Publifin: les auditions de la journée en direct

  • Info coulisses : le fidèle Dominique Drion est resté dans la salle pour assister à l'audition d'André Gilles. Les autres auditionnés du jour (Demeyer, Bacquelaine, Noiret) ont tous filé dès la fin de leur audition.
  • André Gilles fait mine de ne pas savoir de quel document les commissaires parlent. Il s'agit pourtant du PV du 21 juin 2013 qui crée les comités de secteur... évoqué à au moins 50 reprises lors des auditions, et dont on parle depuis plus de trois mois. Il y a deux solutions : soit M. Gilles est totalement amnésique, soit il se moque ouvertement du monde.
  • A souligner le bon travail des suppléants-tes qui ont posé des questions très pertinentes (les congés ont souvent du bon ... LOL !

    -Nancy
  • Ce qu'il se passe en commission Publifin en ce moment est absolument surréaliste. André Gilles est en train de se féliciter d'avoir agi très rapidement dès qu'il a appris les dysfonctionnements des comités de secteur de l'intercommunale qu'il préside, suite aux révélations du Vif et de Sudpresse de décembre 2016. Pour le reste, il n'a rien vu. Ne se souvient de rien. Il reconnaît simplement qu'il s'agit bien de son paraphe sur certains documents. Ca commence à bouillir dans les rangs des commissaires.
  • Stéphane Hazée (Ecolo) revient sur le courrier de Philippe Courard de 2007, alors ministre des Pouvoirs locaux, qui interdit les rémunérations au sein de comités de secteur consultatifs. Un courrier sur lequel s'est assis André Gilles... "Le ministre Courard, il ne vous envoie pas de la documentation. Ce n'est pas non plus un avis juridique. C’est un courrier de votre tutelle !", rappelle Hazée. Pas faux.  

  • Une petite phrase d'André Gilles pour la route. A propos des membres des comités de secteur, il dit : "Je ne suis pas leur guide moral, sinon je les aurais fait travailler plus".
  • Comme André Gilles ne répond à rien sur les questions de fond, il faut se contenter de quelques saillies. Style : "Je ne crois même pas à l’infaillibilité du pape". C'est de circonstance, un vendredi saint. Mais c'est désolant, vu les questions très précises (et justifiées) de certains commissaires.
  • Pour apaiser les esprits, petite pause repas. Une trentaine de minutes, apparemment. On se retrouve vers 20h45 pour la suite (et fin) de cette journée marathon.
  • Rappel "rigolo" :M. Drion, offusqué, nous dit qu'il ne va pas faire des sauts de Marsupilami pour, à nouveau, s'introduire chez NETHYS ; (allusion à la nomination de A. GILLES, comme président du comité exécutif et stratégique de Nethys) et où , M. Prévost lui demandera de faire un "pas", un orteil de côté...). Compétition de saut de marsupial "nethyséin"... :M. Gilles, très rusé, nous apprend qu'il n'a pas été parachuté à cette place car il y était , DEJA, avec ce titre !!! et...peut-être des jetons de rémunération ?Sacré André !! Houba, hooba cri de marsupilami !! Remarques :1) G.PIRE et D.DRION ont démissionné de "tous" leurs mandats !! 2) A. Gilles et S. Moreau toujours chez Nethys (plus bourgmestre ANS pour St.M.)

    -Nancy
  • "Il faut une victime expiatoire, en voici une toute désignée", clame André Gilles, en parlant de lui. S'il espère que les commissaires le plaignent, c'est mal engagé.
  • Il ose tout, André Gilles. "Il faut relativiser le drame", balance-t-il, en agitant l'argument de la valorisation actuelle du groupe Publifin/Nethys. Il s'en prend également aux chiffres qui ont circulé sur les montants perçus, à la minute, par les membres des comités de secteur. "C'est comme si on divisait votre salaire de député par les heures de commission d'enquête Publifin", lance André Gilles. La comparaison est on ne peut plus boîteuse. On est déjà à plus de 150 heures d'audition en moins de trois mois. En trois ans et demi, les membres de comités de secteur ne leur arrivent pas à la cheville.
  • André Gilles, c'est aussi un homme qui a le cœur sur la main. Il est président d'honneur d'une ASBL, baptisée "Fonds André Gilles", parfois sponsorisée par Publifin. "Je prête mon nom, et grâce à ce nom, on a pu récolter des fonds pour diverses associations", explique André Gilles. "Mais je ne suis ni administrateur, ni président de cette ASBL".
  • "Je ne suis administrateur dans aucune filiale de Nethys", dixit André Gilles. Et Resa, c'est quoi ?
  • André Gilles réinvente l'avis du Conseil d'Etat, dit arrêt Desama. Cet arrêt conclut bel et bien qu'un mandat dérivé de dérivé peut échapper au plafond salarial de 180.000 euros par an (et des poussières) pour un mandataire public. Mais à aucun moment, cet arrêt ne considère qu'un mandat dérivé de dérivé n'est pas un mandat politique, comme le sous-entend André Gilles. Il semble d'ailleurs évident que si André Gilles n'avait pas siégé au collège provincial, il n'aurait jamais atterri chez Nethys.
  • Dimitri Fourny (CDH) fait les comptes au sein du CA de Nethys : Fornieri, Meyers, Delaunois, Moreau, Heyse, Aquilina. Cela fait 6 administrateurs (sur 12) qui ne représentent pas l'actionnariat. Si on ajoute André Gilles, qui a quitté ses fonctions à la Province, on arrive à la conclusion que 7 des 12 administrateurs ne représentent plus les actionnaires publics chez Nethys. Ce qui est relativement inquiétant, même si personne ne semble broncher à Liège.
  • André Gilles affirme à plusieurs reprises qu'on lui a reproché de siéger dans les différentes filiales de Publifin. Personne ne lui a reproché d'y siéger. Ce qui lui a surtout été reproché, c'est de cumuler les rémunérations en échappant à tout plafond salarial.
  • Info service. André Gilles vient de se faire aménager un nouveau bureau au 109, rue Louvrex. "Je suis toujours président de la Socofe, et les bureaux sont devenus trop étroits. J'ai donc besoin d'un bureau pour Socofe. Un bail a été conclu pour louer un local de 55 m² pour 500 euros par mois rue Louvrex", explique André Gilles. Le bureau a été loué à... Nethys. Of course.
  • André Gilles affirme que la révision des statuts du 29 juin 2015 de Publifin prévoit le maintien de comités de secteur consultatifs dans l'intercommunale. C'est absolument faux. Lors de cette révision des statuts, le terme "consultatif" disparaît justement des statuts, car le code de la démocratie locale impose qu'un comité de secteur soit décisionnel.
  • Ca semble terminé pour aujourd'hui. La présidente Olga Zrihen se lance dans un petit discours de remerciements, en particulier aux services du Parlement, qui ont travaillé comme des acharnés ces deux derniers mois. Elle rappelle à André Gilles qu'il est susceptible d'être rappelé une nouvelle fois devant la commission d'enquête, si cette dernière a encore des questions à lui poser. Rires dans la salle. Et on se quitte là-dessus.
  • Merci pour le suivi et excellent week-end pascal à tous.
  • Merci surtout à vous pour le suivi et l'analyse pertinente en continu.

    -Herbert Meyer
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