Ligne du temps: le pacte d'excellence

  • © REUTERS
     
    Un "Pacte d'excellence" pour un meilleur enseignement 
     
    Le "Groupe Central", composé de 20 personnes, travaille depuis presque trois ans sur un " Pacte d'excellence" qui vise à reformer l'école. L'idée est née un matin de septembre 2014 par une Joëlle Milquet (CDH) fraîchement nommée à l’enseignement. Le projet a été transféré, avec personnel et fonds de commerce, à Marie-Martine Schyns qui lui a succédé à l’enseignement.
  • La première phase: faire une état des lieux et définir des objectifs
     
    Pour faire l'état des lieux, le "Groupe Central" se base sur les études et les informations remises par l’administration, les chercheurs universitaires et les différents experts sollicités, mais aussi les contributions reçues des acteurs via le site, ainsi que les rencontres et débats organisés, les études comparées, les études internationales, les différents mémorandums des acteurs éducatifs et socio-économiques, etc.
     
    Les éléments de diagnostic suivants ont été essentiels :
    • la qualité de l’offre d’enseignement
    • la qualité du parcours pédagogique et des performances de l’élève de la maternelle à la fin de son parcours d’enseignement
    • le rôle des parents
    • l’efficacité de la gouvernance pédagogique et organisationnelle
    • Ces différents éléments de diagnostic ont permis de nourrir les travaux relatifs aux quatre thématiques du Pacte : acteurs de l’enseignement, élèves, savoirs et compétences et gouvernance.
     
     
  • La seconde phase: définir clairement les objectifs du pacte
     
    Elle s'étend de septembre à octobre 2015 et vise à définir un certain nombre d’objectifs généraux pour le "Pacte pour un Enseignement d’excellence".
     
  • Troisième phase: élaboration des plans d’actions à mettre en œuvre pour renforcer la qualité de notre enseignement 
     
    Sur la période de janvier 2016 à avril 2017, le "Groupe Centrale" tente de définir les objectifs à court, moyen et long terme et le plan d’action du Pacte en vue d’améliorer les résultats des élèves, mais également de réduire l’iniquité du système actuel, tout en optimisant les ressources mises en œuvre. Il conviendra également de prévoir la mise en place de mécanismes et d’outils d’évaluation.
     
     
  • Pour Barbara Trachte (Ecolo), "le Pacte d’excellence" suppose le soutien de l’opposition et des moyens
     
    Barbara Trachte regrette que le Pacte d’excellence pour l’école s’élabore à huis clos. Comme son exécution réclamera des sous, la députée écologiste suggère de solliciter les pouvoirs régionaux. Lire l'article sur Le Soir+
     
    © Pablo Garrigos
     
  • Selon le "Grand Baromètre" du Soir, trois réformes sur quatre sont rejetées par les francophones
     
    © Le Soir
     
  • Le pacte peine à se finaliser
     
    En matière d'enseignement, la région "Wallonie-Bruxelles" pourrait connaître sa plus grande réforme depuis les années 70. Cependant, le "Groupe Centrale" a du mal à trouver un terrain d'ententes. 
     
  • Six grandes mesures sont définies dans le "Pacte d'excellence" 

    • Les horaires: des journées d'écoles plus longues
    • Accorder une année sabbatique aux professeurs expérimentés uniquement (pas aux professeurs en période probatoire ou nommés).
    • Un tronc commun allant de la maternelle à la 3e secondaire (incluse)
    • Des directions territoriales qui contrôlent le respect des programmes et qui, avec chaque école, passent un "contrat de pilotage" avec les objectifs à atteindre pour chaque établissement.
    • Instaurer un soutien pour les directeurs des écoles primaires
    • désigner en chaque école un "coordinateur pédagogique
    Lire l'article sur Le Soir+
  • Rudy Demotte veut dégager des moyens pour lancer le "Pacte d’excellence"
     
    © Sylvain Piraux
     

    La règle de base du projet était de tenir dans un cadre financièrement neutre. Le ministre-président de la fédération Wallonie-Bruxelles casse les codes et annonce une lecture plus souple du carcan budgétaire.
    Un article à lire sur Le Soir+
  • Dans l'Edito du Soir Béatrice Delvaux propose de rêver

    Et si on rêvait: Tous ensemble pour le "Pacte d'excellence"
    La Belgique francophone a l’occasion, avec le Pacte d’excellence de replacer son enseignement sur la carte, de lui redonner contenu et tonus, de le doter des forces lui permettant de relever ce défi de la connaissance et de la citoyenneté.” 
    L'Edito à retrouver sur Le Soir+
  • Marie-Martine Schyns souhaite proposer des aides administratives
     
    Parmi la centaine de propositions du Pacte, le directeur du primaire ne sera pas oublié. Marie-Martine Schyns, la ministre de l'enseignement obligatoire, souhaite proposer des aides administratives.  le groupe central du Pacte d’excellence (syndicats, pouvoirs organisateurs, experts…) a émis au printemps une (grosse) centaine de propositions. Il doit encore peaufiner son avis. Le gouvernement de la Communauté française s’en emparera et tranchera – d’ici décembre/janvier. Il devra faire le tri, retenir les réformes qu’il juge indispensables, écarter/retarder les mesures trop coûteuses, etc. Pour 2017, une provision de 21 millions a été prévue qui va servir à décharger les directeurs d’écoles. Surtout au Primaire où il ne peuvent plus se charger du suivi pédagogique à cause d’une surcharge de travail. 
    A lire sur Le Soir+
     
    ©Bruno Dalimonte
     
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    Le réseau libre s'oppose au décret concernant les cours de citoyenneté
     
    Eric Daubie, le Secrétariat général de l’enseignement catholique (Segec) songe bel et bien à attaquer en justice le décret créant l’éducation à la philosophie et à la citoyenneté (EPC) – cours entré en vigueur à la rentrée dans le primaire et qui sera introduit dans un an dans le secondaire.
    Dans le libre catholique, l’EPC ne fera pas l’objet d’un cours distinct. Elle sera dispersée dans les branches existantes (histoire, français…). Dans le réseau officiel (Communauté, communes, provinces), ainsi que dans les écoles libres non-confessionnelles qui le veulent, là, un cours distinct est créé.
    Pour créer l’EPC sans gonfler la grille-horaire, on a fait passer le cours de religion/morale de 2 à 1 heure par semaine. L’heure ainsi libérée logera l’EPC.
     
  • On touche au but pour le "Pacte d'excellence"
     
    Le "Groupe Central", qui réunit les principaux acteurs de l’école, se réunit samedi 18 et dimanche 19 novembre (2016 NDLR) pour produire son avis définitif sur les réformes à prendre.
  • Le "Pacte d'excellence" se fait désirer 
    © OLIVIER PAPEGNIES
     
    Le "Groupe Central", qui rassemble les principaux artisans du pacte d’excellence, s’est réuni à Waterloo, le week-end du 18 novembre, mais le projet est toujours en chantier. Pour ce troisième et dernier avis au net, chaque acteur retournera devant ses instances pour obtenir son aval. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que le politique pourra vraiment s’emparer du texte du groupe central et trancher.
    Les débats n’ont pas abouti, chantier trop grand. L’avis dépasse la centaine de pages et contient autant de propositions de réformes. Si c’est le politique qui devra choisir (et décider quand on exécute quelle mesure…), les auteurs du pacte veulent avoir leur mot à dire. Ils souhaitent donc mettre au point un « séquençage » des réformes.
     

     
     
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    Le projet démarre selon Marie-Martine Schyns
     
    La ministre de l'enseignement obligatoire affirme de le "Pacte d'excellence est en phase de décollage". ce n'est plus qu'une question de semaines pour que le texte final soit prêt. 
     
  • Un coût estimé à 250 millions d'euros pour le "Pacte d'excellence"
     
    Les auteurs du pacte parlent de la nécessité d’investir 250 millions pour réaliser l’ensemble des réformes suggérées dans le Pacte.
    En régime de croisière, le Pacte ne coûterait plus que 50 millions. Le solde de 200 millions étant produit par des « réorientations » au sein du budget scolaire. Ces chiffres peuvent encore « bouger. » Notons que des réformes produiront des économies. Le passage du technique/professionnel de 4 à 3 ans rapportera des sous car cette filière est plus coûteuse qu’une année secondaire ordinaire.
  • La mise en place du "Pacte d'excellence" devrait permettre d'embaucher des institutrices
    © RENE BRENY
     
     
    Les réformes à mener à l’école devraient impliquer un investissement net de 50 millions. Les auteurs du "Pacte d’excellence" considèrent qu’il faut renforcer le niveau maternel, sous-équipé, alors que c’est là que l’on coule les bases d’une scolarité sereine. Le pacte prévoit ainsi un investissement de 50 millions devant permettre d’engager un renfort de 1.100 institutrices.
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  • Le test PISA révèle que les filles lisent moins bien qu'avant
    © RENE BRENY
     
     
    La Communauté française reste toujours en bas de tableau. Par rapport à l’avant-dernier Pisa (2012, rendu public en 2013), c’est le statu quo en maths et sciences. Alors que nous avions redressé la tête en lecture en 2012 (pour passer au-dessus de la moyenne OCDE), nous chutons à nouveau (pour repasser sous la moyenne OCDE). Pourquoi ? Mystère. Dans l’attente du Pacte d’excellence (qui commencera à agir à partir de 2017), notre système scolaire est resté stable, ces dernières années. Si aucune réforme ne pouvait expliquer le mieux de 2012 en lecture, aucune réforme ne peut expliquer la rechute de 2015.
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    Des professeurs inquiets
     
    Le projet de réforme de l’école accorderait trop d’autonomie au directeur. les enseignants, feront désormais l’objet d’évaluations. Joan Lismont ajoute que les enseignants s’inquiètent pour leurs emplois. On évoque ici, en particulier, l’allongement du tronc commun. Actuellement, il s’arrête en fin de 2e  secondaire. Il devrait désormais englober la 3e  secondaire. Cela signifie que le qualifiant (technique/professionnel) passera de 4 à 3 ans. On prévoit, ici, une disparition de 677 postes. Et réduire l’offre d’options au qualifiant en coûtera 811. Aussi, optimaliser l’encadrement au début secondaire devrait faucher de 700 à 1.000 postes. Ces pertes seront compensées par des embauches car on va renforcer l’aide aux directions (426 emplois), augmenter le nombre de conseillers pédagogiques (300), embaucher des enseignants en maternelle (1.119), introduire une 2e  langue dès la 3e  primaire dans les écoles de Wallonie (534).
     
  • La quatrième phase du "Pacte d'excellence" débute
     
    Cette étape du processus participatif privilégie l’explication, la sensibilisation et la discussion participative auprès de tous les acteurs éducatifs en Wallonie et à Bruxelles, via des méthodes multiples (rencontres de terrain, forums de discussions, colloques thématiques, discussions online, etc.), en vue à la fois d’expliquer les objectifs et les propositions de plan d’actions, d’écouter et d’intégrer les différentes remarques venant du terrain et de favoriser l’appropriation.
     
     
  • Un contrat à 196.000 euros pour communiquer sur le "Pacte d’excellence"
     
    Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles vient de passer contrat avec une agence de communication. D’un montant de 196.000 euros, il prévoit la mise en place, d’ici au printemps, d’un plan de communication sur le Pacte d’excellence.
    La campagne ciblera les acteurs de l’enseignement (profs,...) et le grand public. Elle ne se déclinera pas en spots télé ou radio mais plutôt en guides, fiches pratiques, web-magazine ou encore capsules vidéo.
     
     
  • La claque de la CGSP s'oppose au "Pacte d'excellence" 
     
    Le Segec (Secrétariat général de l’enseignement catholique) a rendu sa sentence mi-janvier, c’est �� oui, mais… ». La CGSP-enseignement a rendu le sien vendredi. À une courte majorité (un peu plus de 50 %), les délégués régionaux ont décidé de dire « non, mais… ». Pour les autres (un peu plus de 40 %…), c’était carrément « non » !
    Que signifie ce « non mais » ? Que la CGSP acceptera le Pacte à la condition qu’il soit amendé.
    Qu’est-ce qui a coincé ? Le Pacte d’excellence, c’est un projet de rénovation de l’école, lourd d’une grosse centaine de propositions de réformes. Selon Joseph Thonon, le président de la CGSP, les enseignants dénoncent d’abord le manque de clarté du document. 
    A lire sur Le Soir+
     
  • La CSC et le SEL-Setca rejettent le Pacte d’excellence
     
    Après consultation de leurs affiliés, la CSC-enseignement et le SEL-Setca ont décidé, de recaler le "Pacte d’excellence". Ils acceptent de continuer la négociation. Dans l’état actuel du texte, c’est non, expliquent les deux organisations même si elles acceptent de continuer la négociation. 
    Elles s’inquiètent singulièrement pour l’emploi.
     
  • Dans l'Edito du Soir "Pour réformer l’école, encore faut-il être doué"
     
    Dans le journal du 09 février, Pierre Bouillon consacre son Edito au "Pacte d'excellence".
    Il écrit: "Dévoilé en décembre, ce texte de 320 pages, émettant une centaine de propositions de réformes, vient d’être soumis à l’avis des membres et affiliés de chaque organisation impliquée dans le processus.
    Les derniers verdicts sont tombés mercredi : c’est non.
    On résume ? Pour les PO, c’est « oui, à la condition que… » Pour les cinq syndicats enseignants, c’est «non, sauf si…» On vous le disait. C’est la douche froide. Que va devenir ce texte si longuement négocié ?
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    Retrouvez l'Edito complet sur Le Soir+
     
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