Publifin: les auditions de la journée en direct

  • Le comité de secteur "télécoms" servait à "faciliter la fusion avec Brutélé", dixit Daniel Bacquelaine. On avait même prévu des places pour des membres de Brutélé au sein de ce comité. Sauf que la fusion n'a jamais vu le jour. Que les membres de Brutélé ne sont jamais venus. Et que ce comité n'a servi à rien... Dès lors, pourquoi avoir maintenu son existence ? Et pourquoi l'avoir créé en anticipant une potentielle fusion avec Brutélé ?
  • Daniel Bacquelaine (MR) livre une vision plus ambitieuse que jamais des comités de secteur, dont il a demandé la mise sur pied. "Dans mon esprit, ces comités étaient destinés à un travail important. C’est d’ailleurs pour cela que des rémunérations fixes ont été prévues. Il y avait un réel travail pour amener des propositions concrètes devant le conseil d’administration, dans toute une série de matières complexes".

    Et d'ajouter. "Bien malheureusement, ces comités de secteur n’ont pas été à la hauteur des objectifs qu’on leur avait fixés. Ils ont dysfonctionné, très clairement. Du coup, les rémunérations qui y étaient attachées devenaient illégitimes". Et ça, c'est la faute du CA de Publifin, des membres de ces comités. Mais pas des patrons de fédération, selon Bacquelaine. Willy Demeyer ne disait pas autre chose.

    par Xavier Counasse (Le Soir) édité par Le Soir 4/14/2017 12:19:04 PM
  • "Georges Pire a annoncé qu’il allait démissionner de Nethys à la prochaine assemblée générale du 27 avril. C’était convenu dès le départ", dixit Daniel Bacquelaine. De mémoire, Georges Pire n'a jamais rien dit de tel lors de son audition en commission. Mais actons qu'il devrait donc quitter le navire et ses filiales à la fin du mois.

    par Xavier Counasse (Le Soir) édité par Le Soir 4/14/2017 12:26:34 PM
  • On vous résume le décor autour des comités de secteur. D'un côté, les patrons des fédérations politiques liégeoises estiment qu'il ont créé des comités qui devaient être utiles, avec une mission consultative très importante. De l'autre, les présidents des comités de secteur sont venus expliquer qu'ils ne savaient pas ce qu'ils devaient faire dans ces comités...
    A notre connaissance, il n'existe pas de document officiel clair fixant la mission précise des comités de secteur. "Je leur ai expliqué par téléphone", résume d'ailleurs Daniel Bacquelaine.
  • Les parallèles entre les discours de Willy Demeyer et Daniel Bacquelaine sont nombreux. "Je ne m'immisce pas dans la gestion des intercommunales", lâche par exemple le libéral. Phrase que Willy Demeyer a répétée à deux reprises ce matin. 
    Il y a tout de même un certain paradoxe : ce sont les patrons des fédérations liégeoises qui décident la création de comités de secteur au sein de Publifin (on s'immisce quand même un peu dans l'intercommunale, donc). Par contre, quand les comités de secteur dysfonctionnent, les patrons des fédérations ne sont plus responsables de rien, car ils n'ont pas à s'immiscer dans la gestion.
    par Xavier Counasse (Le Soir) édité par Le Soir 4/14/2017 12:38:30 PM
  • Petite confidence du ministre Bacquelaine. "Le rachat du groupe Vers L’Avenir, j’y étais personnellement opposé. J’en ai été informé la veille, ou l’avant-veille. Et, avec mon président de parti, nous nous sommes opposés au rachat. Ceci dit, les administrateurs MR ont voté pour. Un administrateur MR que je connaissais bien (Alain Jeunehomme, NDLR) m’a dit : "je suis désolé, mais si je votais contre, j’avais l’impression de voter contre l’intérêt de la société dans laquelle je siège". Et M. Jeunehomme a fini par démissionner".
    par Xavier Counasse (Le Soir) édité par Le Soir 4/14/2017 12:45:56 PM
  • Daniel Bacquelaine confirme les propos de Willy Demeyer : au départ, on lui a dit que les comités de secteur de 2013 devaient durer deux ans. Comme si on avait anticipé, à l'époque, que la tutelle wallonne reviendrait sur Publifin dès juillet 2014. Ce qui semble hautement improbable, chronologiquement parlant. André Gilles devra sans doute s'exprimer sur ce point en fin de journée.
  • Malgré leur démission au sein de l’intercommunale Publifin, André Gilles et Georges Pire ont conservé leur mandat chez Nethys.
  • "On est étonné qu’il y ait des rémunérations. Ce n’est pas que fait la police, mais que fait la tutelle ?", lance Daniel Bacquelaine. Il affirme ne pas avoir été informé des rémunérations de Georges Pire chez Nethys. "Dans mon esprit, si on touche de la part d'une filiale, on rembourse la somme à la société mère. Mais je constate qu’il n’en était rien ici (chez Publifin) et qu’il y avait une addition des rémunérations. Je l’ignorais". Georges Pire et Pol Guillaume auraient donc fait ça en douce, sans en informer leur parti. Notons que le MR ne perçoit pas de pourcentage sur la rémunération de ses mandataires, mais un forfait de 25 euros par mois, dixit le libéral liégeois.

    par Xavier Counasse (Le Soir) édité par Le Soir 4/14/2017 1:19:35 PM
  • Willy Demeyer (PS), bourgmestre de Liège et président de la fédération liégeoise de son parti, a été la première personnalité à s’exprimer ce vendredi devant la commission d’enquête sur Publifin.
     
    Reconnaissons un mérite à ce témoin important : il ne tourne pas autour du pot et ne manie pas la langue de bois. Même s’il sait se mettre en réserve : comme membre d’une commission d’enquête au parlement fédéral, il sait jusqu’où ne pas aller trop loin dans son expression...
     
  • Daniel Bacquelaine confirme les dires du patron de Nethys. "Stéphane Moreau m’a présenté les grandes lignes du projet Nethys, en me disant qu'il avait l'accord du gouvernement wallon".

    par Xavier Counasse (Le Soir) édité par Le Soir 4/14/2017 1:25:07 PM
  • Dimitri Fourny (CDH) aimerait savoir ce que pense Daniel Bacquelaine du salaire de Stéphane Moreau. "Je ne pratique pas le ad hominem", entame le libéral. "Et ce n’est pas le rôle du président de la fédération liégeoise du MR de fixer les rémunérations dans les intercommunales". Et PAF, une façon de renvoyer clairement la balle au législateur wallon, et à la majorité PS-CDH, qui a le pouvoir de limiter les rémunérations dans les intercommunales (et dans leurs filiales).

    Daniel Bacquelaine ose simplement un petit mot à l'attention de Stéphane Moreau, toujours sans le citer. "Je n'aime pas les mélanges des genres. Soit on est businessman, soit on fait de la politique".

    par Xavier Counasse (Le Soir) édité par Le Soir 4/14/2017 1:31:00 PM
  • Tiens, Daniel Bacquelaine affirme que Roger Sobry, ex administrateur MR de Tecteo, a été exclu du comité de rémunération de l'intercommunale en 2012. "Depuis cinq ans, il n'y a plus aucun MR au sein du comité de rémunération".
    par Xavier Counasse (Le Soir) édité par Le Soir 4/14/2017 1:34:00 PM
  • Le PS fait remarquer que le MR siégeait bien dans le comité de rémunération de l'intercommunale Publifin. "Pas chez Nethys", rétorque Bacquelaine.
  • Il distille les vacheries Daniel Bacquelaine. Sans avoir l'air d'y toucher. A une question du PS Dimitri Legasse sur le futur registre des mandats, le libéral s'offre une petite parenthèse sur les comités de déontologie. Il explique qu'au MR, c'est un comité national qui étudie les cas problématiques. "Je suis contre les comités de déontologie locaux. Il faut éviter la proximité avec les personnes que l’on a à juger". Une référence à peine masquée à la commission de vigilance liégeoise du PS, dont quatre des cinq membres étaient liés à Publifin.

    par Xavier Counasse (Le Soir) édité par Le Soir 4/14/2017 1:40:16 PM
  • L'émoi, l'indignation, les faux regrets, des jetons de présence, le mélange politico privé qui tourne forcément à l'avantage du privé, moyennant rémunérations hors normes pour les politiciens afin qu'ils se tiennent à carreau. Bon sang.... quelle bande de pauvres cons nous sommes à écouter ces politicards qui, toutes tendances confondues, ne pensent qu'à leur portefeuille (nouvelle orthographe) et le faux semblant de pouvoir dont ils disposent. Les intercommunales sont la plus grosse arnaque de l'économie belge. Elles permettent aux uns comme aux autres de sortir les poches pleines. Et en passant merci au sieur Bas de laine, pardon, Bacquelaine, de nous permettre de travailler jusqu'à 67 ans (j'aimerais bien mais le système belge protège la génération du dessous) tout en rabotant les pensions pour les chômeurs non désireux de l'être pour l'aligner sur l'allocation de chômage et non sur le dernier salaire perçu...... Etrange... ce système ne s'applique pas aux politiques.... A quand un parti 50 + comme aux Pays-Bas..... Nous représentons une frange importante de la société belge. NOUS SOMMES BETES et ils le savent.

    -William
  • A l'automne 2013, Stéphane Moreau rencontre Daniel Bacquelaine pour lui parler de son projet de réorganisation, pour créer la lasagne à trois couches Publifin/Finanpart/Nethys. "Oui, Stéphane Moreau est conscient qu'il faut une modification de la législation wallonne, et il me dit qu'il a l'accord du gouvernement wallon", résume Bacquelaine. Disons qu'il avait l'accord de Jean-Claude Marcourt et Paul Furlan. Et c'est à partir de là que les négociations (tendues) ont débuté avec Jean-Marc Nollet, pour modifier le fameux décret électricité.
  • L'émoi, l'indignation, les faux regrets, des jetons de présence, le mélange politico privé qui tourne forcément à l'avantage du privé, moyennant rémunérations hors normes pour les politiciens afin qu'ils se tiennent à carreau. Bon sang.... quelle bande de pauvres cons nous sommes à écouter ces politicards qui, toutes tendances confondues, ne pensent qu'à leur portefeuille (nouvelle orthographe) et le faux semblant de pouvoir dont ils disposent. Les intercommunales sont la plus grosse arnaque de l'économie belge. Elles permettent aux uns comme aux autres de sortir les poches pleines. Et en passant merci au sieur Bas de laine, pardon, Bacquelaine, de nous permettre de travailler jusqu'à 67 ans (j'aimerais bien mais le système belge protège la génération du dessous) tout en rabotant les pensions pour les chômeurs non désireux de l'être pour l'aligner sur l'allocation de chômage et non sur le dernier salaire perçu...... Etrange... ce système ne s'applique pas aux politiques.... A quand un parti 50 + comme aux Pays-Bas..... Nous représentons une frange importante de la société belge. NOUS SOMMES BETES et ils le savent.

    -William
  • C'en est déjà fini avec Daniel Bacquelaine. Il s'en tire sans être véritablement inquiété. Un peu comme Willy Demeyer, d'ailleurs. Certes, il s'agit de pointures politiques plus habiles que certains mandataires locaux auditionnés précédemment. Mais, on a parfois l'impression que certains commissaires se montrent plus virulents avec les "lampistes" des comités de secteur qu'avec les ténors de leur parti.
  • Petit détail de forme. Quand Willy Demeyer (PS) est à la barre, c'est le PS qui commence par poser ses questions. Quand c'est Daniel Bacquelaine (MR), c'est le MR qui a la parole en premier. Et maintenant, pour Dominique Drion (CDH), c'est le CDH qui commence.
  • Il est 16 heures, on passe donc à l'audition de Dominique Drion. Enfin, à la ré-audition plutôt. Car il est déjà venu avec Georges Pire au tout début des travaux de la commission d'enquête.
  • Sans grande surprise, Dominique Drion raconte son rôle de chef de fédération liégeoise du CDH. Il répète grosso modo ce qu'ont pu dire Messieurs Demeyer et Bacquelaine. Sauf sur un point. "Je n'ai aucun souvenir que l'on ait parlé d'une durée de vie de deux ans (pour les comités de secteur contestés, NDLR). Je pense qu'on était parti pour la durée de la législature, mais je ne peux pas l'affirmer". Les propos de M. Drion semblent plus logique, l'échéance de deux ans ne correspondant à rien, en juillet 2013.
    par Xavier Counasse (Le Soir) édité par Le Soir 4/14/2017 2:06:07 PM
  • M. Dimitri Fourny -cdh- n'était pas présent la 1ère fois pour poser des questions à M.Drion cdh . Va-t-il en poser aujourd'hui ?

    -Nancy
  • @Nancy : M. Fourny a posé ses questions. Sans la moindre relance, contrairement à son habitude. Le minimum syndical, en somme.
  • Le député Olivier Maroy (MR) s'enfonce dans le boulevard offert par Cédric Halin et Didier Hamers, deux mandataires CDH auditionnés après le premier passage de Dominique Drion. Ces deux hommes ont prouvé que M. Drion avait été alerté sur certains dysfonctionnements des comités de secteur, contrairement à ce qu'il a pu dire sous serment la première fois.
  • On vous épargne la (re)lecture juridique du dossier Publifin par Dominique Drion. L'homme affirme que l'article 35 des statuts de l'intercommunale a bel et bien été respecté. Ce qui est tout bonnement faux. Quelle que soit la lecture juridique. Et l'avis juridique commandé par Publifin ne se penche pas sur cette question, contrairement à ce que M. Drion laisse entendre.
  • On en vient à la question des cachoteries de Dominique Drion. En savait-il plus que ce qu'il a dit sur les dysfonctionnements des comités de secteur? "Vous ai-je menti ? Absolument pas. J’ai fait screener mes trois adresses mail pour vérifier ce qu’il m’était parvenu. Si j’avais eu une information précise du dysfoncitonnement des comités de secteur, j’aurais réagi", réaffirme Dominique Drion (CDH). Cédric Halin et Didier Hamers ont pourtant fait état de discussions avec M. Drion sur les comités de secteur. Il dément. "Ce que vous dites ne correspond pas à ce qu'ils disent", constate Olivier Maroy. Parole contre parole. Il n'y a pas de trace des discussions orales. On ne saura sans doute pas aller plus loin...

     
  • Dominique Drion (CDH) explique comment il a informé son président de parti, Benoit Lutgen, du projet de l'intercommunale liégeoise de se réorganiser en Publifin/Nethys. "Je suis un homme prudent, je ne prends jamais seul de décision stratégique seul", entame le liégeois. "Il y a eu un Liège-Bastogne-Liège de Moreau et Drion. Nous sommes allés ensemble voir Benoit Lutgen. Nous lui avons proposé le projet de la nouvelle structure. Tout a été présenté par le détail, avec les objectifs, et notre entretien s’est cloturé par un feu vert. Nous pouvions aller de l’avant".

    Un témoignage qui confirme totalement les déclarations de Stéphane Moreau.

  • Comment croire un instant que les président régionaux ignoraient toutes les combines? Tout cela a été mis en place entre les 3 grands partis (et Ecolo a suivi).

    -RRoland
  • Dominique Drion perd ses tartines. Il affirme que Nethys avait déjà donné son feu vert à la reprise de L'Avenir quand le dossier est arrivé au bureau exécutif de l'intercommunale (Tecteo à l'époque). Mais Nethys n'existait pas à l'époque (le structure à trois étages date de décembre 2013, alors que le rachat de L'Avenir date de septembre 2013). A l'époque, l'intercommunale n'avait pas encore été vidée de ses activités, même si deux filiales opérationnelles existaient déjà (Resa Services et Tecteo Group Services).
  • M. DRION, personne très organisée, se souvenant de beaucoup de détails (1ère audition), ne se souvient pas de contacts avec SES 2 mandataires... Qui dit vrai ?

    -Nancy
  • Bacquelaine a vite oublié comme tous les gros boulis de la politique; Il a été administrateur chez Ethias. Je l'ai vu de mes yeux vus à une réunion d'actionnaires en 2017( je crois ); Combien touchaient ces administrateurs politiciens ( PS, MR, CDH) chez Ethias, Dexia, etc

    -thierry michot
  • Dominique Drion estime que l'article 35 des statuts de Publifin a été respecté lors de la création des comités de secteur. A l'époque, l'article 35 des statuts disait ceci :
    "L’assemblée générale fixe le montant des indemnités et jetons de présence à accorder aux membres du conseil d’administration, du bureau exécutif, du collège des commissaires et des organes consultatifs spécifiques aux secteurs d’activités".
    Or c'est un fait : l'assemblée générale, en 2013, n'a pas fixé les émoluments des membres des comités de secteur. C'est le conseil d'administration de Publifin qui l'a fait.
    Dominique Drion refuse de plaider lors de son audition, mais évoque l'article 29 des statuts. Le voici, pour les intéressés. Mais nous ne voyons aucun élément dans cet article qui permette d'échapper à l'article 35.

    "Le conseil d’administration a les pouvoirs les plus étendus, tout ce qui n’est pas expressément réservé par les lois ou les statuts à l’Assemblée général et au Bureau exécutif est de sa compétence. Les activités de l’association décrites à son objet social peuvent, par décision du Conseil d’administration s’exercer dans le cadre de secteurs ou sous-secteurs d’activité distincts. Dans ce cas, le CA fixe, aux termes d’un règlement d’ordre intérieur, l’organisation, les limites des compétences et la composition des éventuels organes consultatifs (dénommés comités de secteur ; le CA peut attribuer un nom spécifique à ces secteurs ou sous-secteurs".

  • Le rythme des auditions s'est fortement accéléré. On arrive déjà à la fin de l'audition de Dominique Drion. Restant Christian Noiret (l'Ecolo-qui-ne-sait-pas-pourquoi-il-a-été-convié) et le désormais célèbre André Gilles.
  • -thierry michot Un minimum de 150 € par jeton présence multiplié par 2 (300€) selon son titre dans le CA (directeur, admin..) à raison d'un min de 1 fois par mois (d'où l'intérêt d'avoir plusieurs postes) En moyenne, ils ont 1 séance par sem : 600€/mois ou 1200€ . Certains font plus : voir cumuleo.be

    -Nancy
  • Pour Dominique Drion, c'est terminé. On marque une nouvelle pause de quelques minutes. Puis la séance reprendra avec l'audition de Christian Noiret - l'homme qui n'a jamais été cité dans l'affaire Publifin mais qu'on auditionne quand même.
  • Pour Christian Noiret, c'est terminé. On finit avec le dernier morceau (de choix) : André Gilles. Il vient de prêter serment à nouveau. Sans discours introductif, on passe directement aux questions des députés.
  • Le député Patrick Prévot (PS) ose la question qui démange. "M. Gilles, est-ce qu'il ne serait pas de bon ton de faire un pas de côté, à tout le moins chez Nethys?". Réponse de l'intéressé. "J'ai démissionné d'Ogeo Fund, de Publifin, j'ai mis à zéro ma rémunération chez Publipart, j'ai quitté la présidence de Nethys (en restant administrateur, NDLR). Mais la vie des affaires continue. Au-delà de l'image, il y a 3.000 personnes, un patrimoine à gérer". André Gilles se lance ensuite dans une tirade à la limite du hors sujet. Cinq minutes plus tard, on ne sait toujours pas s'il compte démissionner ou pas... "Dans l'attente, nous continuons à fonctionner". Voilà la seule réponse -pour l'instant- de M. Gilles.
  • "Vous me considérez toujours comme politique alors que je n'ai plus aucun mandat politique", lâche André Gilles. Attention, il risque de bientôt nous expliquer qu'il siège comme administrateur indépendant chez Nethys...
  • "La presse aime les titres car le lecteur ne lit que les titres", dixit André Gilles. Ce Monsieur investit pourtant dans la presse pour ajouter du contenu sur son câble.
  • C'est officiel, André Gilles se moque du monde. Et il n'est là que depuis 15 minutes. Le député socialiste Patrick Prévot a droit à sa part de mépris de la part du Liégeois. "Quand j'entends la manière avec laquelle vous me répondez, laissez-moi quand même penser que d'autres personnes auraient pu reprendre votre poste chez Nethys", rétorque M. Prévot.
  • C'est assez surprenant. En 2007, le ministre des Pouvoirs locaux Philippe Courard (PS), qui a la tutelle sur l'ALE (aujourd'hui Publifin), écrit que les rémunérations ne sont pas autorisées au sein du premier comité de secteur de l'époque (le comité Socolie). André Gilles s'en moque, et maintiendra les rémunérations. Pour se justifier, il cite un avis juridique commandé en... janvier 2017 !
    En attendant, André Gilles et l'ALE se sont assis sur l'avis de leur tutelle en 2007. Ce qui ne semble pas le déranger du tout.
  • M. GILLES aura toujours un "orteil" chez NETHYS ! Celui-ci figurera sur la plaque commémorative de la société (j'imagine un dessin de KROLL)

    -Nancy
  • Info coulisses : le fidèle Dominique Drion est resté dans la salle pour assister à l'audition d'André Gilles. Les autres auditionnés du jour (Demeyer, Bacquelaine, Noiret) ont tous filé dès la fin de leur audition.
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