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Grand débat des jeunes électeurs

  • Troisième thème: la mobilité
    Didier Gosuin: "C'est infaisable, impayable en réalité d'offrir la gratuité à tout le monde. C'est démagogique de dire le contraire. Bien sûr, il faut des tarifs adaptés aux jeunes. Et oui, il faut revoir la fiscalité automobile et encourager les deux-roues. Nous proposons de supprimer toute taxe sur les deux-roues de moins de 125CC."

    Joëlle Milquet: "La gratuité, oui, mais de manière ciblée. Les enfants jusqu'à 12 ans ont déjà droit à la gratuité. Je laisse rarement mes petites-filles aller seules dans le métro avant 12 ans." Le CDH propose donc des mesures pour les jeunes jusqu'à 24 ans, peut-être pas la gratuité mais en tout cas des tarifs réduits. "Je suis pour les vélos électriques, Bruxelles a un certain relief. Et puis, quand on donne des avantages pour une voiture de société, pourquoi ne pas donner aussi des avantages pour les vélos ... Il faut un vrai changement et cela passe aussi par des parkings à vélos ..."

    Didier Reynders: "On peut revaloriser les bourses d'études. Mais la gratuité, cela n'existe pas. Il y a toujours quelqu'un qui paie. On ne fait pas circuler des trains, des métros, des trams gratuitement. Si ce n'est pas l'utilisateur qui paie, c'est le contribuable. La politique de la gratuité, ce n'est pas une solution. Pour le vélo, j'aimerais bien qu'on soit pionnier, à Bruxelles, en "Villo électrique". Regardez la topographie de Bruxelles: vous prenez une douche chaque fois que vous prenez le vélo. Enfin, il faut adapter l'infrastructure routière aux vélos. Rue de la Loi, voulait-on en fait tuer les cyclistes? Vous avez vu comment elle est tracée ?"

    Laurette Onkelinx: "Vous payez votre abonnement 120 euros par an, 80 pour le suivant. Pour les étudiants au CPAS ou boursiers, il faut trouver des formules adéquates. Il faut rendre la ville aux vélos et aux piétons. Moi, je ne fais pas des propositions, comme Didier, pour l'an 2150. On pourra boucler pour la prochaine législature les itinéraires cyclables. Mais moins de voitures, cela suppose aussi plus d'offres en matière de transports en commun. "

    Christos Doulkeridis: "La gratuité coûterait beaucoup à tous les contribuables, cela n'a pas beaucoup de sens. Les choses ont évolué. La part des transports en commun est passée de 14% à 26%. La part de la voiture est en diminution, celle des piétons augmente. Le vélo est en légère augmentation. C'est vrai, il y a un problème de sécurité. Mais, c'est vrai, il y a également un problème de répartition des différents modes de transport sur la voirie. Plus de place pour le tram, ça veut dire moins de place pour la voiture. Nous devons assumer ça."
    par Gil Durand (Le Soir) édité par Le Soir 3/25/2014 6:59:46 PM
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