de sécurité de l’ONU doit «maintenant» reprendre «l’iniative». 

    La Russie échoue lors d’un vote à l’ONU à faire condamner les frappes occidentales


    Le président israélien Netanyahu affirme son «soutien total» aux frappes contre la Syrie. 

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