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    Les juges d'instruction contredisent la version de la défense de Mehdi #Nemmouche . Pour la juge Bernardo-Mendez, ce… twitter.com/i/web/status/1…
    L'audience est terminée.
    Le procès se poursuivra lundi avec les témoignages des juges d'instruction.
    Pour la défense, les images sont importantes car elles permettent d'établir si l'auteur portait des lunettes ou non.
    (les images ne sont pas diffusées dans la salle de presse)
    Mehdi Nemmouche a les yeux rivés sur l'écran de projection. Il ne laisse rien transparaître.
    L'audience reprend. Les images prises par les quatre caméras du musée vont être diffusées.
    La défense de Mehdi Nemmouche souligne que le musée est décrit par ses voisins comme un endroit peu fréquenté. "Dans l'optique d'un attentat, on cherche à faire un maximum de morts", développe Me Courtoy qui demande à Philippe Blondin de faire état de la fréquentation du musée. Son raisonnement est le suivant: pourquoi une personne qui envisage de commettre un attentat choisirait-elle un endroit si peu fréquenté?
    Philippe Blondin admet ignorer les chiffres de fréquentation pour 2014 mais précise "aujourd'hui, nous tournons autour de 30-35.000 par an". Il ajoute que des écoles viennent parfois visiter le musée.
    Pour Me Courtoy, ça tourne plutôt autour des quatre visiteurs par jour.
     
    A la fin de son témoignage, Philippe Blondin a demandé à la cour s'il pouvait prendre la parole pour lire un texte écrit de sa main. "A aucun moment", s'est-il indigné, "on a évoqué les noms des victimes de ce attentat".
    Il a immédiatement été coupé dans son élan par la présidente qui a rappelé qu'une audience n'était pas un lieu de recueillement et que le dossier était instruit à charge et à décharge.
     
    L'audience est suspendue.
     
    Philippe Blondin, le président du Musée Juif, décrit la personnalité de Dominique Sabrier qui travaillait en tant que bénévole depuis quelques semaines. "Comme Alexandre, Dominique était la meilleure ambassadrice qu'on pouvait avoir dans un Musée. L'accueil dans un Musée est quelque chose d'extrêmement important. Le duo Alexandre-Dominique fonctionnait à merveille".
    La présidente Laurence Massart questionne le témoin sur les éventuelles menaces formulées à l'encontre du personnel du musée. Sur ce point, Philippe Blondin est catégorique:  "Aucune menace, aucun graffiti sur nos murs. Ce qui est arrivé en 2014, c'était comme un éclat de tonnerre". Il affirme aussi que le musée est tout à fait apolitique et qu'il ne mène que des activités culturelles et d'ouverture.
     
     
    La cour entend le témoignage de Clara Billeke Villa Lobos, une artiste chilienne de 81 ans qui se trouvait au Musée juif lors de l’attaque. Très émue et toujours très choquée par ce qu'elle a vécu, la dame (qui s'est constituée partie civile) a décrit le déroulement des faits et la manière dont elle avait vécu l'attentat alors qu'elle se trouvait dans une autre partie du bâtiment.
    Elle a ensuite décrit les traumatismes liés à l'attaque: "Je suis dans un état de sidération. Ma vie est suspendue à quelque chose que je n'ai pas résolu. Je n'arrive pas à comprendre un acte pareil. Que quelqu'un puisse s'octroyer le droit de donner la mort, comme ça"
     
    En pleurs, Clara Billeke Villa Lobos ajoute que sa vie a été chamboulée, qu'elle ne dort plus, qu'elle "n'arrive pas à s'en sortir".
     
     
    "Alexandre avait la main sur le cœur. Il se confiait beaucoup à moi. Son seul souhait était d'étudier. Il était toujours plongé dans ses livres", a déclaré Annie Adam.  "Aujourd'hui, je vis comme une maman à qui on a coupé les ailes. Je ne demande qu'une chose: que justice soit faite".
    La maman est également revenue sur ces moments particulièrement douloureux, alors qu'Alexandre était dans un état critique. Elle raconte la question du médecin à son arrivée à l’hôpital: «On débranche, avec un demi-kilo de cervelle qui est tombé ?»
    Lorsqu'elle était à son chevet, Annie Adam a promis à son fils : "on trouvera celui qui t'a fait ça. La justice est avec toi".
    par Ludivine Ponciau édité par Le Soir 1/18/2019 9:34:16 AM
    La cour entend à présent Annie Adam, la maman d'Alexandre.
    Le parquet fédéral demande à la cour d'autoriser la diffusion des vidéos des sept auditions de Mehdi Nemmouche.
    "Il y a des choses très intéressantes comme, par exemple, Monsieur Nemmouche qui donne son point de vue sur les Juifs".
    Le procureur estime aussi que les séquences peuvent apporter des informations sur les attitudes de l'accusé. "Par moment, on a l'impression qu'il est au Club Med. Il y a des moments où on se marre, on fait de l'humour... Pour bien juger Nemmouche, il faut voir ça".
    La défense s'oppose à cette demande. Elle estime que ce visionnage sera une perte de temps et que la démarche n'est pas pertinente.
    Le procureur fédéral  a déposé une autre requête: qu'un expert psychiatrique puisse donner son avis sur ces auditions.
    La défense s'y oppose également. "Il fallait demander des devoirs complémentaires", estime Me Laquay.
     
    La cour entend ce vendredi plusieurs personnes qui se sont constituées partie civile.
    - la maman d’Alexandre Strens, le jeune employé du musée tué dans la fusillade
    - le président du musée, Philippe Blondin
    - une artiste chilienne de 81 ans qui se trouvait sur les lieux lors de l’attaque. Elle s’est constituée partie civile en début de procès.
    La rencontre de Nemmouche avec Alexandre Strens, la veille de l’attentat au Musée juif. Le lendemain, il revient, armé et le tue. lesoir.be/201143/article…
    Les images de la visite de Nemmouche au Musée juif, la veille de l’attentat | Société - lesoir.be lesoir.be/201145/article…
    Procès #Nemmouche :

    @LudivinePonciau vous raconte l'audition de Nacer Bendrer

    @galigor revient sur la situation d… twitter.com/i/web/status/1…
    Vendredi, on auditionnera l'ex-président du Musée juif, la mère d'Alexandre Strens, Annie Adam, et le jury pourra visionner les images de vidéosurveillance du jour de l'attentat.
    Il n'y aura pas d'audience ce jeudi, Mehdi Nemmouche ne répondra pas à l'interrogatoire.
    David Ramet, l'avocat de la famille Riva, réplique à une demande de devoirs de la défense de Nemmouche (diffuser des extraits d'émissions de la RTBF et de RTL) et précise "en toute transparence", les activités professionnelles du couple Riva, tué au Musée juif.
    - "Emmanuel Riva travaillait pour le Nativ, une agence dépendant du Premier ministre israélien, qui s'occupe de l'émigration des ressortissants d'ex-URSS en Israël."
    - "Miriam Riva a travaillé quelques années pour le Mossad, en qualité de comptable. Elle n'a jamais été agent de terrain ou agent secret, elle s'occupait comme son nom l'indique de la comptabilité."
     
    Le couple "était à Bruxelles dans le cadre d'un city trip pour fêter leurs 18 ans de mariage et ils ont été tués sauvagement par un terroriste qui essaye aujourd'hui de se dérober" en mettant en avant "des théories complotistes et fantasques".
     
    "Si la défense poursuit ses demandes de devoirs, je ne m'y opposerai pas. Mais je souligne le fait qu'il s'agit de faire le procès des victimes et de la famille Riva qui a été décimée par Mehdi Nemmouche", conclut l'avocat.
    "La défense de Nemmouche a mis l'accent sur ceci: 'L'ADN a prouvé que Mehdi Nemmouche n'est pas le tueur'. Je voudrais attirer l'attention du jury sur la question des vidéos de revendication", avance Michèle Hirsch (CCOJB). Il existe sept vidéos de revendications sur l'ordinateur de Mehdi Nemmouche, supprimées mais exhumées par les enquêteurs sur le disque dur.

    Maître Hirsch lit les déclarations qu'on peut entendre sur l'une d'entre elles. Les voici telles qu'elles apparaissent dans le dossier:
     
    Document Le Soir.
     
    Maître Hirsch ponctue son intervention en demandant que soit effectué un prélèvement de voix de Mehdi Nemmouche pour la comparer avec celle de la vidéo de revendication. Un prélèvement qu'il a refusée durant l'instruction.
    Henri Laquay embraye et revient sur la confrontation Nemmouche-Bendrer: selon lui, son client a précisément déclaré ceci: "Le peu que je connais de cette affaire, Nacer Bendrer n'a rien à voir dans cette affaire." "'Le peu que je connais', c'est une grande différence", souligne Me Laquay.
    Me Courtoy argumente: Nemmouche ne cherchait pas de kalashnikov, il n'avait plus d'argent et Nacer Bendrer lui devait 6.000 euros, ce qui explique les près de 300 appels en un mois. Par ailleurs les trois personnes avec qui il a eu des contacts à cette époque là versaient dans les voitures volées, leur recel et leur revente. Pas des personnes connues pour le trafic d'armes. Enfin, "je m'excuse de le dire, mais il était à Molenbeek. Je vais là-bas ou près de la gare du Midi, je vous trouve une kalashnikov en deux heures!", ponctue Sébastien Courtoy.
    "La défense de Bendrer nous traite de complotistes, je comprends. Avec un coaccusé comme ça, on n'a pas besoin d'accusation."
    "Je réponds au fait qu'on me traite de clown parce que je demande d'interroger le Mossad, alors que le juge d'instruction l'a lui-même demandé", poursuit Me Courtoy.
    Me Courtoy réplique aux procureurs, il s'emporte: "On n'a jamais vu un homme qui se dit innocent se taire? Mais on n'a jamais vu non plus un homme mis dans un trou pendant quatre ans, qui risque la perpétuité, se voir refuser tous ses témoins!"
    Le procureur livre son commentaire à l'issue de l'interrogatoire. Il tient en cinq points:
    • "Le fait qu'un accusé plaide son innocence, comme Mehdi Nemmouche, mais refuse de parler, est quasiment une première dans les annales judiciaires belges", explique le ministère public au jury.
    • Le procureur dénonce la défense "au bazooka" de Mehdi Nemmouche, "sans respect pour personne".
    • Le procureur critique le positionnement en victime de Mehdi Nemmouche: "Tout le monde est méchant (les parties civiles, les enquêteurs, même Madame la présidente qui aurait refusé des témoins...), et lui est le gentil."
    • Le procureur continue de critiquer la défense de Nemmouche et plus particulièrement les demandes non raisonnables, comme interroger des témoins étrangers à l'affaire ou faire une descente rue des Chandeliers. "Ils savent que ces demandes leur seront très probablement refusées. Tout ça pour crier Calimero: c'est trop injuste!"
    • Enfin il revient sur une trace ADN évoquée dans l'acte de défense, sur le côté intérieur de la porte du hall d'accueil: elle ne peut être imputée à Mehdi Nemmouche ou quiconque d'autre: l'auteur des faits n'a pas été en contact avec cette zone.
    Sébastien Courtoy demande l'autorisation de poser une question, mais en l'introduisant par un développement. "C'est le temps des questions, pas des commentaires", répond la présidente. L'avocat de Mehdi Nemmouche se rassoit tout en se plaignant d'être "infantilisé".
    Et maintenant, on parle de foot!
     
    L'avocat de l'Association française des victimes de terrorisme, Guillaume Lys, indique que M. Bendrer est fan de foot. Et le 24 mai 2014, il avait regardé la finale de la Ligue des champions entre le Real et l'Atlético Madrid. "Un footballeur belge, Thibaut Courtois, était sur le terrain. Il portait un brassard noir au bras par rapport à l'attentat survenu un peu plus tôt dans la journée", précise l'avocat.
     
    Nacer Bendrer se souvient très bien du match, mais pas du brassard. Il confirme qu'il n'aurait appris l'attentat que début juin.
    Me Masset, l'avocat du Musée juif, interroge Nacer Bendrer sur sa confrontation avec Mehdi Nemmouche. A l'issue de cet interrogatoire croisé, Mehdi Nemmouche déclare: "Nacer Bendrer n'a rien à voir avec cette affaire". Les enquêteurs notent l'embarras du tueur présumé lorsqu'ils soulignent: "Comment pouvez-vous dire qu'il n'a rien à voir alors que vous prétendez vous-même être étranger aux faits?"
     
    Nacer Bendrer se souvient de la scène et, après des explications confuses, finit par confirmer qu'il avait lui-aussi trouvé Mehdi Nemmouche nerveux.
    François Koning, l'avocat de la famille Sabrier, demande à Nacer Bendrer de confirmer qu'il n'a jamais "réellement" cherché l'arme réclamée par Nemmouche. Il confirme. 
    - "Donc vous avez menti à M. Nemmouche quand vous lui disiez que vous cherchiez?"
    - "C'est un délit", rétorque Bendrer? "Oui j'ai menti."
     
    Mehdi Nemmouche esquisse un rictus.
    Le procureur se demande pourquoi il oblige sa petite amie à se cacher les yeux au moment d'aller le voir au pavillon rempli d'armes à Ceyreste, à 25 minutes de Marseille. "C'était pour la protéger", dit-il. De quoi? "Pour pas qu'elle parle, c'est un endroit à risque."
    Le procureur s'interroge sur les conversations téléphoniques assez prolongées entre les deux accusés après le voyage à Bruxelles: 8 minutes par-ci, 3 minutes par là, encore 2 minutes d'appel un autre jours... "C'est long huit minutes! Vous lui dites juste: 'J'ai pas la kalash!'?"
     
    Bendrer: "Je me souviens pas des conversations. Je peux pas vous expliquer une conversation cinq ans en arrière."
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