Lutgen lance un appel au MR, à Ecolo et à Défi pour des gouvernements sans le PS

  • Le président du CDH s'exprime en ce moment, peu après son bureau politique.

  • Le CDH veut éjecter le PS des gouvernements: le verbatim de la conférence de presse de Benoit Lutgen 


    "Ces derniers mois, ces derniers jours ont été rythmés par des affaires à rebondissements.

    La cupidité de certains a dépassé tout entendement.
    Leur « conscience » sociale a été emportée par l’appât du gain.  S’octroyer des jetons de présence au dépend de couvertures pour les plus démunis est choquant. A vrai dire, comme chaque citoyen, je suis, au plus profond de moi-même, dégouté.

    Notre génération politique a le devoir de changer le cours des évènements.

    Les affaires, la soif d’argent de certains élus freinent la transformation de nos régions.
    Les efforts sont pourtant gigantesques. Mais il faut le constater avec lucidité : les murs de la mauvaise gouvernance empêchent de franchir les étapes du renouveau total de notre paysage économique, social et environnemental.

    Le travail et les engagements vers plus de prospérité pour tous les Wallons et les Bruxellois ne peuvent plus être freinés. En aucun cas. Chaque scandale handicape l’action des gouvernements.
    Le désarroi d’une formation politique prend en otage l’action publique.

    Il serait trop facile de déclarer que le parti socialiste détient le monopole des affaires.  Beaucoup de ses membres et mandataires dont des personnalités de qualité, sont également choqués et révoltés par ces abus.
    Cependant, force est de constater qu’après 30 ans de pouvoir ininterrompu, le PS porte une responsabilité écrasante dans l’ampleur et la répétition des scandales.  

    La rupture est nécessaire. Elle doit être immédiate.

    Les francophones sont à la croisée des chemins. L’excellence de l’éducation est au cœur de notre projet de société.  Elle doit être la priorité absolue.  L’économie ne peut pas se consolider avec de nouvelles taxes. Elle doit se bâtir sur la confiance et l’esprit d’entreprendre. La solidarité doit pousser chacun et chacune vers le haut. L’environnement doit être une force de changement pour relever avec ambition le défi climatique et la transition énergétique. Le secteur associatif doit être libéré, encouragé et non pas brimé. La politique doit servir et non pas le politique se servir.

    Ce n’est pas un risque que je vous propose. C’est un espoir.

    Je lance donc un appel au MR, à Ecolo, à DéFi et à tous ceux qui partagent ce constat.
    Un appel pour mettre en place de nouvelles majorités positives en Région wallonne, en Région bruxelloise et en Fédération Wallonie - Bruxelles. Il est temps, au vu des derniers scandales, de permettre aux francophones d’accélérer la voie du redressement et de la prospérité pour tous, avec la volonté acharnée de la performance, de l’éthique et de la bonne gouvernance.  Cela passera notamment par une réduction drastique des outils et organismes publics et par l’exemplarité de chacun.

    Ce changement de cap doit également être l’occasion, je le souhaite, d’un nouvel élan citoyen pour rassembler tous ceux et toutes celles qui veulent en profondeur offrir de nouvelles perspectives.
    Nous en avons la force, nous en avons les capacités, nous en avons les ressources.  Les Francophones regorgent de talents et de valeurs fortes.  Mobilisons-les.

    C’est notre engagement.  Ayons confiance !"

    Benoît Lutgen"

  • Ecolo va se réunir dans l'après-midi
    Contactée par "Le Soir", Zakia Khattabi (co-présidente d'Ecolo) s'est dite "surprise". Elle réunira cet après-midi les instances d'Ecolo.
    par Gil Durand (Le Soir) édité par Claude de Decker (Le Soir) 6/19/2017 12:00:40 PM
  • Gosuin (Défi) accueille froidement l'annonce du CDH
    Alors qu'il était en conférence de presse, Didier Gosuin (Défi) a accueilli froidement l'annonce du CDH: "Pour le CDH, c'est une manière de se redonner du poids mais ce n'est pas une méthode de mettre les gouvernements cul par dessus tête". "Je suis également très critique à l'égard du PS mais le MR et le CDH ont aussi leurs affaires. Ils n'ont de leçon à donner à personne. Et ce n'est pas en voulant changer l'attelage gouvernemental que le CDH fera oublier qu'il a été le compagnon de route des socialistes pendant de nombreuses années. Je n'aime pas ces jeux politiciens", a-t-il expliqué.
    par Gil Durand (Le Soir) édité par Claude de Decker (Le Soir) 6/19/2017 12:04:55 PM
  • Quelle majorité maintenant?
    Benoît Lutgen a demandé au MR, Ecolo et Défi de former une majorité sans le PS aux gouvernements wallon, bruxellois et de la Communauté française. Quelles suites possibles ? En fait de majorité alternative, CDH et MR ont un siège de majorité au parlement wallon, mais n'ont pas la majorité à deux à la Communauté française. Evidemment, les majorités sont plus large si Ecolo devait se joindre au CDH-MR en Wallonie, et Défi devait décider d'évincer le PS à Bruxelles lui-aussi.
    A noter qu'avec son "coup", le CDH prend des risques relatifs, car aucune majorité n'est possible sans lui en Wallonie - sauf à imaginer une alliance PS-MR invraisemblable à ce stade.
     
    par Gil Durand (Le Soir) édité par Claude de Decker (Le Soir) 6/19/2017 12:07:21 PM
  • Une motion de méfiance devra être lancée pour changer de gouvernement 

    L’appel lancé au MR, à Ecolo et à Défi par Benoît Lutgen ne pourra se concrétiser que si les parlements des deux entités concernées votent une motion méfiance à l’égard de la coalition PS-CDH sortante. Celle-ci doit être déposée par huit députés au moins et doit aussi proposer un nouveau gouvernement ou le changement d’un ou de plusieurs ministres. Le vote de la motion doit intervenir après un délai de 48 heures. Cette procédure parlementaire suppose bien sûr un accord politique préalable entre les formations qui formeront la nouvelle coalition et l’adoption d’une nouvelle déclaration de politique régionale. (Eric Deffet)

     

  • Le MR répond « favorablement »- Le communiqué d'Olivier Chastel 

    " Le président du MR Olivier Chastel prend acte de l’annonce faite par le président du cdH. Cette annonce confirme le constat posé par le MR. « Depuis plusieurs mois, nous ne cessons de dénoncer l’inertie des gouvernements fédérés », déclare Olivier Chastel. « En Wallonie, en Fédération Wallonie-Bruxelles et à Bruxelles, les ministres-présidents socialistes consacrent leurs forces à sauver leur parti. La gestion des entités fédérées passe totalement au second plan ».

    « Le redressement des entités fédérées est vital. Le MR répondra donc favorablement à un appel au dialogue politique sur l’avenir des entités fédérées », conclut Olivier Chastel. Le bureau du MR se réunira dès ce soir afin d’examiner la situation politique." 

  • Le PS toujours en réunion
    L'information a été annoncée aux membres du bureau du PS en cours de bureau par Elio Di Rupo. Le président du PS est, depuis, en réunion avec les ministres PS des gouvernements wallons, bruxellois et de la Communauté française. 
  • Olivier Maingain (Défi): "Lutgen veut juste sauver son parti!"
    Depuis Montréal, où il se trouve à une réunion des maires de la francophonies, Olivier Maingain, président de Défi, nous déclare: "De la part de Benoît Lutgen, c'est une opération de tentative de sauvetage du CDH. Si ce parti avait voulu avancer réellement dans la gouvernance, il pouvait le faire ces dernières années, il est au pouvoir en Wallonie comme à Bruxelles. Pour le reste, en terme d'affaires et de bonne gouvernance, le PS et le MR sont à égalité dans les dérapages, ce sont ces deux partis qui gouvernent à Bruxelles-Ville, je le rappelle. Les trois partis traditionnels ont tous les trois de grosses responsabilités". 
     
  • La réaction du PTB 
     
     
     
     
  • La réaction de Rudi Vervoort, depuis Montréal
    "C'est une drôle de manière de faire de la politique autrement", a expliqué le ministre-président bruxellois, qui a décidé de précipiter son retour de Montréal et prendra un avion dès ce soir.
     
     
  • La réaction du Premier ministre Charles Michel
     

    Le Premier ministre Charles Michel a indiqué sur Twitter qu'il ne souhaitait pas modifier la composition de la majorité fédérale, quel que soit le changement de majorité décidé dans les trois entités fédérées concernées par l’appel du cdH.

  • La réaction Bart De Wever 
     

    «Les événements qui touchent le paysage politique francophone sont à regarder avec intérêt. Mais cela n’aura, pour nous, aucune répercussion au niveau fédéral», a assuré lundi le président de la N-VA. «La N-VA est aux affaires en Flandre et au fédéral et nous travaillons dur chaque jour au changement. En Flandre, nous avons un budget en équilibre et nous réalisons une rationalisation dans l’administration. Grâce aux mesures prises par le gouvernement fédéral, les charges ont diminué, donnant ainsi de l’air au secteur privé. Nous voulons donc poursuivre le travail de manière stable jusqu’en 2019», a indiqué Bart De Wever.

  • La réaction du PS: "Face aux difficultés, le CDH déserte"
     
    Elio Di Rupo dit avoir pris acte "de la trahison du CDH" et "il invite tout un chacun à ne pas être dupe des justifications invoquées" par Benoît Lutgen.
     
    Dans son communiqué, le PS poursuit: "A l’heure où le PS se positionne clairement en faveur du décumul, le CDH a manifestement pris peur. Plusieurs formations politiques ont été concernées par les affaires. Le PS a déjà pris des mesures nécessaires pour restaurer la confiance des citoyens envers les institutions démocratiques. Le travail se poursuit en interne et le PS espère qu’il sera rejoint par d’autres formations politiques".

    Selon le PS, "le CDH a manifestement choisi de déserter", face aux difficultés. Et de conclure: "Pour sa part, le PS continue son travail pour améliorer le fonctionnement démocratique et répondre aux exigences des citoyens. Quelles que soient les circonstances, le PS, ses élus et ses militants se mobiliseront pour défendre les enjeux essentiels : le pouvoir d’achat, l’emploi, le logement, l’éducation…"
     
  • Ecolo réunit son bureau politique à 17 heures

    Les Verts francophones se réuniront un bureau politique à 17 heures, à la place des Barricades, à Bruxelles, à la suite de l’appel du président du cdH en direction de Défi, d’Ecolo et du MR à former une majorité sans les socialistes en Wallonie, et à Bruxelles. A bonne source, on a appris que les Verts n’avaient pas été informés préalablement de cet appel.

  • Le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ajourne tous ses travaux
     
    La semaine qui s’ouvre devait être consacrée aux travaux du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’agenda prévoyait des réunions de commission ce lundi après-midi. Elles ont évidemment été perturbées par l’annonce faite par Benoît Lutgen de débrancher la prise qui unissait PS et CDH au sein d’une même majorité. L’ambiance dans les couloirs du parlement avait un parfum de crise. Mais ce coup de tonnerre a aussi eu des conséquences immédiates sur les travaux parlementaires : les députés CDH ont refusé d’assurer le quorum en commission. Dans la foulée, une conférence des présidents s’est réunie et a décidé d’ajourner tous les travaux prévus cette semaine, y compris la séance plénière de mercredi. Sans majorité, celles-ci n’avaient plus guère de sens. (E.D.) 
    par Claude de Decker (Le Soir) édité par Louis Colart (Le Soir) 6/19/2017 3:06:54 PM
  • Réaction de Laurette Onkelinx : "C'est étonnant"
     
    "La vie politique n’est pas un long fleuve tranquille, souligne Laurette Onkelinx (PS). Les derniers rebondissements le confirment. Le partenaire CDH se retire donc de tous les gouvernements où il siège. C’est son droit, c’est étonnant.
     
    "Le PS connaît bien sûr des difficultés liées au comportement inacceptable de certains de ses membres" mais "il a pris le taureau par les cornes" selon la cheffe de file socialiste à la Chambre.
     
    "D’autres formations dont le CDH connaissent des problèmes d’ordre éthique avec certains de leurs membres" tacle la socialiste. "Le CDH quitte le gouvernement au moment où ces réformes de gouvernance sont en discussion dans les Parlements. C’est incompréhensible. Et cela cache sans nul doute d’autres objectifs."
     
    Laurette Onkelinx conclu en disant maintenir "notre assemblée le vendredi 23 juin" au PS bruxellois. "Les réformes éthiques internes dont le décumul des mandats ou des rémunérations ne peuvent pas attendre."
  • Le PTB ironise: "Le CDH tourne Kazakh"
     
    Germain Mugemangango, le porte-parole francophone du PTB, a réagi à la décision du CDH de former une majorité sans le PS. "Ainsi donc, le président du CDH, Benoît Lutgen, vient d'annoncer préférer gouverner en Régions wallonne et bruxelloise avec le MR du #Kazakhgate plutôt qu'avec le PS de #Publifin et du #Samusocial. Si c'est une tentative d'améliorer l'image de son parti, c'est mal barré", critique le PTB.
    "On ne sort pas des affaires en changeant des têtes, mais en s'en prenant à un système qui implique depuis de longues années tous les partis traditionnels", estime Germain Mugemangango.
  • L’intergroupe parlementaire de Défi se réunira mardi midi
     
    L’Intergroupe parlementaire de Défi se réunira mardi midi au siège du parti pour analyser les suites à donner à l’annonce par le président du CDH.
  • Zakia Khattabi (Ecolo): "La question du gouvernement ne se pose pas"
     
    La co-présidente d’Ecolo Zakia Khattabi refuse de réduire le débat de la gouvernance à une question de gouvernement ou de casting ministériel, a-t-elle indiqué lundi soir sur la RTBF, à l’issue d’une réunion de son parti, qui présentera mercredi aux différents partis politiques ses propres propositions de gouvernance.
    "Ce qui se joue aujourd’hui n’est pas une question de casting ou de gouvernement, mais de gouvernance", a affirmé Mme Khattabi. Celle-ci reconnaît que son parti a été pris par surprise par l’annonce du président du CDH Benoît Lutgen, et évoque une prise en «otage».
    Elle doute fortement de la sincérité de la motivation du CDH. "Entre hier, où les ténors du CDH disaient du bien du cumul, et aujourd’hui où ils parlent de changement de casting et de tête, ils sont changé de perspective", s’est étonnée la co-présidente d’Ecolo. 
     
    "C’est un joli coup du CDH, mais c’en est fini des petits jeux politiciens".
     
    Pour son parti, "la question du gouvernement ne se pose pas". "Nous mettrons dès mercredi des propositions de gouvernance sur la table, à l’intention de l’ensemble des partis", a-t-elle ajouté.
     
  • Au parlement bruxellois, c’est ’business as usual’, enfin presque
     
    En dépit de l’annonce par le président du CDH Benoît Lutgen de ne plus vouloir gouverner avec le PS, le parlement bruxellois a maintenu lundi après-midi la discussion de textes et une série de questions et d’interpellations en commissions. L’actualité a toutefois contraint le président de la Commission des Finances, Charles Picqué (PS), à céder son siège à... Armand De Decker (MR), l’ex-président du Sénat, qui a démissionné de son mandat de bourgmestre d’Uccle, samedi dernier.
    Autre conséquence: la réunion des présidents des parlements réclamée à plusieurs reprises par le président du parlement bruxellois Charles Picqué (PS), au sujet de mesures communes à mettre en place en matière de gouvernance, et prévue mardi, a été annulée, a fait savoir la présidente du Sénat Christine Defraigne (MR). 
    M. Picqué juge cette réunion nécessaire car les propositions de réforme du groupe parlementaire bruxellois qui finalise une série de mesures nécessitent une coordination avec les autres niveaux de pouvoir, et justifieraient une modification de la législation fédérale pour les rendre applicables à tous les mandataires (déclaration de liste de mandats, instauration de déclarer ses rémunérations publiques et privées, réalisation par la Cour des Comptes d’un cadastre des mandats publics et privés,...). 
    Dans un nouveau courrier à la présidente du Sénat, M. Picqué a déploré dans ce contexte l’annulation la réunion de mardi et souligné qu’à ses yeux, «la situation politique des dernières heures ne doit modifier en rien notre volonté de prendre des mesures en matière de bonne gouvernance», a souligné le président du parlement bruxellois.
    «Afin de dissiper tout malentendu, je tiens à vous préciser que l’annulation a été formellement demandée par le Président du Parlement Wallon, M. Antoine (ndlr: CDH). À titre personnel, j’étais tout-à-fait prête à tenir la réunion de demain», lui a répondu Mme Defraigne. 
    Dans l’entourage de M. Picqué, on indique que celui-ci redoute que le premier effet du changement de cap voulu par Benoît Lutgen soit un report des travaux entrepris pour réformer la gouvernance. (Belga)
     
  • Clerfayt (Défi): "Gouverner sans le PS ? Oui, c’est possible"
     
    La déclaration de Benoît Lutgen proposant à d’autres formations politiques de constituer des majorités alternatives en Wallonie et à Bruxelles "est à recadrer dans le climat actuel des scandales, coups bas et coups de com' qui font l’actualité en Belgique, mais elle induit désormais qu’il n’y a plus de majorité politique et qu’il faut en trouver une", a commenté lundi soir le député-bourgmestre de Schaerbeek Bernard Clerfayt (Défi), à la veille de la réunion de l’intergroupe parlementaire de son parti sur ce dossier.
    "Je prends acte de cette déclaration. C’est un fait politique majeur. Le CDH tente sans doute de se donner au passage un statut d’oie blanche, mais aujourd’hui le fait est là: il n’y a plus de majorité à la Région bruxelloise, ni à la Région wallonne et à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il faut donc désormais en retrouver une", a commenté M. Clerfayt. 
    Pour le député-bourgmestre de la formation amarante, les solutions ne sont pas nombreuses: soit le MR accepte de faire cause commune avec le PS, dans les Régions et à la Fédération, soit on entend l’appel de Benoît Lutgen.
    "Gouverner sans le PS ? Oui c’est possible, c’est ce que je fais tous les jours à Schaerbeek, avec mes partenaires, Libéraux (ndlr: en dissidence du MR), des cdH et les Ecolos. Et cela fonctionne bien depuis plus de 15 ans. On fait ce qu’on a dit qu’on ferait. On avance», a ajouté Bernard Clerfayt.
    A ses yeux, les citoyens en ont particulièrement assez des coups de com. Il faut que les responsables politiques, "et aussi ceux de mon propre parti Défi", s’interdisent de "faire des déclarations intempestives". 
    Pour Bernard Clerfayt, il faut se mettre autour d’une table, avec tous les partenaires pour étudier la situation et, surtout, pour "définir ce que nous allons faire ensemble. Travailler ensemble? Oui, pour faire quoi et avec qui? L’urgence veut en effet que nous travaillons, bien entendu à la réforme de la gouvernance, mais aussi à la réalisation de projets à court, moyen et long termes", a-t-il conclu. (Belga)
     
  • Le MR veut se montrer «responsable» mais ne veut pas négocier tout de suite

    Après l’annonce choc de Benoît Lutgen qui déclarait ce lundi que le CDH ne souhaitait plus gouverner avec le PS, les autres partis se sont tour à tour exprimés sur la crise politique francophone.

    Dans la soirée, le MR s’est réuni sous la présidence d’Olivier Chastel. D’après un communiqué, le MR a lui aussi «  acté la situation  » dans les entités fédérées.

    «  Nous mesurons parfaitement le caractère exceptionnel de cette situation. Le MR veut dans ces circonstances agir avec sérieux dans l’intérêt de l’avenir des Wallons et des Bruxellois  », déclarent les membres du Bureau. « Le développement économique, l’emploi, la formation et l’enseignement, la cohésion sociale, la transition énergétique et une réforme drastique de la gouvernance sont plus que jamais à l’ordre du jour et cela afin de mieux rencontrer les défis et les attentes des citoyens  ».

    Olivier Chastel est ainsi mandaté par le Bureau pour dialoguer «  de manière responsable  » avec le CDH et les différentes formations politiques qui veulent incarner le changement. Ce n’est qu’en fonction de ces contacts que le MR appréciera si les conditions sont réunies pour entamer des négociations, conclut le communiqué.
     
  • Crise politique: «Il faut arriver les mains propres», selon Didier Gosuin (Défi)

    Au lendemain de l’appel du CDH pour former une nouvelle majorité en Wallonie, à Bruxelles et en Communauté française, les partis restent prudents. «  Je ne vais pas répondre à un appel, a affirmé Didier Gosuin au micro de La Première. La réalité, c’est que trois gouvernements aujourd’hui ne sont pas en mesure de gouverner  ».

    Pour Ecolo, le « message est clair : il faut réformer en profondeur ». Le co-président du parti Patrick Dupriez annonce qu’une « liste de revendications, le décumul en fait partie », sera transmise à toutes les formations politiques. « Nous sommes prêts à discuter d’abord de refondation avant de parler formation ».

    Quant à Olivier Chastel, lui aussi défend une « moralisation de la vie politique ». « Nous avons déjà pris nos responsabilités. Si des éléments ont fauté, il faut les sanctionner ».

     

     

    par Gil Durand (Le Soir) édité par Caroline Bordecq (Le Soir) 6/20/2017 6:27:30 AM
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    Pour Rudy Demotte, interrogé sur La Première, ça ne fait pas de doute: «Il y a eu des contacts entre le MR et le CDH».
     
    Des accusations déjà réfutées par le président du MR Olivier Chastel qui assurait un peu plus tôt ce mardi matin qu’il «n’y a eu aucun contact préalable» avec le parti de Benoît Lutgen.
     
  • Maxime Prévot: «Il n’y a pas de risque de chaos, il ne faut pas faire peur inutilement»
     
    Interrogé sur La première, Maxime Prévot l'affirme ce mardi matin sur La Première: «ce n’est pas un coup politique» du CDH.
    Si le chef de file CDH au gouvernement wallon reconnait «que le changement est source d’inquiétude», il se veut rassurant: «il n’y a pas de risque de chaos, il ne faut pas faire peur inutilement».
     
    «Nous veillerons à ce que cette phase de changement soit la plus courte possible».
  • Zakia Khattabi (Ecolo): "Le CDH prend tout le monde en otage"

    par Caroline Bordecq (Le Soir) édité par Gil Durand (Le Soir) 6/20/2017 8:07:17 AM
  • Zakia Khattabi : Le CDH prend un peu tout le monde en otage
     
    Pour la co-présidente d'Ecolo, le CDH "prend un peu tout le monde en otage". "La stratégie est un peu particulière, explique-t-elle. On sait que les gouvernements des entités fédérées ne tombent pas, sauf s'il y a une majorité alternative qui présente un accord de gouvernement. Ici il n'y a eu aucune discussion. Benoît Lutgen s'est levé un matin avec des états d'âmes. La démarche est un peu particulière". 
     
    "Si la préoccupation de Monsieur Lutgen était d'assainir la vie politique il aurait pris toutes les précautions pour le faire".
     
    La co-président d'Ecolo renchérit: "On aurait moins d'interrogations sur la démarche s'il y avait eu des discussions en amont. Ici les intentions, vu la manière dont ça se passe, ne sont pas claires". 
     
    Zakia Khattabi revient sur la position d'Ecolo après l'appel de Benoît Lutgen: "Nous avons déjà répondu qu'en ce qui nous concerne l'enjeu n'est pas celui du casting. Nous sommes prêts d'aller autour de la table pour négocier une réforme de la gouvernance en profondeur". 
     
    "Il y a pour nous aujourd'hui une opportunité historique de reformer en profondeur la gouvernance".
     
     
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